Par Alastair Crooke – Le 23 Octobre 2025 – Source Conflicts Forum
La tentative de Trump de construire un « scénario de Budapest » (c’est-à-dire un sommet Poutine-Trump fondé sur « l’agrément » antérieure en Alaska) a été unilatéralement annulée (par les États-Unis) en pleine acrimonie. Poutine avait initié l’appel de lundi, qui a duré 2 heures et demi. Poutine aurait eu des mots forts dénonçant le manque de préparation des États-Unis pour un cadre politique – à la fois en ce qui concerne l’Ukraine, mais aussi de manière cruciale en ce qui concerne les besoins de sécurité plus larges de la Russie.
Cependant, lorsqu’elle a été annoncée par la partie américaine, la proposition de Trump était revenue (encore une fois) à la doctrine de Keith Kellogg (l’envoyé américain pour l’Ukraine) d’un « conflit gelé » sur la ligne de contact existante précédant toute négociation de paix, et non l’inverse.
Trump devait savoir, bien avant que les pourparlers de Budapest ne soient évoqués, que cette doctrine Kellogg avait été rejetée, à maintes reprises, par Moscou. Alors pourquoi a-t-il répété la demande à nouveau ? Quoi qu’il en soit, le scénario du sommet de Budapest a dû être annulé après que l’appel préétabli entre le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Secrétaire d’État Marco Rubio se soit heurté à un mur. Lavrov a de nouveau insisté sur le fait qu’un cessez-le-feu de type Kellogg ne convenait pas.
Par
J’ai écrit à plusieurs reprises sur
Quatre événements extraordinaires se sont produits la semaine dernière en l’espace de seulement 72 heures ; une semaine dont on se souviendra peut-être comme l’une des plus importantes dans la transition de la Pax Americana (une époque qui était certes beaucoup plus “américaine” que “Pax”) à un monde multipolaire.
L’Opération militaire spéciale (OMS) de la Russie a infligé une attrition massive des capacités militaires de l’Ukraine et a également révélé la faiblesse et les limites des pays de l’OTAN en matière de fourniture d’armes de remplacement, de munitions et de véhicules de combat. L’OMS a également démontré la supériorité des armes russes par rapport à celles de l’OTAN. La Russie, par exemple, a utilisé avec succès au moins quatre types de missiles hypersoniques, alors que l’OTAN n’en a même pas déployé un seul.