Par Arnaud Bertrand – Le 23 juin 2025 – Son blog
C’est probablement l’analyse géopolitique la plus importante que j’ai entendue cette année, sinon cette décennie.
Hugh White est largement reconnu comme l’un des plus grands penseurs stratégiques australiens. Il a été le premier directeur de l’Institut australien de Politique Stratégique (ASPI) et l’ancien Secrétaire adjoint à la Stratégie et au Renseignement du Ministère australien de la Défense.
Il vient de publier un nouvel essai de 70 pages intitulé « Hard New World : Our Post American Future« , dans lequel il soutient – avec des preuves considérables pour le prouver – que quand tout le monde se demande si les Etats-Unis laisseront finalement la Chine devenir la puissance régionale dominante dans le Pacifique occidental, en réalité elle s’est déjà retirée. White dit qu’effectivement, au-delà de toute rhétorique, la partie est déjà terminée.
Cet article examine tous les arguments de White et les preuves qu’il présente, ce qui, je dois le dire, a complètement changé ma compréhension de ce qui se passe réellement en géopolitique en ce moment comme rien de ce que j’ai lu depuis longtemps.
Voici quelques réflexions personnelles sur la récente attaque américaine contre l’Iran. Tout d’abord, je pense que le bombardement imprudent, illégal et non provoqué d’une nation souveraine — en particulier de ses installations nucléaires civiles — doit être condamné et combattu sans équivoque, quelles qu’en soient les conséquences. Même si cette attaque n’avait aucune conséquence, elle constituerait tout de même un crime international grave. Mais bien sûr, elle aura des conséquences. Bien au contraire.
Par 
J’ai
Le déclin a une certaine cadence, suivant un rythme d’arrogance et de désespoir, d’erreurs de calcul et d’illusions. L’empire en phase terminale, déconnecté de la réalité tout en s’accrochant aux mythes de sa propre indispensabilité, s’en prend aux menaces perçues non pas parce qu’elles sont réelles, mais parce qu’il ne peut concevoir un monde dans lequel il n’est plus le centre gravitationnel de l’histoire. Ainsi, la russophobie et la sinophobie ne fonctionnent pas simplement comme des constructions idéologiques, mais comme des symptômes de décomposition systémique, les rêves fiévreux d’une civilisation qui s’efforce de traiter sa propre obsolescence.