Aaron Maté, qui est actuellement sur le terrain au Venezuela, note que Trump a le Venezuela dans son viseur depuis longtemps :
Aaron Maté @aaronjmate - 20:59 utc - 18 fév 2019
Page 136 du nouveau livre de McCabe, racontant une réunion dans le Bureau ovale en 2017 : « Puis le président a parlé du Venezuela. C'est avec ce pays que nous devrions entrer en guerre » a-t-il dit. « Ils ont tout ce pétrole et ils sont sur notre porte arrière ».
L’administration Trump prépare un argument pour le public en faveur de la guerre contre l’Iran. Certains « hauts responsables de l’administration » ont affirmé dans le Washington Times que l’Iran était un allié d’Al-Qaïda et donc pourrait, et devrait être attaqué :
Dans un essai récemment publié, un conseiller proche de Vladimir Poutine décrit le système de gouvernance en Russie. Cela contraste avec la vision « occidentale » habituelle de l’État russe « autocratique ».
Un double attentat à la voiture piégée (vidéo) a frappé aujourd’hui la ville d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Entre 20 et 30 personnes ont été tuées et d’autres blessées. Le gouvernorat d’Idleb est contrôlé par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), aligné sur Al-Qaida, mais de nombreux autres groupes terroristes continuent d’exister dans la région. Tous se disputent les ressources disponibles.
Le 25 janvier, deux jours après que Guaidó se soit auto proclamé président du Venezuela, le manque de planification dans cette tentative de coup d’État menée par les américains était déjà évident :
J’ai l’impression que Trump s’est fait embobiner. Il est évident depuis longtemps qu’il accorde peu d’attention aux détails et qu’il ne réfléchit pas bien. Probablement Bolton, Pompeo et Rubio lui ont présenté un plan en trois étapes :
Les États-Unis avaient appelé à une réunion anti-iranienne de haut niveau en Pologne. Le but de la réunion était de mettre leurs alliés et leurs caniches en conformité avec l’ordre du jour américain sur l’Iran, pour au moins les inciter à adopter des sanctions plus sévères. Mais les Européens ont rejeté la proposition.
Pendant plus de deux ans, les politiciens américains, les médias et certains blogueurs ont nagé en pleine théorie du complot. Ils affirmaient l’existence d’une collusion entre la Russie et la campagne de Trump, pour le faire élire.
Un « Sale Dossier » sur Trump, visiblement un montage commandé par le bureau de campagne de Clinton, était présenté comme preuve. Des contacts d’affaires réguliers entre des larbins de Trump et des ukrainiens ou des russes étaient censés être des preuves d’ententes malveillantes. Une société russe vendant du clic a été accusée de manipuler l’électorat américain en publiant des photos de chiots et des histoires débiles sur les médias sociaux. D’énormes enquêtes ont été lancées. Chaque rumeur ou détail non pertinent provenant de l’une d’elles était déclaré comme étant – enfin – la preuve qui mettrait Trump en position d’être destitué. Chaque mois, l’étau se resserrait sur Trump.
En même temps, les véritables actions que Trump engageait contre la Russie étaient complètement ignorées.
Finalement cette théorie du complot s’essouffle. Le Russiagateest terminé :
La légitimité d’un dirigeant peut être mieux déterminée en interrogeant les gouvernés.
La firme de sondage indépendante vénézuélien Hinterlaces a interrogé directement 1 580 Vénézuéliens pour savoir qui ils considéraient comme le président légitime du Venezuela.
57% ont déclaré que Nicolás Maduro était le président légitimé. 32% ont déclaré Juan Guaidó. 11% ne savaient pas ou n’ont pas répondu.
La tentative de coup d’État américain au Venezuela ne concerne pas que le pétrole et l’impérialisme américain. Il s’agit d’essayer de ramener au pouvoir un type particulier de personnes. Le même genre de personnes qui gouvernent à Washington DC.
Le journal The Nation décrit comment les États-Unis ont longtemps financé et manipulé l’opposition au Venezuela. Le Random Guy™, Juan Guaidó, qui revendique la présidence, a été créé de cette manière :