Les cons ça ose tout, en notre nom, suite…


La résolution du Parlement européen contre les médias russes est la marque de son hypocrisie


European Parliament

Le parlement européen ©Flickr


Sputnik_logoLe 24 novembre 2016 – Source sputniknews

Le directeur général de l’agence de presse SANA, Ahmed Dawa, a appelé la résolution du Parlement européen visant à contrer les médias russes «un signe de l’hypocrisie occidentale dans les débats sur la liberté d’expression dans les médias».

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Mort imminente du Traité Trans-Pacifique (TTP)…


La Chine prend le relais des États-Unis 

Préambule de l'auteur 

La bataille pour la domination du commerce mondial penche en faveur de la Chine. Face aux menaces de Donald Trump d'imposer des barrières tarifaires et de supprimer les accords de libre-échange, dont le TPP, Beijing tisse des liens avec divers partenaires importants de Washington. Lors du XXIVe sommet de l'APEC, il est apparu clairement que la mort imminente du TPP est devenue une excellente occasion pour la Chine qui, étonnamment, avait proposé aux pays qui ont signé le TPP en février de cette année, l'établissement d'une grande zone de libre-échange... mais sans les États-Unis.

Ariel Noyola Rodriguez

Par Noyola Ariel Rodriguez – Le 21 novembre 2016 – Source Russia Today

L’influence des États-Unis dans le commerce mondial se dilue. Quelques heures après la victoire électorale de Donald Trump sur Hillary Clinton, l’équipe du président Barack Obama a surpris ses propres amis en leur demandant d’abandonner, soudainement, la campagne de lobbying intense qu’ils menaient au Congrès pour la ratification de l’Accord trans-pacifique de coopération économique (TPP).

La mort du TPP est imminente. Selon ses dispositions, pour entrer en vigueur, il faut l’approbation législative d’au moins six pays et, en plus, ceux-ci doivent totaliser 85% du produit intérieur brut (PIB) des douze membres. L’économie américaine en représente à elle seule plus de 60%. Par conséquent, une fois que Obama aura laissé la ratification du TPP entre les mains de Trump, il est presque certain qu’il sera enterré par le prochain Congrès des États-Unis.

Michael Froman, représentant au Commerce pour les États-Unis, avait déjà averti en juillet de cette année que si les législateurs de son pays échouaient à ratifier le TPP, les «clés du château» de la globalisation des échanges passeraient entre les mains de la Chine. Ses paroles étaient prophétiques. Les aspirations impériales d’Obama ont capoté. L’Amérique ne dictera plus les règles du jeu.

Actuellement, l’essentiel du commerce est concentré en Asie, avec la Chine en tête. Les dirigeants de Pékin ont travaillé pendant un certain temps sur diverses initiatives de libre-échange de caractère multilatéral en vue de consolider leur influence aux niveaux régional et mondial : le partenariat économique global régional (RCEP) et le libre commerce en Asie-Pacifique (FTAAP).

Lors du XXIVe sommet  de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), tenu à Lima (Pérou), le Président de la Chine, Xi Jinping, a proposé aux pays signataires du TPP, tant d’Amérique – Chili, Mexique et Pérou – que d’Océanie – Australie et Nouvelle-Zélande – de rejoindre les accords de libre-échange promus par son gouvernement et l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN). Mais laquelle des deux initiatives de libre-échange promues par la Chine est-elle vraiment de nature à supplanter le TPP ?

Il sera très difficile pour Beijing de faire fonctionner le FTAAP – traité de libre-échange entre les membres de l’APEC, créé en 2014, qui inclut les États-Unis… et la Chine – parce que si Donald Trump, à ce jour, a été catégoriquement opposé au TPP, il est clair qu’il ne soutiendra jamais une initiative de libre-échange menée par la Chine. Rappelez-vous aussi que Trump a promis à ses électeurs d’abandonner ou, dans le meilleur des cas, de renégocier les accords de libre-échange signés par les États-Unis au cours des dernières décennies. À leur avis, les accords tels que l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sont un désastre.

Selon ce scénario, la Chine cherche à rallier à sa cause les principaux partenaires commerciaux des États-Unis en vertu de l’engagement de continuer à encourager la libre circulation des marchandises. De mon point de vue, le RCEP est l’initiative de libre-échange qui donne à la Chine la possibilité de combler le vide laissé par Washington après son abandon du TPP . «La Chine devrait mettre en place un nouvel accord qui réponde aux attentes de l’industrie et maintienne la dynamique de la mise en place d’une zone de libre-échange», a dit au début de novembre Li Baodong, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Chine.

Le RCEP est composé de tous les pays membres du TPP, à l’exception du Canada, du Chili, du Mexique, du Pérou et, bien sûr, des États-Unis. Avec un total de plus de 3 milliards d’habitants, le RCEP inclut également d’autres pays d’Asie ayant un grand dynamisme économique : Cambodge, Chine, Corée du Sud, Inde, Indonésie, Philippines, Laos, Myanmar et Thaïlande. La question se pose alors de savoir si le RCEP serait une sorte de TPP élargi, avec la Chine remplaçant les États-Unis.

Pas exactement.

L’envergure de la RCEP n’est pas la même que celle du TPP. Jusqu’à présent, les objectifs de la RCEP sont limités à l’élimination des barrières tarifaires. Le TPP, pour sa part, est beaucoup plus qu’un accord de libre-échange, parce que, entre autres choses, il met à la disposition des grandes sociétés des droits à la propriété intellectuelle, menace la protection de l’environnement, viole les droits des travailleurs et, comme si ça ne suffisait pas, laisse aux mains de tribunaux internationaux d’arbitrage [mis en place par les multinationales, NdT] le règlement des différends entre les gouvernements et les entreprises.

Par conséquent, plusieurs dirigeants considèrent favorablement le plan B proposé par les Chinois. Parmi eux, le président du Pérou, Pedro Pablo Kuczynski, qui considère qu’un accord de libre-échange alternatif au TPP est nécessaire. Bien que les pays de l’Alliance du Pacifique – composée des trois membres du TPP d’origine latino-américaine, plus la Colombie – soient intéressés à continuer d’entretenir d’excellentes relations avec les États-Unis, en même temps, plusieurs d’entre eux veulent construire des accords avec la Chine et la Russie.

Sans aucun doute, l’incertitude politique qui afflige les États-Unis depuis les élections du 8 novembre dernier est magistralement exploitée par le dragon chinois. Face à la menace de Trump d’ouvrir une nouvelle ère de protectionnisme, la réponse de Xi est très énergique : la globalisation des échanges menée par Pékin continuera, avec ou sans le soutien de Washington.

Ariel Noyola Rodríguez est économiste, il a fait ses études supérieures à l’Université nationale autonome du Mexique. Contact : noyolara@gmail.com. Twitter :@noyola_ariel.

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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« Fidel » para siempre


En hommage à Fidel Castro, et à l’occasion de sa disparition, nous republions un article de Eduardo Galeano paru en 2008


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Crédit lemonde.fr


Par Eduardo Galeano – Le 27 novembre 2016 – Source El Correo

Ses ennemis disent qu’il a été un roi sans couronne et qu’il confondait l’unité avec l’unanimité.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Ses ennemis disent que si Napoléon avait eu un quotidien comme le Granmma, aucun Français n’aurait appris la débâcle de Waterloo.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Ses ennemis disent qu’il a exercé le pouvoir en parlant beaucoup et en écoutant peu, parce qu’il était plus habitué aux échos qu’aux voix.

Et en cela ses ennemis ont raison.

Mais ses ennemis ne disent pas que ce ne fut pas pour poser pour l’Histoire qu’il a offert son poitrail aux balles quand est survenue l’invasion, qu’il a affronté les ouragans d’égal à égal, d’ouragan à ouragan, qu’il a survécu à 637 attentats, que son énergie contagieuse a été décisive pour transformer une colonie en patrie, et que cela ne fut pas par la sorcellerie de Mandinga ni par un miracle de Dieu que cette nouvelle patrie a pu survivre à dix présidents des États-Unis, dont le couvert était mis pour le déjeuner.

Et ses ennemis ne disent pas que Cuba est un des rares pays qui ne participe pas à la coupe mondiale du paillasson.

Et voilà qu’ils ne disent pas que cette révolution, qui a grandi dans le châtiment, est ce qu’elle a pu être et non ce qu’elle a voulu être. Ni ne disent qu’en grande partie le mur entre le désir et la réalité est devenu plus haut et plus large à cause du blocus impérial, qui a noyé le développement d’une démocratie à la cubaine, qui a obligé à la militarisation de la société et a octroyé à la bureaucratie, qui pour chaque solution a un problème, l’alibi dont elle a besoin pour se justifier et pour se perpétuer.

Et voilà qu’ils ne disent pas que malgré tous les chagrins, malgré les agressions venant de dehors et les décisions arbitraires de dedans, cette île en souffrance mais obstinément joyeuse a généré la société latino-américaine la moins injuste.

Et ses ennemis ne disent pas que cet exploit fut l’œuvre du sacrifice de son peuple, mais aussi l’œuvre de la volonté têtue et de l’antique sens de l’honneur de ce caballero qui s’est toujours battu pour les perdants, comme son fameux collègue des champs de Castilla.

Eduardo Galeaneo

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Le Saker : A leur globalisation, nous opposons une résistance globale!


Par Slobodan Despot − le 26 novembre 2016 − Source Antipresse

saker_ico

On l’appelle simplement le «Saker» (faucon sacre). C’est un Suisse d’origine russe, polyglotte et cultivé, et son nom de plume se confond avec celui de son site. Il est le fondateur d’un des blogs les plus influents de ces dernières années : Vineyard of the Saker (http://thesaker.is). Lancé à l’origine aux États-Unis comme le journal de bord d’un Européen expatrié, exaspéré par la propagande anti-russe, le Saker a acquis un lectorat fidèle et passionné depuis les événements d’Ukraine et de Syrie qui ont marqué une intensification des opérations de l’«Empire» contre les intérêts de la Russie.

Aujourd’hui, le Saker a essaimé dans le monde entier. En France avec le Saker Francophone, en Amérique du Sud (http://sakerlatam.es), en Russie (http://thesaker.ru), en Italie (http://sakeritalia.it), en Serbie (http://stepskisoko.com) et même en Océanie (http://www.vineyardsaker.co.nz), des adeptes venus de tous les horizons idéologiques — du marxisme au royalisme — ont commencé par traduire ses articles, puis ont développé leurs propres déclinaisons du «Vignoble du Faucon». A la chronique de la guerre menée contre la Russie et de sa farandole de partis pris et de mensonges, ils ajoutent leur propre regard sur les désastres de la globalisation et leurs répercussions dans leurs propres  zones géographiques.

Par-delà le contrepoint très utile qu’il fournit au matraquage anti-russe des médias de grand chemin, le réseau global-antiglobaliste du Saker témoigne aussi des nouvelles alliances en train de se former grâce aux nouveaux outils de communication. Sa constitution fait référence à la fois à la communauté du logiciel libre, aux résistances transversales, et, au bout du compte, à une conscience nouvelle, globale et locale à la fois, des dangers d’esclavage et d’annihilation qui menacent l’humanité sous tous les cieux et en toutes les langues… Comme à l’époque soviétique, on y découvre des journalistes «officiels» écrivant sous des identités d’emprunt, des stratégies développées pour contourner la censure, des sacrifices personnels consentis pour faire vivre la parole de vérité.

Ce grand entretien téléphonique avec le Saker fait partie des incursions les plus passionnantes d’Antipresse dans le bruit du temps présent. Il constitue, entre autres choses, un témoignage de première main sur la réalité du système d’écrasement de l’humain où nous vivons, et dont les USA étaient jusqu’ici l’épicentre.

Entretien audio par Slobodan Despot – 50′

https://soundcloud.com/despotica/antipresse-52-le-saker-nous-parle

 

Note du Saker Francophone

C'est un plaisir non dissimulé de relayer cette interview du Saker US par Slobodan Despot que beaucoup connaissent sans doute déjà au travers des éditions Xenia ou de son site antipresse qui vient de fêter son 1er anniversaire et que nous ne pouvons que vous recommander.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur Slobodan, vous pouvez commencez par relire son analyse du rôle de traducteur que nous avions publié en avril 2015.

Pour le Saker US, c'est l'occasion pour vous de le découvrir puisqu'il se présente sous le feu des questions.
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Mur de la Honte


Par Sam Smith − Le 18 novembre 2016 − Source  prorevnews

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Temple de la renommée Honte

Nous avons besoin d’un procès pour juger tous ceux qui portent une responsabilité notable pour le siècle passé, le plus meurtrier et écologiquement destructif de l’histoire de l’humanité. Nous pourrions l’appeler le tribunal des crimes de guerre, de la pollution aérienne et des malversations financières, et nous pourrions mettre dans le box des accusés des politiques, des dirigeants d’entreprises et de grands propriétaires de média, avec des écouteurs, comme Eichmann, et les obliger à écouter les preuves qu’ils ont tué, et comment ils l’on fait, des millions de gens et presque assassiné la planète et rendu la plupart d’entre nous plus misérables que nécessaire.

Bien sûr, nous n’aurions pas le temps de nous occuper d’eux un par un. Il faudrait regrouper les banquiers d’investissement de Wall Street en un paquet, les membres du Council on Foreign Relations en un autre, et tout le reste de la Harvard Business School et diplômés en Droit de Yale dans un troisième. Nous n’avons pas besoin de châtiments, uniquement dans un but pédagogique. Il n’y aurait pas de peine capitale, mais plutôt un bannissement vers une usine Nike outre-mer avec le vœu d’un silence perpétuel.

Traduit par le site les-crises.fr

Note du Saker Francophone

C'est probablement le meilleur angle d'attaque anti-système. Répéter encore et encore l'une des finalités du combat. Faire prendre conscience à ces gens et à leurs successeurs de la façon dont tout cela va se terminer. L'auteur aurait pu ajouter la création d'un Hall of Shame pour que l'histoire retienne bien qui ils étaient et ce qui se passe lorsque  les citoyens renoncent à leurs pouvoirs.

On vous laisse faire la correspondance avec les groupes à juger pour la France, la Belgique, la Suisse, le Canada et ailleurs. Il faut déconstruire ce Système inique pour ce qu'il est mais les principaux acteurs de ce Système n'ont jamais été forcés de prendre part aux abominations faites en son nom.
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La Serbie est prête à adopter une loi répressive contre le déni du génocide de Srebrenica


Par Stephen Karganovic – Le 21 novembre 2016

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Un processus de révision du Code pénal de la Serbie se poursuit actuellement. Il est apparu récemment qu’un groupe de travail gouvernemental avait été créé à cette fin. Rien n’est connu publiquement sur la composition de ce comité ou sur son mandat.

L’un des objectifs (ou directives) du groupe de travail est apparemment d’introduire un changement dans le Code criminel, qui ferait du «déni de génocide» à Srebrenica un crime en Serbie. En conséquence, l’article 387 du Code criminel actuel a été révisé et complété par une nouvelle clause 5, qui rendrait ce déni punissable d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement.
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De la démocratie-spectacle à la démocratie-tramway


2016-07-19_11h15_59Le 22 novembre 2016 – Source entrefilets

Le Système a peur. Depuis quelques semaines, sa petite machinerie à dominer, pourtant si bien huilée, se ramasse des pelletées de sable à travers les rouages. Pensez donc ! Le peuple à l’outrecuidance de se torcher ouvertement avec le papier à musique de sa démocratie-spectacle, votant soudain pour des gens «déplorables» pas prévus dans la partition, déjouant ses pronostics, ridiculisant ses hérauts.

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Turquie : changement majeur de politique étrangère


La Turquie abandonne l’UE pour l’Organisation de coopération de Shanghai


Major Foreign Policy Shift: Turkey Abandoning EU for SCO


Par Peter Korzun – Le 22 novembre 2016 – Source Strategic Culture

Le président turc Tayyip Erdogan a déclaré le 20 novembre, que la Turquie n’avait pas besoin de rejoindre l’Union européenne «à tout prix». Au lieu de cela, elle pourrait faire partie de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), ou Pacte de Shanghai. Le leader turc a déclaré qu’il avait déjà discuté de l’idée avec le président russe Vladimir Poutine et son homologue kazakh Nursultan Nazarbayev.

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Poutine promet des réponses à l’expansion de l’OTAN

President Putin: Russia Pledges Response to NATO Expansion


Andrei AKULOVPar Andrei Akulov – Le 23 novembre 2016 – Source Strategic Culture

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie prendrait des contre-mesures en réponse à l’expansion de l’OTAN.

Ces remarques faisaient partie d’une entrevue avec le cinéaste américain Oliver Stone, récompensé par des Oscars de Hollywood. Il a été diffusé le 21 novembre. L’interview faisait partie du documentaire de M. Stone, intitulé L’Ukraine en Feu. Le dirigeant russe a noté qu’il était «préoccupé» par ce que l’OTAN faisait et qu’il remettait en question le processus décisionnel du bloc.

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