Pire qu’un crime, une faute
Par Robert Merry – Le 19 février 2018 – Source The American Conservative via Le Nœud Gordien

Quand Napoléon Bonaparte fit exécuter le duc d’Enghien en 1804 sur ce qui ressemblait fort à des accusations de trahison montées de toutes pièces, les conséquences se firent sentir bien au-delà de la justice française et même au-delà des frontières de la France. Les dirigeants européens en furent abasourdis, et cet épisode aida à cristalliser le sentiment anti-bonapartiste dans toute l’Europe y compris la Grande-Bretagne. Le célèbre diplomate français Charles de Talleyrand 1 résuma la chose d’un mot : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute ».
- Il y a quelques doutes sur l’auteur de ce mot, attribué parfois à Fouché ou à Boulay de la Meurthe ↩


Après un an et demi de silence, accompagné de beaucoup de bruit médiatique, autour de l’enquête de Mueller sur la collusion de Trump le Terrible avec les Russes (et leur seigneur et maître, Vladimir Poutine le pirate) afin de voler l’élection à la jeune et innocente Hillary Clinton « la scintillante » Mueller a finalement pondu un œuf. Il a inculpé 13 Russes pour vol d’identité et fraude sur le net. Il allègue qu’ils ont acheté des informations personnelles volées (numéros de sécurité sociale, noms, dates de naissance, etc.) sur Internet, les ont utilisées pour créer des comptes PayPal et Facebook, puis les ont utilisées pour acheter des publicités sur Facebook dans le but de miner la foi des Américains dans l’excellence absolue de leur démocratie.





