Nos cris d’indignation à propos du siège de Ghouta sonnent creux car nous ne ferons rien pour sauver les civils.


Par Robert Fisk – Le 21 février 2018 – Source Chronique de Palestine

Photo : ICRC

Comment pouvons-nous protester alors que nous ne faisons rien contre l’opposition islamiste armée à Assad (je ne parle pas ici de l’EI) ou que nous n’essayons même pas d’organiser notre propre cessez-le-feu, même avec l’aide de la Russie ? Après tout, cela fait des années que nous armons ces gens-là. Continuer la lecture

Comprendre la Russie, dédiaboliser Poutine


Depuis que Vladimir Poutine est devenu président de la Russie en 2000, il y a eu un constant tir de barrage de presse négative et d’hostilité de la part de l’Occident. En cette année où Poutine vise sa réélection, Sharon Tennison essaie de séparer la réalité de la fiction.


Par Sharon Tennison – Le 6 février 2918 – Source Consortiumnews

Le président russe Vladimir Poutine s’adresse à l’Assemblée générale de l’ONU le 28 septembre 2015. (photo ONU)

Le président Vladimir Poutine a évidemment ses défauts et a commis sa part d’erreurs. Pourtant, mon expérience avec lui, ainsi que ce que j’ai entendu au fil des années de la part de gens en qui j’ai confiance – y compris des officiels américains qui ont travaillé étroitement avec lui – montrent que Poutine est essentiellement un homme droit, fiable et exceptionnellement inventif. Continuer la lecture

Treize Russes pris en sandwich


Par James Howard Kunstler – Le 19 février 2018 – Source kunstler.com

Vous rappelez-vous de cette affiche de 1996 ? C’est drôle, c’était les médias traditionnels américains qui se vantaient, après coup, de notre propre ingérence dans l’élection d’une autre nation.

WASHINGTON – Une équipe de stratèges politiques américains qui ont aidé le gouverneur de Californie, Pete Wilson, dans sa tentative avortée à l’élection présidentielle en début d’année, ont déclaré cette semaine avoir servi d’arme de campagne secrète au président russe Boris N. Eltsine.

The Los Angeles Times, 9 juillet 1996

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Et pourtant, tout est simple.


Par Jean Piniarski − Mars 2018


Nous sommes fiers de vous proposer ici un document exceptionnel. Lors des dernières explorations martiennes, quelques résultats des trouvailles ont été publiés. Mais on nous a caché qu’en grattant le sol, l’une des sondes était tombée sur une plaque métallique. Quand le robot a pu retourner la plaque, des signes, semble-t-il collés à la surface, sont devenus visibles. Il a fallu plusieurs années pour en déchiffrer le sens. Et alors, la décision a été prise de garder soigneusement le contenu à l’abri des curieux. Il aura fallu une série d’erreurs et d’indiscrétions invraisemblables pour que ce texte, car il faut bien l’appeler ainsi, nous parvienne.

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Je plaide pour un protectionnisme rationnel et pour la préservation des valeurs traditionnelles


Le 15 février 2018 − Source flux.md


Entretien accordé en exclusivité au site flux.md par le Président de la République Moldave, Igor Dodon, réalisé par Ghenadie Vaculovschi :

FLUX : – Monsieur le Président, plus d’un an s’est déjà écoulé depuis les élections présidentielles, lors desquelles vous avez remporté une victoire écrasante. Depuis lors, le monde découvre en vous un chef d’État adepte du courant souverainiste. Ce courant prend aussi de plus en plus d’ampleur en Europe occidentale où la souveraineté des États est de jour en jour plus précaire. Quels sont, à votre avis, les facteurs qui mettent en péril la souveraineté de notre pays ?

Igor Dodon : – C’est une question très complexe ; il y de très nombreux éléments, tant internes qu’externes, et, tandis que certains dépendent de nous, d’autres relèvent de la géopolitique régionale et mondiale. Et puisque nous parlons de souveraineté, comme vous l’avez fort justement dit, je donne ma préférence à des politiques visant, d’une part, à conserver les valeurs et les traditions nationales, à l’encontre du courant mondialiste qui devient actuellement de jour en jour plus agressif à l’échelle mondiale. D’autre part, je suis un adepte du protectionnisme économique en ce qui concerne le marché interne. Au moins ces deux éléments de base – les valeurs nationales, notre spécificité nationale, qui nous caractérise en tant que nation civique, en tant qu’État, en tant que citoyens – nous devons tout faire pour les conserver. En même temps, nous avons besoin d’un protectionnisme rationnel, qui nous permette de régler nos problèmes économiques internes : la création d’emplois, etc.

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Fake news et complotisme


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Par Michel Segal – Le 1er février 2017 – Source arretsurinfo.ch

Le 3 janvier dernier, Macron annonçait sa volonté d’une loi pour contrer les fake news. Son discours était suivi d’un sondage dans lequel, à en croire la presse, on apprenait que quatre Français sur cinq sont presque complotistes.

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Trois ans plus tôt, en janvier 2015, François Hollande annonçait sa volonté d’une loi pour contrer les théories du complot. 1. Son discours était suivi d’un rapport sur le complotisme  puis de la loi renseignement.

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  1. Discours à l’occasion du 70e anniversaire de Birkenau : « Les théories du complot se diffusent sans limites et ont, dans le passé, déjà conduit au pire. Nous devons agir (…) pour qu’un cadre juridique puisse être défini (…) et que des sanctions soient prononcées en cas de manquement »

La soi-disant « ingérence russe » n’était qu’une opération de marketing commercial


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 17 février 2018

Hier, le ministère américain de la Justice a mis en examen l’Agence russe de recherche sur Internet pour des motifs juridiques douteux. Treize Russes et trois personnes morales russes sont inculpés. Le principal chef d’accusation est un soi-disant « complot en vue de tromper les États-Unis ».

L’acte d’accusation vient confirmer notre certitude qu’il n’y a pas eu de campagne d’« influence russe » pendant les élections américaines. Ce qui est décrit et dénoncé comme tel, c’est une opération de marketing commercial consistant à poser des attrape-clics 1 pour générer des recettes publicitaires et créer un afflux en ligne vers une personnalité virtuelle pour promouvoir tout ce que les clients voulaient promouvoir. L’ampleur de l’opération était minime par rapport aux centaines de millions de dollars de dépenses électorales. Elle n’a eu aucune influence sur le résultat des élections. Continuer la lecture

  1. Piège à clics ou attrape-clics (en anglais, clickbait : « appât à clic ») appelé vulgairement putaclic ou pute à clics, c’est un néologisme péjoratif désignant un contenu Web qui vise à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne. Dans cette optique il s’appuie en premier lieu sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude. Le but du clickbait est d’attirer les clics à peu de frais et d’encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux.

Combien de temps les riches seront-ils prêts à partager les routes avec les pauvres ?


Par Ugo Bardi – Le 23 janvier 2018 – Source CassandraLegacy

Film de 1966 de François Truffaut

Dans le roman de Ray Bradbury « Fahrenheit 451 » on nous parle d’un monde sans voitures particulières. Bradbury avait correctement compris que les dictatures ont non seulement tendance à brûler les livres, mais n’aiment pas non plus que leurs citoyens possèdent des voitures particulières. Dans ce post, je soutiens que l’inégalité sociale croissante en Occident peut conduire à la disparition de la voiture privée pour la classe moyenne. Cette évolution peut être aidée par des concepts tels que le TTQS (transport en tant que service).

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Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 16 février 2018 – Source The Saker

Les événements se sont récemment clairement aggravés et il est de plus en plus évident que la force d’intervention russe est visée par une campagne systématique d’« attaques de harcèlement ».

Tout d’abord, il y a eu l’attaque de drone et de mortiers (assez réussie) sur la base aérospatiale russe de Khmeimin. Ensuite, il y a eu le tir qui a abattu un SU-25 russe au-dessus de la ville de Maasran dans la province d’Idlib. Maintenant nous entendons parler de victimes russes dans le raid américain sur une colonne russe (avec des affirmation exagérées de « centaines » de Russes tués). Dans le premier cas, les responsables russes ont ouvertement fait part de leurs forts soupçons que l’attaque, si elle n’avait pas été planifiée et exécutée par les États-Unis, avait été au moins coordonnée avec leurs forces dans les environs. Dans le cas du SU-25 abattu, il n’y a eu aucune accusation ouverte, mais de nombreux experts ont déclaré que l’altitude à laquelle le SU-25 a été frappé suggère un MANPAD assez moderne d’un genre généralement pas vu en Syrie (l’allusion n’est pas du tout subtile étant donné que c’étaient des Stingers américains envoyés aux Kurdes par les États-Unis). Quant à la dernière attaque sur la colonne syrienne, ce qui se discute n’est pas qui l’a fait mais plutôt quelle sorte de personnel russe était impliqué, l’armée russe ou des combattants privés (cette dernière explication étant beaucoup plus probable puisque la colonne syrienne n’avait pas de couverture aérienne). Continuer la lecture