Par Moon of Alabama − Le 5 mars 2020
Notre dernier article sur la Syrie se terminait ainsi :
Erdogan veut Idlibb, mais ni la Syrie, ni l'Iran, ni la Russie ne le lui permettront. Le président Poutine rencontrera Erdogan dans les prochains jours et s'assurera qu’il ait bien compris cela.
Le président turc Tayyip Erdogan et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés aujourd’hui à Moscou. Ils ont eu une conversation de presque trois heures, entre quatre yeux, et une deuxième avec leurs assistants. Les parties sont convenues d’un nouveau cessez-le-feu dans le gouvernorat d’Idlib.
Le meurtre du héros-martyr iranien, le général Soleimani, a créé une situation dans laquelle une guerre entre l’Iran et « l’Axe du Bien » (USA / Israël / Arabie Saoudite) est devenue une possibilité réelle mais, à la toute dernière minute, l’oncle Shmuel a décidé qu’il n’avait pas les cojones pour une guerre à grande échelle contre l’Iran. Sage décision.



La mondialisation est l’un des grands problèmes de notre temps. L’effacement des frontières nationales, l’affaiblissement des gouvernements souverains et l’appauvrissement des travailleurs dans le monde développé ont déclenché une réaction populiste massive qui menace de faire reculer le schéma d’intégration économique qui a placé le capital à la tête d’un nouvel ordre mondial.
Le Grand Partenariat eurasiatique de la Russie envisage le rassemblement pacifique du supercontinent dans l’intérêt commun de la paix, de la stabilité et du développement, grâce à la stratégie d’« équilibre » de Moscou ces dernières années, pratiquée pour la première fois dans la région du Moyen-Orient, l’une des régions les plus importantes du monde pour le succès de cette construction hémisphérique.