… ou la manufacture de la haine
Il y a deux noms d’écrivains qui déclenchent souvent une réaction très forte et hostile de la part de nombreux Russes : Alexandre Soljenitsyne et Vladimir Rezoun alias «Viktor Souvorov». La liste des accusations contre ces deux hommes est généralement la suivante :
- Alexandre Soljenitsyne : il décomptait environ 66 millions de personnes tuées par le régime soviétique, il parlait favorablement du général Andrei Vlasov, il était un larbin de la CIA, il était antisémite, russe nationaliste et monarchiste. Enfin, il y a un dicton populaire dans la Russie moderne qui s’énonce : «montrez-moi un activiste antisoviétique (« антисовечик ») et je vous montrerai un russophobe» – ce qui fait de Soljenitsyne un russophobe.
- Vladimir Rezoun : c’est un traître, il est le créateur de la théorie selon laquelle Hitler n’a fait que devancer une attaque soviétique que Staline était sur le point de lancer, c’est un agent du MI-6 britannique pour diffuser de telles théories russophobes.
Ce que j’aime faire quand j’entends ces opinions, c’est de poser une question simple : combien de livres de Soljenitsyne et / ou Rezoun avez-vous réellement lus ?




Le territoire que l’on appelle aujourd’hui «Ukraine» faisait partie du centre de civilisation ruthène ou Rus’ qui forma l’État portant le nom de Rus’ de Kiev (IXe au XIIe siècle) berceau de la civilisation russe. On retrouve des Ruthènes, des Rus’ ou des Russes, dans une vaste étendue depuis les frontières de l’actuelle Roumanie, Slovaquie, Galicie, Carpates, Pologne… tout autour et beaucoup plus loin que le territoire que l’on nomme depuis si récemment l’Ukraine. Le terme Ukraine en tant que nom d’une entité territoriale et étatique n’a pris de corps que le 20 novembre 1917 par la proclamation de la République démocratique d’Ukraine abolie le 9 février 1918 après la prise de Kiev par les forces de la République socialiste soviétique d’Ukraine créée le 30 décembre 1918.
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