Février 2023 – Source Nicolas Bonnal

Lire et relire Tocqueville. Il a découvert avant tout le monde le peuple nouveau de Macron. C’est un peuple conforté, étatisé, subventionné, mais aussi socialiste, européen, belliqueux et progressiste en diable. Tocqueville comme Cournot sait que plus rien de grand ne nous attend après 1789. En 1848 il assiste écœuré et même ennuyé à la très actuelle révolution de 1848. Et il dit de notre histoire moderne dans ses splendides Souvenirs :
Notre histoire, de 1789 à 1830, vue de loin et dans son ensemble, ne doit apparaître que comme le tableau d’une lutte acharnée entre l’ancien régime, ses traditions, ses souvenirs, ses espérances et ses hommes représentés par l’aristocratie, et la France nouvelle conduite par la classe moyenne. 1830 a clos cette première période de nos révolutions ou plutôt de notre révolution, car il n’y en a qu’une seule, révolution toujours la même à travers des fortunes diverses, que nos pères ont vu commencer et que, suivant toute vraisemblance, nous ne verrons pas finir.


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La situation devient psychotique. Lorsque vous écoutez les dirigeants de l’UE, qui répètent tous comme des perroquets les mêmes « bonnes nouvelles » , ils n’en dégagent pas moins une inquiétude fondamentale qui est sans doute le reflet du stress psychique lié au fait de répéter d’un côté « L’Ukraine est en train de gagner : La défaite de la Russie est proche » , alors que, d’autre part, ils savent que c’est exactement le contraire qui est vrai. L’Europe ne peut en aucun cas vaincre une grande armée russe sur la masse continentale de l’Eurasie. 
Le mardi 21 février, le président Poutine a prononcé un discours qui devait être très important. Cependant, une fois le discours prononcé, la plupart des experts ont déclaré qu’il n’avait rien dit que nous ne sachions déjà. Ils se sont donc concentrés sur l’annonce de son retrait du traité START II. Cependant, il a dit quelque chose de bien plus significatif.
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