Une nouvelle qui n’a pas fait beaucoup de bruit… pour le moment


Le Yuan accède au statut de réserve mondiale – Le dollar est mort, la suite …vite ! En attendant serrez les fesses

Note du Saker Francophone

Ne vous y trompez pas, cette petite nouvelle est une bombe, attendue par tous les spécialistes certes mais aux multiples développements à venir et l'autre nouvelle, sa copine : «la Fed va monter ses taux en décembre» va peut-être suivre. Il s'agit de la fin programmée du système dollar et vu les fragilités actuelles au niveau des dettes souveraines et des tensions géopolitiques, il serait étonnant que cela se passe dans le calme.

Par Mac Slavo – Le 30 novembre 2015 – Source SHTFplan.com

Yuan vs. Dollar

Les nouvelles d’aujourd’hui sont un jalon historique. Les jours du dollar sont comptés, et le nouvel ordre économique mondial se met doucement en place.

Comme de nombreux initiés l’avaient prévu, la Chine a officiellement obtenu son statut parmi les monnaies de réserve du monde, en prenant place aux côtés du dollar, de l’euro, de la livre et du yen.
Continuer la lecture

La Turquie laisse planer la menace d’une fermeture des Détroits pour les navires russes

Note du Saker Francophone 

La Turquie s'apprête-t-elle à franchir une nouvelle étape dans sa confrontation avec la Russie ? Après avoir refusé de présenter des excuses pour le Sukhoï, les autorités turques font des difficultés aux navires russes, civils et militaires, qui se présentent devant le Bosphore et les Dardanelles. Résultat : ces navires doivent attendre des heures avant d'obtenir l'autorisation d'avancer. Et ce, à l'heure où le renforcement de la présence russe en Syrie nécessite une logistique plus lourde... Attention, l'article traduit ci-dessous ne dit pas que la Turquie a fermé les Détroits aux Russes. Mais elle en laisse planer la menace. Affaire à suivre.

L’importance stratégique du Bosphore et des Dardanelles, passages obligés entre la Mer Noire et la Méditerranée

Préambule de l'éditeur de GlobalResearch

La fermeture des Détroits (Bosphore et Dardanelles) par la Turquie constitue un acte de guerre contre la Fédération de Russie.

Un récent article de Sputnik expose la situation.

Selon ce document, en temps de guerre, le passage de navires militaires est laissé entièrement à l’appréciation du gouvernement turc.

D’un point de vue légal, la Turquie n’a aucune justification pour créer des obstacles aux navires russes transportant du frêt, y compris du frêt militaire, a précisé le juriste russe Vladimir Morkovkin sur RBK. La Turquie peut refuser le passage des Détroits à des navires non-amis uniquement en cas de guerre.

Après la Seconde Guerre Mondiale, Ankara a tenté à maintes reprises de renforcer son contrôle sur les Détroits. En 1982, la Turquie a tenté d’étendre le régime du port d’Istanbul à l’ensemble des Détroits. Cette décision a suscité un tollé de la part des pays voisins, et la Turquie a fait marche arrière.

Nous voici à l’heure de choix très dangereux. L’accès maritime de la Russie aux mers chaudes et au grand large est essentiellement contrôlé par les pays de l’Otan et leurs alliés (1. Le Bosphore et les Dardanelles, 2. Le canal de Suez, 3. Le détroit de Gibraltar).

[Mais l’Egypte peut-elle être encore considérée comme une alliée de l’Amérique ? NdT]

Michel Chossudovsky

Continuer la lecture

La Russie et la Turquie semblent en passe de revenir à de meilleurs sentiments

M.K. BhadrakumarPar M K Bhadrakumar – le 1er décembre 2015 – Source Indian Punchline

Le Président de la Russie, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Erdogan, sont presque certains de se rencontrer, aujourd’hui, à un moment donné de la Conférence sur le changement climatique à Paris. Erdogan va-t-il essayer d’éviter Poutine, ou vont-ils tout simplement s’asseoir à l’écart pour discuter comme des gens raisonnables?

Continuer la lecture

Le yuan sera la troisième monnaie la plus puissante dans le panier du FMI

Par Ariel Noyola Rodríguez – Le 1er décembre 2015 – Source Russia Today

Il y a un mois on percevait beaucoup de scepticisme quant à savoir si le Fonds monétaire international (FMI) allait intégrer ou non la monnaie du peuple de la Chine (renminbi chinois) dans son panier de devises. Enfin, les doutes ont été levés : en dépit de la forte opposition de la direction du Trésor des États-Unis, très bientôt, le yuan deviendra le cinquième élément du panier de devises du FMI.

Continuer la lecture

Témoignage sur la vie quotidienne en Syrie [3/5]

Note du Saker Francophone 

Nous présentons, en trois articles, le témoignage de Marie-Ange Patrizio.
Marie-Ange est retraitée, psychologue de formation, elle a effectué plusieurs voyages en Syrie et nous livre ici, en libre opinion, ce qu'elle a constaté lors de ses rencontres sur place.

3-17 octobre : derrière l’image médiatique, le courage et la détermination des Syriens

Continuer la lecture

Pourquoi la Turquie a poignardé la Russie dans le dos


Les objectifs de la Russie et de la Turquie dans la lutte contre le groupe État islamique sont diamétralement opposés


Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 2 décembre 2015 – Source Russia Insider

Il est absolument impossible de comprendre pourquoi le gouvernement turc s’est engagé dans la stratégie suicidaire d’abattre le chasseur russe Su-24 sur le territoire syrien – techniquement une déclaration de guerre de l’Otan à la Russie – sans mettre en contexte le jeu de la puissance turque dans le nord de la Syrie.

Continuer la lecture

Les fils de l’intrigue néo-capitaliste se dissolvent, l’épilogue approche


Jim w mustache.jpgPar James Howard Kunstler – le 30 novembre – Source kunstler.com

Parfois, les sociétés deviennent tout simplement folles. Japon, 1931. Allemagne, 1933. Chine, 1966. Espagne, 1483. France, 1793. Russie, 1917. Cambodge, 1975. Iran, 1979. Rwanda, 1994. Congo, 1996, pour n’en citer que quelques-unes. Par folie, je veux dire un moment où n’importe quoi peut se produire, en particulier le meurtre de masse. Les États-Unis sont sortis de la route en 1861, et bien que le massacre organisé ait développé une série de mythologies historiques romantiques, surtout après que Ken Burns l’a converti en une émission de télévision, le monde civilisé, à ce moment-là, n’avait presque jamais vu une telle orgie épique de fornication avec la mort.

Continuer la lecture

Le général Flynn devient tendance


Par Philippe Grasset – Le 30 novembre 2015 – Source Dedefensa

On a beaucoup glosé sur les révélations du général à la retraite Michael Flynn, directeur de la DIA de 2012 à 2014, depuis son interview à Aljazeera et le silence assourdissant de la presse-Système qui a suivi. Ce qu’on relève aujourd’hui, et cela depuis l’attaque 11/13 à Paris, c’est sa présence de plus en plus affirmée dans des médias de la presse-Système de tendances différentes, voire de nationalités différentes. Pour notre part et sans préjuger d’autres interventions, nous l’avons retrouvé successivement sur Fox.News (la chaîne TV Murdoch, proche des pseudo-neocons) le 23 novembre et sur le site de l’hebdomadaire allemand Spiegel.online de centre-gauche hier. (Voir ci-dessous.)

Bien entendu, Flynn n’apporte aucune révélation significative par rapport à ce que nous en savons (il en avait déjà beaucoup dit sur Aljazeera), mais ce n’est pas là l’essentiel même s’il approfondit son propos et ne cesse de le durcir. Pour nous, la signification de ces apparitions est que cet officier général, qui est une sorte de whistleblower (“lanceur d’alerte” chez nous) d’un nouveau genre avec ses affirmations qui démolissent toute la politique US et du bloc BAO depuis l’attaque en Irak, devient désormais une “voix autorisée” dans la presse-Système, au cœur du Système. Il s’agit d’un affaiblissement du Système dans la pression inconsciente qu’il fait subir aux psychologies de ceux qui le servent, par rapport aux narratives officielles et à son déterminisme-narrativiste, entrant dans le processus général de décadence et d’effondrement qu’on observe aujourd’hui.

Tout cela n’exprime ni manœuvres, ni complots, ni choix politiques, puisqu’il s’agit d’une tendance générale dont ceux qui l’expriment, sans réelle mémoire des évènements ni aucune appréciation de leur signification, n’ont guère conscience. On ne peut même pas parler de changement d’opinion, de tournant du jugement puisqu’il n’y a ni opinion ni jugement, il faut en rester à ces affrontements de pressions extérieures sur les psychologies et constater l’affaiblissement du Système qui se fait nécessairement au profit de tout ce qui joue un rôle de type-antiSystème. Si vous voulez, la Russie tient aujourd’hui la Syrie et Flynn est beaucoup sollicité : ceci équivaut à cela en termes de Système versus antiSystème.

Fox.News a un segment d’une interview significative de plusieurs minutes, dont un texte du 23 novembre sur le site du réseau nous donne la substance : « Dans une interview exclusive lundi avec Megyn Kelly de Fox News sur Le dossier Kelly, l’ancien chef de la Defense Intelligence Agency a déclaré que la Maison Blanche ne pouvait pas dire qu’elle n’avait pas été prévenue de la menace croissante que posait ISIS dans la région. Le lieutenant-général Michael Flynn a déclaré que les informations que le président Obama avaient reçues du système national de renseignements sur ISIS étaient tout à fait justes, mais ne correspondait pas à la narrative de la Maison Blanche. C’est un cancer au cœur de la religion islamique, mais la Maison Blanche et le Président ne voulaient pas le dire,  a-t-il déclaré. »

Spiegel.Online a une assez longue interview sur son site, le 29 novembre, dont nous donnons un extrait, qui est la fin de l’interview totalement déconstructeur de la politique US depuis 9/11…

Spiegel.Online : En février 2004, vous aviez déjà mis la main sur Abou Bakr al-Baghdadi – il était emprisonné dans un camp militaire, mais il a été libéré plus tard par une commission militaire américaine qui l’a considéré comme inoffensif. Comment cette erreur fatale a-t-elle pu se produire ?

Flynn : On était trop bête. On n’a pas compris qui nous avions là entre nos mains. Lorsque le 11 septembre a eu lieu, l’émotion a repris le dessus, et notre réaction a été de demander : « D’où ces salauds viennent-ils ? Il faut aller les tuer. Il faut s’en débarrasser. » Au lieu de se demander pourquoi ils nous avaient attaqués, nous nous sommes demandé d’où ils venaient. Ensuite, nous avons adopté la mauvaise stratégie, nous avons marché dans la mauvaise direction.

Spiegel.Online : Les États-Unis ont envahi l’Irak, alors même que Saddam Hussein n’avait rien à voir avec le 11 septembre.

Flynn : Nous avons d’abord été en Afghanistan, où al-Qaida était basé. Puis nous sommes allés en Irak. Au lieu de nous demander ce qui avait provoqué le phénomène du terrorisme, nous nous sommes intéressés aux lieux. Il faut absolument tirer les leçons de tout ceci afin de ne pas refaire les mêmes erreurs. 

Spiegel.Online : État islamique ne serait pas où il en est maintenant, sans la chute de Bagdad. Regrettez-vous …

Flynn : … oui, absolument …

Spiegel.Online : … la guerre en Irak ? 

Flynn :  Ça a été une erreur catastrophique. Saddam Hussein était brutal, mais ça a été une erreur de l’éliminer purement et simplement. C’est la même chose pour Mouammar Kadhafi et la Libye, qui est maintenant un État failli. Ça a été une erreur stratégique d’aller en Irak. L’histoire jugera durement cette décision, et elle aura raison. 

Traduction des parties en anglais par Dominique Muselet

   Envoyer l'article en PDF   

Une guerre hybride pour balkaniser… les Balkans ?


A l’Est, les pays européens s’émancipent… mais Washington veille au grain


Par Andrew Korybko – Le 29 novembre 2015 – Source South Front

Dans l’esprit de la Nouvelle Guerre Froide et à la suite de leur élimination réussie du projet South Stream, les Etats-Unis ont donné la priorité à l’obstruction du projet russe d’oléoduc Balkan Stream, et jusqu’à présent, il y ont malheureusement réussi. Le premier défi aura été la tentative de révolution de couleur en Macédoine, en mai 2015, qui heureusement a été contrée par les citoyens de ce pays. L’étape suivante sur le calendrier était la tourmente politique qui a failli faire chavirer de la Grèce, à la suite du référendum anti-austérité, l’idée étant que si Tsipras était viré, alors le Balkan Stream aurait été remplacé par un projet plus favorable aux Américains, le projet Eastring. Une fois encore, les Balkans ont montré qu’ils résistaient et les combines américaines ont été repoussées, mais c’est à la troisième tentative, plus directe, que le projet a été tué dans l’œuf et mis indéfiniment en sommeil.

Continuer la lecture