Par Ghassan Kadi – Le 12 avril 2017 – Source katehon.com

On a beaucoup parlé récemment sur qui représente « le véritable islam » et de ce qui ne le représente pas. Dans le cas du christianisme, surtout pendant l’ère de la Réforme, l’accusation d’hérésie a été prononcée par les chrétiens d’une certaine fraction contre les chrétiens d’une autre fraction; et vice versa. Cependant, au cours de cette ère post-Daech, nous entendons souvent des musulmans aussi bien que des non-musulmans prétendre que certains groupes de musulmans ne sont pas des « vrais musulmans » et ne représentent pas le « véritable islam ».
Alors, qui représente le « véritable islam » et qui sont les « vrais musulmans »?
Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.


Au cours de la récente campagne de promotion de mon livre 


Le Myanmar (ex-Birmanie) est un État d’Asie du Sud-Est récemment devenu l’épicentre d’une crise humanitaire qui prend de l’ampleur. Mais parce que le gouvernement actuel du Myanmar est dirigé par un régime favorisé par les intérêts américains et européens, peu d’attention a été accordée au conflit, et encore moins d’action.