Un regard sur « l’homo deus » de demain qui, d’après Yuval Noah Hariri, jouira d’une longévité et de capacités intellectuelles infiniment supérieures à l’homo sapiens.
Par Ibrahim Tabet − Mai 2017

C’est en Afrique, berceau de l’humanité, qu’apparut l’australopithèque, premier hominidé bipède, il y a environ 4,2 millions d’années. La libération des mains que permet la position debout entraîna à son tour l’accroissement de la taille du cerveau qui distingue l’espèce homo des singes. Il s’est passé autour de 2 millions d’années, entre cette naissance et celle de l’homo habilis qui développa l’utilisation des outils de l’âge de pierre, puis celle de l’homo erectus.

Avec les prochaines élections présidentielles en France, le thème de l’islam en Europe est revenu au centre du discours politique. Ce n’est pas nouveau : nous l’avons aussi vu au Royaume-Uni, en Hollande, en Autriche et même en Suisse, où les communautés musulmanes ont été interdites – par un référendum populaire – de 
Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.


Au cours de la récente campagne de promotion de mon livre 
