Maintenant que le monde dans son ensemble, en tout cas les grandes puissances, se dirigent vers une technocratie, le problème du mensonge en politique, ainsi que le sens des mots « vérité » et « réalité », doivent être réévalués.
Par Paul Grenier – Le 22 août 2021 – Source National Interest
Pendant la période précédant l’invasion de l’Irak, en 2003, Washington proclamait au monde entier que l’Irak était en possession d’armes de destruction massive. Bien que l’administration Bush ne disposait d’aucune preuve réelle pour étayer cette affirmation, cela ne fut pas un obstacle à la poursuite du plan d’action souhaité. Les preuves nécessaires ont été inventées, et les preuves contradictoires ont été autoritairement reboutées. L’exemple suivant est instructif. José Bustani, le directeur fondateur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), s’efforçait à l’époque de faire accepter l’Irak comme membre de l’OIAC, car cela aurait permis des inspections approfondies, et Bustani s’attendait pleinement à ce que ces inspections confirment ce que ses propres experts en armes chimiques lui avaient déjà dit, à savoir que toutes les armes chimiques de l’Irak avaient déjà été détruites, dans les années 1990 après la guerre du Golfe. La réponse de l’administration Bush à Bustani a été rapide : John Bolton, alors sous-secrétaire d’État, lui a donné vingt-quatre heures pour démissionner ou en subir les conséquences. Pour l’administration Bush, le renversement de l’Irak était une affaire bien trop importante pour que la vérité y fasse obstacle.
« Je suis en colère. Je suis en colère que tant de gens refusent d’ouvrir les yeux sur ce qui se passe aujourd’hui en France, et dans le monde entier ». Elle ajoute : « Je suis vraiment passionnée par ce sujet : Je pense que vous ressentez cette passion ».
La réaction démesurée de l’Union européenne à la loi hongroise sur la « propagande anti-LGBTQ » montre bien que Bruxelles est en train de perdre le contrôle de la périphérie de l’Europe. C’est aussi un signe que les choses ont atteint un point de non-retour.

Pendant que les génies qui dirigent la bulle financière occidentale, encore appelée « économie », continuent de redoubler d’efforts pour insuffler à un système financier proche de la mort toujours plus de milliers de milliards de dollars de dépenses de relance, les disputes font rage entre les économistes lobotomisés qui vivent dans le déni de l’effondrement systémique à venir. Cela fait penser à des ingénieurs de bord du Titanic se disputant passionnément pour savoir s’ils doivent accélérer ou décélérer la vitesse du bateau dont la coque vient d’être déchiquetée par un iceberg.
