Par Pepe Escobar – Le 3 décembre 2020 – Source The Saker Blog
L’économie politique de l’ère numérique reste encore une terra incognita. Dans un livre intitulé Techno-Féodalisme, publié il y a trois mois en France (pas encore de traduction anglaise), Cédric Durand, économiste à la Sorbonne, fournit un service crucial au public du monde entier en passant au crible la nouvelle matrice qui contrôle nos vies.
Cédric Durand place l’ère numérique dans le large contexte de l’évolution historique du capitalisme pour montrer comment le consensus de Washington a fini par se transformer en un consensus de la Silicon Valley. En une délicieuse tournure de phrase, il nomme cette nouvelle tendance « l’idéologie californienne ».
Mais nous sommes loin de Jefferson Airplane et des Beach Boys ; c’est plutôt la « destruction créatrice », sous stéroïdes, de Schumpeter, complétée par des « réformes structurelles » à la manière du FMI mettant l’accent sur la « flexibilisation » du travail et la marchandisation/financiarisation pure et simple de la vie quotidienne.
Selon des sommités du 
S’il semble que les exigences d’“égalité” soient au cœur de la plupart des problèmes auxquels notre pays est confronté, eh bien, c’est le cas. L’égalité est la demande idéale de ceux dont le but est notre destruction parce qu’elle ne peut être satisfaite, quels que soient les efforts que nous déployons. S’il y a une chose à laquelle les gens ne répondent pas, c’est bien l’égalité. Nous sommes tellement différents que seule une tyrannie de fer, comme celle de Staline, peut créer une piètre et cruelle apparence d’égalité. Dans l’Union Soviétique de Staline, certains camarades étaient encore plus égaux que d’autres. Staline n’a pas connu la faim tandis que des millions d’Ukrainiens étaient affamés.



La volonté chinoise de contrôler le contenu éditorial d’une exposition consacrée à Gengis Khan au musée d’Histoire de Nantes n’est pas passée inaperçue. L’événement a même été reporté, a annoncé l’institution, dénonçant «une censure». Antoine Bondaz, spécialiste de la Chine, évoque ainsi la création d’un «récit national».