Jamais je n’ai vu les plans d’une Organisation internationale aussi évocateurs d’un royaume féodal.
Par Pascal Lottaz – Le 20 janvier 2026 – Source : le blog de l’auteur
Si ce n’était pas si tragiquement lié à l’un des pires génocides de ma génération, ce que Trump fait avec son “Conseil de paix“ serait presque drôle. La semaine dernière, il semblait avoir terminé la charte envisagée et l’a envoyée au cours du week-end à des dizaines de gouvernements à travers le monde ; il a même invité Vladimir Poutine à rejoindre le conseil d’administration.
Alors que certains ont émis l’hypothèse qu’il pourrait être en train de créer une organisation rivale des Nations Unies, ce qu’il fait en réalité est beaucoup plus trumpien. Il travaille à la création de sa propre Organisation internationale (OI), hautement personnalisée, une organisation conçue pour concentrer l’autorité entre ses mains et persister au-delà de sa présidence des États-Unis. Regardons comment cette monstruosité est envisagée.
Par 
Une Stratégie de sécurité nationale (SSN) est produite périodiquement par les administrations américaines (Trump en a rédigé une lors de son premier mandat). La plupart du temps, ces documents présentent une version idéalisée de la politique étrangère et de sécurité d’une administration, et n’ont pas une grande importance pratique, à cause de ce qui est laissé de côté – c’est-à-dire les intérêts politiques et économiques enracinés des États-Unis ; le profond consensus de politique étrangère supervisé par la classe conservatrice de l’État de sécurité profonde ; et les politiques adoptées par le collectif des méga donateurs.
La réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 à Niagara, au Canada, les 11 et 12 novembre s’est avérée être un événement important à un moment où un voile d’incertitude s’était abattu sur le dialogue présidentiel entre Donald Trump et Vladimir Poutine. On peut même sentir les signes naissants d’une nouvelle aube se lever dans la déclaration commune des Ministres des finances du G7, qui a évité les habituelles attaques au vitriol contre la Russie.

Il est extraordinairement révélateur de lire le livre de Stoltenberg sur son mandat de Secrétaire général de l’OTAN.