Par Thomas Fazi – Le 22 février 2025 – Source Unherd
« Homme de Davos un jour, Homme de Davos toujours ».
À 69 ans, Friedrich Merz attend ce moment depuis des décennies. À l’approche des élections de dimanche, il est le futur chancelier de l’Allemagne, son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), devant obtenir 30 % des suffrages. Il devra mettre sur pied une nouvelle coalition de partis disparates, mais Merz n’y verra pas d’inconvénient. Lundi matin, il aura accompli l’une des plus remarquables remontées de l’histoire politique récente.
Merz a rejoint le parti il y a plusieurs décennies, en tant qu’étudiant. Mais aujourd’hui, il se présente effectivement sur un programme « Make Germany Great Again » – une tentative calculée de gagner des voix sur l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) en déplaçant son parti vers la droite pour des questions telles que l’immigration. Son cynisme ne doit pas être sous-estimé : comme Donald Trump aux États-Unis, le millionnaire Merz est un roi de l’entreprise déguisé en conservateur.
L’exorcisme des États-Unis ne cesse de s’accélérer. On le voit au nombre de tours par minute que la tête d’Elizabeth Warren tourne pendant qu’elle vomit de la soupe aux petits pois devant les caméras. Qui aurait pu imaginer que la direction centrale des États-Unis était infestée de démons ? Et oui, j’aimerais bien savoir comment des fonctionnaires modestes comme Liz Warren ont pu amasser une fortune de 12 millions de dollars… et 30 millions de dollars pour Samantha Power (ancienne directrice de l’USAID)… et plus de 150 millions de dollars pour Nancy Pelosi. Serait-ce aussi simple que de bien choisir ses actions ? (Est-ce ainsi qu’ils passent leur temps ?)
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Alors que Washington commence à envisager sa sortie du projet Ukraine, les responsables européens continuent de fuir la réalité. C’est compréhensible compte tenu de toute l’eau que l’Europe s’est prise dans la gueule depuis le début de la guerre et de la façon dont les mensonges de ses dirigeants ont fait de la Russie un ennemi existentiel à force d’accuser Moscou d’être la seule responsable.
