Par Pepe Escobar – Le 8 octobre 2020 – Source The Saker
En ce qui concerne les États-Unis et la Chine, tout dépend du résultat de la prochaine élection présidentielle américaine.
Trump 2.0 va surtout considérablement accélérer sa stratégie de découplage, visant à acculer la « vile » Chine par une guerre hybride à multiple fronts, à miner l’excédent commercial chinois, à coopter de larges pans de l’Asie, tout en insistant toujours pour caractériser la Chine comme le mal incarné.
L’équipe Biden, même si elle ne prétend pas vouloir tomber dans le piège d’une nouvelle guerre froide, selon le programme officiel du parti démocrate, ne serait que légèrement moins conflictuelle, « sauvant » ostensiblement « l’ordre fondé sur des règles » tout en maintenant les sanctions imposées par Trump.
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L’Inde est incluse dans le groupe de participants arrivant en tête de la phase actuelle du « Grand jeu mondial ». Occupant la cinquième place mondiale en termes de PIB (le pays a atteint cette place à la fin de 2019, passant devant son ancienne mère-patrie), avec une population de 1,3 milliard d’habitants et une position géographique extrêmement avantageuse au niveau stratégique, qui devient de plus en plus importante face au déplacement de l’attention des processus mondiaux vers l’Indo-Pacifique : tout cela confère une importance particulière à la manière dont l’Inde se positionne dans l’arène de la politique étrangère.

L’élection présidentielle qui approche aux États-Unis suscite un débat sur de nombreux sujets, mais aucun n’a plus d’importance que le confinement du pays en réponse à la pandémie de Covid-19. Tout, des émeutes raciales, de la corruption supposée, des préoccupations économiques, et même jusqu’aux sujets de politique étrangère converge sur la question de savoir si oui ou non il fallait verrouiller une grande partie des États-Unis pour répondre à cette pandémie.
Comme beaucoup l’ont prédit, malgré l’accord signé à Moscou, la situation sur le terrain dans la guerre entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’est aggravée, les Arméniens ont affirmé que des drones azéris avaient attaqué des missiles balistiques tactiques arméniens sur leur sol, les Azéris l’ont confirmé, en disant qu’il s’agissait à la fois d’un avertissement et d’une attaque préventive pour protéger les civils azéris.