
«La russophobie est faite d’ignorance, d’absence de scepticisme et de raisonnement, d’orgueil, d’hypocrisie, de condescendance et de grossièreté, au service du complexe militaro-industriel et de l’OTAN.» – Catherine Brown
Par Catherine Brown – Le 17 juin 2016 – Source Russia Insider

Vladimir Poutine en 2015
Imaginez que Vladimir Poutine ne soit pas un autocrate meurtrier, ni un kleptocrate qui a passé ses quatorze ans au pouvoir à profiter de son passé au KGB et faire régresser la Russie vers l’autocratie communiste, l’anti-libéralisme et l’expansionnisme. Imaginez qu’au lieu de cela, il soit l’un des plus grands dirigeants qu’ait eu la Russie, dont les politiques ont aidé à l’élévation massive des niveaux de vie et de l’espérance de vie, au rétablissement de la fierté nationale et au respect de l’État de droit. Un dirigeant qui s’est attaqué judicieusement aux kleptocrates et aux gangsters, dont la politique étrangère a été dans l’ensemble réaliste, diplomate et favorable à la paix, qui a présidé un pays dont le bilan en termes de droits humains est nettement meilleur que celui des États-Unis et où les droits civils font des progrès, et qui mérite bien le soutien permanent de 65 % – actuellement 83 %, en relation avec l’Ukraine – de la population qu’il gouverne.



Compte tenu de ce qui se passe en ce moment avec le Brexit, il est difficile de ne pas écrire un petit quelque chose à ce propos, et je ne vais même pas essayer de résister à la tentation. Les marchés boursiers sont en chute libre, les banques sont sur la corde raide, l’or monte fortement et les financiers de la City à Londres et à Wall Street courent dans tous les sens avec leurs cheveux en feu. Mais au-delà de ces superficialités financières, ce qui se passe réellement, c’est que la lutte de classes est de retour comme une forme de vengeance au Royaume-Uni avec le référendum, une forme susceptible de se propager.




