Par Giulio Meotti – Le 14 juin 2017 – Source gatestoneinstitute.org

Un bateau en bois transportant des migrants attend pour être escorté au navire Topaz Respondant, alors que les membres de la Station d’aide au transport migrant effectuent un sauvetage en mer le 21 novembre 2016 à Pozzollo, en Italie. (Photo de Dan Kitwood / Getty Images)
Tout d’abord, ce fut la route hongroise. Ensuite, ce fut la route des Balkans. Maintenant, l’Italie est l’épicentre de ce tremblement de terre démographique, et elle est devenue le ventre mou de l’Europe, à mesure que des centaines de milliers d’immigrants arrivent.
Avec près de 10 000 arrivées au cours d’une période récente de trois jours, le nombre de migrants en 2017 a dépassé 60 000, soit 48% de plus que la même période l’an dernier, alors qu’ils étaient déjà 40 000. Pendant le week-end de Pâques, un record de 8 000 migrants ont été sauvés en Méditerranée et amenés en Italie. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg : pendant l’été, le nombre d’arrivées depuis la Libye ne fera qu’augmenter.


Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.




