Cette affaire se passe au Canada. Mais on imagine très bien que la même chose se passe dans d’autres pays occidentaux, avec ou sans autorisation.
Par David Pugliese – Le 27 septembre 2021 – Source National Post
Le gouvernement fédéral n’a jamais ordonné cette campagne dite d’opérations d’information, et le Cabinet n’a pas non plus autorisé cette initiative élaborée pendant la pandémie de COVID-19 par le Commandement des opérations interarmées du Canada, alors dirigé par le lieutenant-général Mike Rouleau.
Mais les commandants militaires croyaient qu’ils n’avaient pas besoin d’obtenir l’approbation des autorités supérieures pour élaborer et mettre en œuvre leur plan, selon le major-général à la retraite Daniel Gosselin, qui a été chargé d’enquêter sur cette affaire.
Le plan de propagande a été élaboré et mis en place en avril 2020, alors que les Forces canadiennes reconnaissent pourtant que « les opérations d’information et les politiques et doctrines de ciblage sont destinées aux adversaires et ont une application limitée dans un concept national. »





La construction de la nation afghane a commencé en 2001. Les interventions occidentales dans l’ancien bloc de l’Est dans les années 1980 et au début des années 1990 avaient été spectaculairement efficaces pour détruire l’ancien ordre social et institutionnel, mais tout aussi remarquables dans leur incapacité à remplacer les sociétés implosées par de nouvelles institutions. La menace des « États défaillants » est devenue le nouveau mantra, et l’Afghanistan – dans le sillage de la destruction causée par le 11 septembre 2001 – a donc nécessité une intervention extérieure. Les États faibles et défaillants étaient le terreau du terrorisme et de sa menace pour l’« ordre mondial », disait-on. C’est en Afghanistan qu’une nouvelle vision libérale du monde devait être mise en place.
Par