L'utilisation démagogique par les Démocrates du Russia-gate pour « résister » au président Trump met les progressistes du même côté que les fauteurs de guerre et les entreprises d’armement et évite une évaluation sérieuse des problèmes politiques du parti, prévient Norman Solomon.
Par Norman Solomon – Le 5 juin 2017 – Source Consortium News

Le président Russe Vladimir Putine, avant son allocution devant l’assemblée générale de l’ONU, 28/09/2015 (Photo ONU)
L’administration Trump a déjà causé d’énormes dommages aux États-Unis et à la planète. En chemin, le président Trump a également fait que de nombreux éminents progressistes ont abaissé la qualité de leur propre discours politique. Il nous revient de contester les effets corrosifs d’une hyperbole devenue routine et d’une démagogie absolue.

Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.




