Pour les médias traditionnels américains, la mort de millions de personnes au Moyen-Orient est moins grave que de se moquer d’une opération de chirurgie esthétique.
Par Adam Garrie – Le 1er juillet 2017 – Source The Duran

« Ils forment des jeunes hommes pour bombarder des gens, mais leurs commandants ne leur permettent pas d’écrire ‘fuck’ sur leur avion parce que c’est obscène. »
Ainsi parlait le personnage de Marlon Brando, Walter E Kurtz, dans le film Apocalypse Now et cette phrase n’a jamais été plus représentative de l’attitude américaine contemporaine envers le monde et envers elle-même. On peut la résumer en un mot : hypocrisie. Plus précisément, c’est une sorte d’hypocrisie qui valorise la vie humaine à l’étranger beaucoup moins qu’elle ne valorise les « sentiments » des riches célébrités du pays.



Pensez ce que vous voulez de la politique identitaire si controversée des États-Unis ; par rapport à celle de la France, les États-Unis ressemblent à Mayberry, le symbole audiovisuel de l’innocence d’une petite ville. Même si nous avons Black Lives Matter, une résistance massive à un président cherchant à faire respecter les lois existantes sur l’immigration et des émeutes urbaines, en France, les émeutes sont plus importantes et durent beaucoup plus longtemps. Il existe des centaines de milliers de personnes possédant la citoyenneté française mais ne montrant visiblement aucune loyauté envers la nation. Et il existe peu de barrières géographiques entre le pays et les sources de cette immigration débordante. Personne ne peut prévoir avec confiance l’avenir américain, qu’il s’agisse d’une assimilation plus ou moins réussie de grands flux de nouveaux immigrants ou d’un pays transformé dans lequel la division ethnique devient une norme qui sous-tendrait toutes les transactions politiques. Mais quel que soit le sort de la civilisation occidentale, qu’il s’agisse d’une renaissance, ou, comme Pat Buchanan l’a prédit, de sa fin, ce sort sera visible à Paris avant même New York ou Chicago.



