« L’Occident a conquis le monde non pas par la supériorité de ses idées, de ses valeurs ou de sa religion (à laquelle peu de membres d’autres civilisations se sont convertis), mais plutôt par sa supériorité dans l’application de la violence organisée. Les Occidentaux oublient souvent ce fait ; les non-Occidentaux ne l’oublient jamais ». – Samuel P. Huntington, Le choc des civilisations et la refonte de l’ordre mondial (1996)
Par Moon of Alabama – Le 25 mars 2024
Le colonialisme occidental a commencé au XVe siècle et s’est terminé, à quelques exceptions près, au milieu du XXe siècle. Il a été rendu possible par le développement des technologies et la croissance rapide de la population. L’Occident a ensuite adopté un nouveau modèle de domination du monde. Il a parlé de valeurs humaines et de droits de l’homme, ainsi que de certaines règles qui permettraient prétendument à chacun d’en jouir.
Il ne faut jamais croire ce que disent de la Chine et de la Russie les membres de l’establishment bipartisan de la politique étrangère. Ils ne croient pas non plus ce qu’ils disent. Le Blob (comme l’appelait Ben Rhodes, collaborateur d’Obama) a appris, au fil de générations de bévues stratégiques, que si tout le monde serre les rangs et s’en tient à la même histoire, ses membres survivront à un désastre stratégique de n’importe quelle ampleur en conservant leur carrière intacte.
Il n’y a pas de meilleure métaphore que celle utilisée par un analyste chinois pour caractériser l’OTAN en commentant la récente
officier de renseignement australien et désormais professeur d’études internationales et politiques à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud.
Le système d’alliances des États-Unis est souvent qualifié d’empire, et pour cause. Mais il s’agit d’une forme particulière d’empire, dans lequel le centre métropolitain semble dirigé et gouverné par la périphérie. Dans l’idée classique de l’empire, la domination va du haut vers le bas. Ce n’est
En mars 2016, le célèbre journaliste et cinéaste australien John Pilger publiait un