Par Alastair Crooke – Le 3 juin 2024 – Source Strategic Culture
Lors d’une visite à Oxford il y a quelques semaines, Josep Borrell, le Haut Représentant de l’Union européenne, a fait une remarque intéressante (selon Walter Münchau) : « La diplomatie est l’art de gérer les doubles standards ». Münchau illustrait l’hypocrisie inhérente à la diplomatie en opposant l’enthousiasme avec lequel les dirigeants de l’UE ont soutenu la décision de la CPI lorsqu’elle a demandé un mandat d’arrêt contre Poutine l’année dernière, et « le refus de la soutenir – lorsqu’il frappe un membre de votre équipe » (c’est-à-dire Netanyahou).
L’exemple le plus flagrant de cette double « pensée » concerne son corrélat – la « gestion » occidentale des réalités créées. Un double standard – un « récit » où nous « gagnons » – est élaboré, puis opposé à un récit où « ils échouent ».
Nous devons parler de ce que font les bombes en temps de guerre. Les bombes déchiquettent la chair. Les bombes brisent les os. Les bombes démembrent. Les bombes font trembler le cerveau, les poumons et d’autres organes si violemment qu’ils saignent, se rompent et cessent de fonctionner. Les bombes blessent. Les bombes tuent. Les bombes détruisent.
Les élites américaines sont, en matière de sécurité, obsédées par la menace que représentent la Chine et la Russie pour la primauté mondiale des États-Unis. Il s’agit d’une grave erreur de calcul stratégique. Le réseau mondial étasunien d’alliés puissants et de bases (alors que la Chine et la Russie n’en ont pratiquement pas), leur puissance maritime inégalée et la possession de la seule monnaie véritablement mondiale signifient qu’aucun autre pays ne peut défier Washington sur la scène mondiale en tant que leader.
Vendredi, le secrétaire d’État Antony Blinken a rencontré le président chinois Xi Jinping à Pékin, clôturant ainsi sa visite de trois jours en Chine.
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