Par James Howard Kunstler – Le 21 janvier 2019 – Source kunstler.com

Eleanor Roosevelt
« La nuit dernière, j’ai fait un rêve. Tu étais dedans et j’étais dedans avec toi… »
– Randy Newman
Comme à l’époque des suites et des prologues hollywoodiens, l’Amérique préfère recycler les vieilles idées plutôt que d’en entretenir de nouvelles, de sorte que vous pouvez voir exactement comment l’élection présidentielle de 2020 se présente comme une répétition de la grande dépression, avec Roosevelt-à-la-rescousse ! Mais cette fois, ce sera avec quelqu’un dans le rôle d’Eleanor Roosevelt en tant que directrice générale. Donald Trump, bien sûr, étant le détenteur du rôle du bouc-émissaire désigné pour toutes les erreurs financières de la dernière décennie, deviendrait un Herbert Hoover. Comme ce fut le cas à l’époque, la dépression économique dégénérera en guerre, avec peut-être pas une fin aussi heureuse pour nous que la Seconde guerre mondiale.
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C’est le sourire de Nancy Pelosi qui m’émeut… oh, mais pas dans le bon sens. C’est un sourire qui est en réalité l’opposé de ce qu’un sourire est censé faire : signaler la bonne volonté et la bonne foi. Le sourire de Nancy est plein de malice et de mauvaise foi, comme les sourires des représentations de Shiva le Destructeur et de Huitzilopochtli, le dieu aztèque du soleil qui exigeait des milliers de cœurs humains à dévorer, sinon il provoquerait la fin du monde
Le président Trump a tort d’affirmer que les États-Unis ont détruit État islamique dans la grande zone du nord-est syrien qu’il tenait – c’est la Russie et ses alliés qui l’ont fait – mais il a raison de proposer de retirer les 2 000 militaires étasuniens stationnés dans ce pays ravagé par la guerre. Ce petit contingent américain n’a aucune utilité pour un combat ou un objectif stratégique positif à moins qu’il ne serve à contrecarrer les négociations de paix actuellement en cours sous la direction de la Russie ou à servir de tête de pont pour une guerre américaine contre l’Iran. Pire encore, sa présence représente un risque constant que des militaires étasuniens soient tués par des forces russes opérant également dans cette zone relativement restreinte, risquant ainsi de transformer la nouvelle guerre froide en un conflit très chaud, même par inadvertance. Que Trump comprenne ou non ce danger, sa décision, si elle est réellement mise en œuvre – on y résiste farouchement à Washington – rendra les relations américano-russes, et donc le monde, un peu plus sûres.
