Ce dimanche 18 mars, les Russiens 1 se rendent aux urnes. Ils s’apprêtent à réélire Vladimir Poutine à une écrasante majorité. Mais s’ils se ravisaient ? Si une soudaine révolution colorée venait balayer le maître incontesté du Kremlin ? S’il s’empoisonnait lui-même par accident ? Qu’adviendrait-il de la Russie ? Qu’adviendrait-il de nous ? Et d’abord, de moi-même ?
Par Vladislav B. Sotirović – Le 7 mars 2018 – Source Oriental Review
Les ruines d’une cathédrale orthodoxe serbe à Djakovica (Kosovo), dynamitée en juillet 1999.
Le dixième anniversaire de l’« indépendance » de la République du Kosovo, célébré par les Albanais du Kosovo le 17 février 2018, a une fois de plus réouvert la question de l’intervention militaire de l’OTAN contre la République fédérale de Yougoslavie (RFY) entre mars et juin 1999 comme fondement de la sécession du Kosovo de la Serbie et sa proclamation d’une quasi indépendance le 17 février 2008. Pourtant, le Kosovo est devenu le premier et le seul État européen dirigé par des chefs de guerre terroristes, qui venaient dans ce cas de l’Armée de libération (albanaise) du Kosovo (UCK).Continuer la lecture →
Aujourd’hui, nous attachons une grande importance à l’idéologie de notre politique intérieure. La presse et les médias publics des États-Unis et de la Grande-Bretagne déversent un mépris incessant sur tous les pays dont les institutions politiques diffèrent de quelque manière que ce soit de notre propre conception de la démocratie. Il est donc intéressant de noter que l’espérance de vie d’une grande nation ne semble en aucun cas être affectée par la nature de ses institutions. Les empires passés montrent presque toutes les variations possibles de système politique, mais tous passent par la même procédure depuis l’Âge des Pionniers jusqu’à la Conquête, le Commerce, l’Affluence puis le déclin et l’effondrement.
Par Andrew Korybko – Le 26 février 2018 – Source Kathehon
Un important clivage a vu le jour du fait de la scission opérée au sein de la communauté des résistants, et il porte sur la controverse autour de la pertinence du concept d’« armes de migration de masse » de Kelly M. Greenhill. Cette chercheuse de Harvard a démontré, dans son ouvrage datant de 2010 et qui a le nom de ce concept pour titre, l’existence d’au moins 56 cas d’États générant, provoquant et exploitant sciemment des vagues massives de migrations humaines afin de favoriser leurs politiques respectives. Des observateurs assidus ont d’ailleurs relevé le fait que la crise des migrants actuelle présente de manière flagrante des aspects structurels analogues à cette stratégie.
Par Dmitry Orlov – Le 15 mars 2018 – Source Club Orlov
Il y a le fameux aphorisme de Karl von Clausewitz : « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens ». Cela peut être vrai, dans de nombreux cas, mais c’est rarement une issue heureuse. Tout le monde n’aime pas la politique, mais quand on a le choix entre la politique et la guerre, les gens les plus sains choisissent volontiers la politique, qui, même lorsqu’elle déborde de vitriol et de corruption, reste normalement non létale. Dans les relations entre les pays, la politique est connue sous le nom de diplomatie, et c’est un art formel qui s’appuie sur un ensemble spécifique d’instruments pour retenir les pays de se faire la guerre. Il s’agit notamment de maintenir des canaux de communication pour établir la confiance et le respect, des exercices pour trouver un terrain d’entente et des efforts pour définir des scénarios gagnant-gagnant sur lesquels toutes les parties seraient d’accord, y compris des instruments pour faire respecter ces accords.
Par Dmitry Orlov – Le 13 mars 2018 – Source Club Orlov
La Grande-Bretagne est prise d’une frénésie médiatique à cause de l’empoisonnement récent de l’ancien colonel russe Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury, en Angleterre. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé à la Russie de s’expliquer en prétendant qu’ils avaient été empoisonnés en utilisant un agent neurotoxique appelé «Novichok » (« Débutant » en russe ) qui était un produit de la recherche soviétique sur les armes biologiques. Il n’est plus produit et la destruction des stocks a été vérifiée par des observateurs internationaux. Cependant, sa formule est dans le domaine public et il peut être synthétisé par n’importe quel laboratoire chimique bien équipé, tel que celui de Porton Down, un laboratoire militaire de la Grande-Bretagne, qui, soit dit en passant, n’est qu’à 18 minutes en voiture de Salisbury. Continuer la lecture →
Par Andrew Korybko – Le 3 mars 2018 – Source Oriental Review
La Corée du Nord serait prête à engager des pourparlers avec la Corée du Sud et les États-Unis.
Le message a apparemment été transmis après qu’un haut fonctionnaire nord-coréen eut rencontré le président sud-coréen, Moon Jae-In, qui avait auparavant promis de relancer la soi-disant « politique du rayon de soleil » de certains de ses prédécesseurs en cherchant activement un rapprochement avec Pyongyang. Le déroulement des neuf mois écoulés depuis son élection, notamment en ce qui concerne les actions des États-Unis en Corée du Nord et leurs réponses planifiées, rendait presque impossible la promotion de cette idée, mais les récents Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang se sont révélés être une parfaite occasion pour insuffler une nouvelle vie à cette vision paralysée mais néanmoins prometteuse. Continuer la lecture →
À ceux qui s’intéressent aux implications militaires des récentes révélations de Vladimir Poutine sur les nouveaux systèmes d’armes russes, je recommande l’excellent article d’Andreï Martianov, «The Implications of Russia’s New Weapon Systems ». Il propose une superbe analyse de ce que ces nouvelles armes signifient pour les États-Unis et, en particulier, pour la Marine américaine. Ce que je me propose de faire ici est un peu différent et examine quelques-unes des conséquences les plus politiques des dernières révélations.
Par Andrew Korybko – Le 5 mars 2018 – Source Oriental Review
La Lettonie a dévoilé une proposition législative controversée qui appelle à l’échelonnement de notre éducation dans les langues minoritaires dans quelques années, et c’est presque exactement ce que l’Ukraine a annoncé qu’elle commencerait à faire à la fin de l’année dernière. Les deux pays ont une situation intérieure complexe en raison de leurs héritages de migrations impériales et soviétiques qui ont vu un grand nombre de russophones se déplacer vers leurs territoires actuels au cours des siècles, faisant essentiellement d’eux des habitants indigènes de ce point de vue.
Je vous présente aujourd’hui le tome 2 du livre 56 dont vous avez découvert le premier tome en septembre. Ce second tome est assez différent du premier. Le cadre reste le même, l’histoire parallèle de l’État français et de la guerre en Syrie, mais il se base sur une grille d’analyse bien particulière. Dans le tome 1, l’auteur avait analysé les réseaux djihadistes, leurs histoires et comment on pouvait retrouver leurs traces jusqu’aux plus hauts sommets de l’État français.
Ce second tome va s’attaquer à la légalité de ce qui s’est passé. Le droit international a été bafoué par les puissances occidentales depuis la chute de l’Union soviétique et cette guerre en Syrie, après celle de Libye, aura été le sommet de ces forfaitures. Jean-Loup Izambert expose dans ce tome 2 les éléments factuels qui démontrent que ces deux guerres ont été planifiées. Il nous redessine le cadre historique et juridique du passage de l’exercice du pouvoir d’un « régime démocratique bourgeois essoufflé à un présidentialisme totalitaire ». Les derniers présidents auront fait ou laissé faire cette longue déliquescence, transformant la France en ce qu’elle est devenue, un État voyou. Une longue interview d’Alain Chouet, ancien officier, donne du corps à cette première partie, décrivant de l’intérieur comment fonctionne cette machine.