Par Jean-Luc Baslé – 22 septembre 2021

Dans une interview accordée le 20 septembre au journal Ouest-France, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian explique que le contrat des sous-marins australiens s’inscrit dans la stratégie indo-pacifique de la France – une stratégie qui inclut l’Inde1 et dont l’objectif est d’assurer la stabilité dans une région d’une importance cruciale pour la paix et la prospérité du monde et, accessoirement, où vivent deux millions de Français. Cette initiative tripartite de type gaullien de la France dans une zone que les États-Unis considèrent comme leur réserve privée depuis la fin du 19ème siècle, ne pouvait être tolérée. Washington DC devait y mettre un terme. Il l’a fait de manière plutôt abrupte et inamicale, la France étant son plus ancien allié.
- L’Inde est un client de longue date de l’industrie française de l’armement ↩


Lorsque le président israélien sortant a rencontré Biden dans le bureau ovale le mois dernier, tous les « récits porteurs » de l’Establishment mondial étaient exposés : l’« ordre mondial » imposé par les États-Unis, le renforcement de l’alliance arabe anti-iranienne, le blocage de la poussée nucléaire iranienne, l’arrêt du développement de l’arsenal militaire iranien – et l’Iran « ne réussira jamais à se doter d’une arme nucléaire sous « mon » mandat (c’est-à-dire celui de Biden) » .


Nombreux sont les pays du monde qui n’adhèrent pas à la culture de victimisation étasunienne, consistant à glorifier quiconque se présente comme victime dès lors qu’il n’aura pas réussi à atteindre ses objectifs.

