Par Valentin Katasonov – Le 2 novembre 2017 – Source Strategic Culture

La compagnie saoudienne Saudi Aramco (Saudi Arabian Oil Company) est la plus grande entreprise pétrolière au monde. Elle possède plus de 100 gisements de pétrole et de gaz en Arabie saoudite avec des réserves d’au moins 264 milliards de barils de pétrole, ce qui représente environ le quart des réserves mondiales connues pour cette matière première. Les chiffres de production de l’entreprise ne donnent pas une image complète, car les données n’existent que depuis quelques années. Mais à titre d’exemple, en 2013, Saudi Aramco a produit 3,4 milliards de barils de pétrole brut. Les analystes calculent que chaque année l’entreprise saoudienne extrait environ deux fois plus de pétrole et de gaz, en termes de barils équivalent pétrole, que la plus grande société américaine ExxonMobil.
Fait intéressant, Saudi Aramco n’apparaît jamais dans les classements des plus grands producteurs de pétrole au monde, car elle ne publie pas d’information financière telle que ses bénéfices, ses ventes, ses actifs ou sa capitalisation boursière. Par conséquent, les sociétés américaines ExxonMobil et Chevron, Sinopec et PetroChina en Chine, la société anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell, la BP anglaise et Total, une compagnie française, sont en tête du classement. Mais tout le monde sait parfaitement que ces leaders de l’industrie pétrolière mondiale ne sont que des nains comparés à Saudi Aramco.


Voici Camille Olinet (à gauche) et Fanny Verrax (à droite) avec qui j’étais engagé dans une discussion sur l’exploitation minière dans le cadre de la présentation de mon livre « L’Effet Sénèque » à Paris. Camille étudie l’agronomie, Fanny a un diplôme en philosophie et étudie l’épuisement des ressources minérales et ses conséquences avec un intérêt particulier pour les terres rares. Elles sont un bon exemple du climat intellectuel animé de Paris.



J’aime me flatter en pensant que la raison principale pour laquelle tant de gens ont creusé un chemin vers mon blog et continuent à acheter mes livres est que pendant plus d’une décennie j’ai toujours deviné correctement quelle forme prendrait l’avenir ; pas tout le temps, mais suffisamment souvent pour inciter les gens à y prêter attention. J’essaie d’être très prudent dans mes pronostics. Je ne prédis jamais des événements relativement insignifiants tels que les krachs boursiers, les changements dans la composition des gouvernements nationaux et d’autres incidents qui ne se produisent que sur le papier ou sur un coup de tête.

