Par Bruce Wilds − Le 5 novembre 2019 − Source Advancing Time

On peut faire d’énormes fortunes dans des marchés en chute libre
Il serait sage de se rappeler que nous sommes dans des eaux inexplorées et que ce marché pourrait s’inverser en un éclair. Les histoires émanant d’entreprises telles que WeWork qui dépensent des liquidités sans compter sont des sonnettes d’alarme ! Cela signifie que nous ne devrions pas ignorer l’idée que les responsables puissent atteindre un point de basculement où ils laisseront s’éffondrer le système financier pour le plaisir et le profit.
Climat : mais qui l’eût cru ? Ces dernières décennies, les méga-corporations et les méga-milliardaires pilotent la mondialisation de l’économie, dont la poursuite de la plus-value et de la réduction des coûts a causé tant de dégâts à notre environnement, que ce soit dans le monde industrialisé ou dans les économies en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine… Et pourtant, ce sont eux les principaux bailleurs de fonds du mouvement « populaire » de décarbonisation en Suède et en Allemagne, en passant par les États-Unis et au-delà. S’agit-il de sursaut de conscience, ou d’un projet plus radical de financiarisation de l’air que nous respirons, et plus encore ?

Certains média ont rapporté qu’une réunion de banquiers et de financiers influents s’était tenue à Londres le 19 septembre, dans un cercle très étroit et à huis clos, à l’occasion du 100ème anniversaire du dénommé London Gold Fixing.
Le néolibéralisme est, au sens propre du terme, en train de brûler. Et de l’Équateur au Chili, l’Amérique du Sud, une fois de plus, montre la voie. Contre l’austérité vicieuse et universelle du FMI, qui déploie des armes de destruction économique massive pour briser les souverainetés nationales et favoriser les inégalités sociales, l’Amérique du Sud semble enfin prête à reprendre le pouvoir de forger sa propre histoire.
Cet article postule qu’il y a une conjonction désagréable d’événements qui commencent à saper les finances publiques dans les pays avancés. Ils combinent le point d’arrivée d’une tendance à long terme d’augmentation des engagements en matière de protection sociale, à la certitude croissante d’une crise du crédit à l’échelle mondiale, résultant à la fois du pic du cycle du crédit et du protectionnisme commercial croissant. Nous voyons déjà ces derniers saper l’économie mondiale, en piégeant à la fois les gouvernements et les investisseurs.


