Un éditorial de Strategic Culture – Le 7 mai 2021
Les États-Unis et leur « partenaire junior », la Grande-Bretagne, ont exprimé cette semaine leur désir de lancer une nouvelle guerre froide contre la Russie et la Chine – quoique subrepticement, et habillés d’un langage vertueux.
Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, s’est entretenu avec son homologue britannique, Dominic Raab, avant le sommet des ministres des affaires étrangères du G7 qui s’est tenu à Londres cette semaine. Les deux diplomates ont appelé les pays du G7 et leurs partenaires à se serrer les coudes pour faire face à la Chine et à la Russie. À cette fin, des délégués de l’Australie, de l’Inde, de la Corée du Sud et de l’Afrique du Sud ont été invités à participer au sommet.
Nous devrions prendre un moment pour noter combien un tel appel est provocateur et gratuit, voire carrément criminel. La sécurité mondiale est en train de devenir le jouet de la politique occidentale.

La grande nouvelle du jour est que Biden a décidé d’appeler Poutine. Voici comment les Russes ont rapporté
Commençons par le coté comique de cette histoire : le « leader du monde libre » [Biden, Ndt] s’est engagé à empêcher la Chine de devenir la nation « leader » de la planète. Signe qu’il est prêt à remplir une mission aussi exceptionnelle, son « espoir » est de se représenter à la présidence en 2024. Et pas sous la forme d’un hologramme, mais avec la même colistière.
Biden a claironné le mot sacré « démocratie » à maintes reprises, lors de la conférence de Munich sur la sécurité, dont trois fois rien que dans sa phrase de conclusion ; mais le masque est déjà tombé de ce mythe moralisateur datant des années 1940, qui a longtemps servi aux États-Unis. Les récents événements dans ce pays ont mis en évidence le fait que cette « démocratie » n’est qu’une imposture et ont mis à nu les divisions amères qui se cachent derrière la façade.
Par Caitlin Johnstone – Le 11 février 2021 − 