Par Alastair Crooke − Le 22 mars 2021 – Source Strategic Culture
Historiquement, la « modernité » et le Moyen-Orient n’ont jamais fait bon ménage. Cette cohabitation tendue n’a pas été une expérience réjouissante, loin de là, elle a été extrêmement perturbante. Elle a donné lieu à des transferts forcés de populations, des gens ont été retirés à leur communauté, à leur culture et à leur terre. Elle s’est accompagnée d’épisodes de laïcité imposée, allant jusqu’à l’obligation de s’habiller à l’occidentale. La Renaissance islamique du 19e siècle a été éclipsée par l’occidentalisation, les anciens mythes ont disparu et l’Islam ne tenait plus qu’à un fil dans les années 1920, tandis que les jeunes de la région étaient captivés par les attraits d’un socialisme étranger.
Aujourd’hui, l’Establishment occidental met en œuvre un double redémarrage de cette mythique attirance, car elle est bien délabrée. Ils appellent cela un « Reset ». Il ne s’agit en fait que d’une mise à jour « téléchargée » de son ancien système d’exploitation – qui n’est plus vraiment axé sur la démocratie et la liberté dans le monde ; ce récit est discrètement mis à l’écart, après les élections américaines de novembre qui ont été source de division.
Chers amis,
Par
Les récents commentaires d’un haut responsable du géant pharmaceutique Pfizer mettent en évidence la manière dont l’entreprise cherche à faire de la Covid-19 un pilier durable de son modèle économique, notamment en augmentant considérablement les prix de ce qui pourrait devenir des rappels annuels, ainsi que les effets possibles d’une troisième dose.
Commençons par le coté comique de cette histoire : le « leader du monde libre » [Biden, Ndt] s’est engagé à empêcher la Chine de devenir la nation « leader » de la planète. Signe qu’il est prêt à remplir une mission aussi exceptionnelle, son « espoir » est de se représenter à la présidence en 2024. Et pas sous la forme d’un hologramme, mais avec la même colistière.
L’administration de Joe Biden n’a pas mis longtemps à finaliser sa stratégie envers la Chine. La conversation téléphonique entre Biden et Xi, qui s’est déroulée dans une soi-disant « bonne ambiance », a déjà laissé place à une « stratégie chinoise » qui n’est 