Par Morad El Hattab – Le 17 juillet 2020 – Source Les Chroniques de la Vieille République
Monsieur le Président de la République de Turquie,
Cher Monsieur Recep Tayyip Erdoğan,
Je m’adresse à vous aujourd’hui dans un contexte de tensions géostratégiques graves, dans lesquelles la Turquie, que vous présidez, se trouve impliquée.

Photo Murad Sezer – Reuters
Depuis 2003 et votre arrivée au pouvoir, vous êtes parvenu à faire de votre pays un acteur important aujourd’hui, tant au niveau économique, géopolitique, que culturel. Vous avez pu tirer parti de circonstances économiques favorables, mais c’est sous votre mandature que la Turquie a regagné un niveau de puissance qu’elle n’avait plus connu depuis la fin de l’Empire ottoman. Cette réalisation vous honore, et vous fera rentrer dans l’Histoire comme l’artisan du retour de la Turquie sur la scène internationale.
Par
À peu près au milieu de l’année 2020, il devient assez évident qu’il existe un certain nombre de développements majeurs qui ont retenu presque toute notre attention, et pour une bonne raison, car ce sont des changements tectoniques qui sont vraiment qualifiés des «catastrophes» – selon la définition du mot « un changement violent et soudain dans une caractéristique de la terre ».
Dans un récent 
Malgré ce que les commentateurs américains et européens peuvent penser, il y a vraiment un profond désir parmi les gens de voter pour leur propre souveraineté. Et cette impulsion était pleinement affichée la semaine dernière avec l’annonce des résultats du vote en Russie pour approuver les modifications de la constitution du pays.
Les deux nations occidentales les plus puissantes militairement, à la fois libres de projeter leur puissance navale et leur domination maritime partout dans le monde, se réunissent pour punir et renverser les régimes qu’ils jugent coupables d’atteintes aux droits humains et de répression politique au nom des droits humains et de la promotion de la démocratie : qu’y a-t-il de mal ?

La crise sanitaire a mis en évidence la vulnérabilité de notre pays. La France qui faisait partie des toutes premières puissances mondiales il y a quelques années, est désormais dans un état de dépendance consternant vis-à-vis de l’étranger. De manière concomitante, « la gestion » elle-même de la crise a révélé une « force publique » désorientée. Devant le virus, notre pays s’en est moins bien tiré que d’autres pays dits en voie de développement.