Les manifestations violentes à Hong Kong atteignent leur dernier stade


2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama − 14 août 2019

Les émeutes à Hong Kong sont sur le point de se terminer.

Les manifestations, qui avaient débuté en juin, étaient dirigées contre une loi qui aurait permis l’extradition des criminels vers Taiwan, Macao et la Chine continentale. La loi a été retirée et les grandes manifestations se sont tues depuis. Il ne reste que quelques milliers d’étudiants qui, comme conseillé dans un éditorial du New York Times, cherchent intentionnellement à provoquer la police par une « violence marginale » :

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Du rififi dans la citadelle des élites US, divisées et en conflit


Par Alastair Crooke − Le 3 août 2019 − Source Strategic Culture

crooke_1-1-175x230Quelque chose se trame. Lorsque deux chroniqueurs du Financial Times – piliers de l’establishment occidental – brandissent un drapeau rouge, nous devons en prendre note : Martin Wolf est entré le premier en scène, avec un article dramatiquement intitulé : Les cent ans à venir, un conflit entre les États-Unis et la Chine. Il n’imagine pas «une simple» guerre commerciale, mais une lutte tous azimuts. Ensuite, son collègue au FT, Edward Luce, a souligné que «l’argument de Wolf est plus nuancé que le titre. Après avoir passé une partie de cette semaine parmi les principaux décideurs et penseurs au Forum annuel sur la sécurité d’Aspen dans le Colorado », écrit Luce, « je suis enclin à penser que Martin n’exagérait pas. La rapidité avec laquelle les dirigeants politiques américains de tous les partis se sont unis derrière l’idée d’une ‘nouvelle guerre froide’ me laisse pantois. Il y a dix-huit mois, cette phrase aurait été rejetée comme un propos alarmiste. Aujourd’hui, c’est un consensus.

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Épargner, investir, spéculer, commercer ou parier ?


Par Doug Casey − Le 3 août 2019 − Source International Man

Doug-circle-1Depuis quelque temps, je dis que l’économie est «dans l’œil du cyclone», et quand il émergera, le climat sera beaucoup plus rude qu’en 2008. Les milliers de milliards d’unités monétaires créées depuis 2007, combinées à une suppression artificielle des taux d’intérêt, ont tempéré la situation. Mais seulement temporairement. Lorsque l’économie se retrouvera à la lisière du cyclone, la tempête sera bien différente, bien pire et plus durable que ce que nous avons connu en 2008 et 2009.

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La crise des sans-abri en Californie s’étend au comté d’Orange et double en deux ans


Par Tyler Durden − Le 3 août 2019 − Source ZeroHedge

tyler durdenÀ l’instar d’une grande partie de l’État de Californie, le comté d’Orange, a enregistré une hausse considérable des prix de l’immobilier depuis la grande récession. Au fil du temps, les résidents qui avaient accès à un crédit bon marché pouvaient se permettre de vivre dans le comté, ce qui créait un fossé important entre les riches et les pauvres.

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Inde : le vaisseau de Modi heurte l’iceberg du Cachemire


Par M.K. Bhadrakumar − Le 26 juillet 2019 − Source Strategic Culture

2015-03-19_14h09_03Après la dissolution de l’ancienne Union soviétique, l’ajustement de l’Inde, après la guerre froide, à la politique étrangère reposait sur l’idée selon laquelle Delhi devrait s’en tenir au principe proverbial « ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire » pour ce qui concerne les États-Unis.

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L’affaire Epstein…


…une rare occasion de se concentrer « sur la nature dépravée de l’élite américaine »


Par Michael Krieger − Le 25 juillet 2019 − Source Russia Insider

Extrait de l’article du New York Magazine « Who Was Jeffrey Epstein Calling ? » :

Peut-être, enfin, un violeur en série et pédophile pourrait-il être traduit en justice, plus de douze ans après sa première inculpation pour avoir brutalisé d'innombrables filles et femmes. Mais ce qui ne changera pas, c’est ceci : le cloaque des élites, dont beaucoup à New York, qui ont permis à Jeffrey Epstein de prospérer en toute impunité.

Pendant des décennies, d’importantes personnalités «sérieuses» et influentes ont assisté aux dîners d’Epstein, sont montées dans son jet privé et ont renforcé la fiction qu’il était une sorte de milliardaire génial des hedge-funds. Comment pouvons-nous expliquer pourquoi ils ont détourné le regard, ou ont flatté Epstein, alors même qu'ils avaient probablement remarqué qu'il était souvent en compagnie d'un harem de jeunes filles ? Facile : ils ont obtenu quelque chose en échange, que ce soit un tour gratuit à bord de son «Lolita Express» aérien, une autre forme de largesses monétaires, une entrée dans les extravagantes soirées de célébrités qu’il a organisées dans son hôtel, ou peut-être et de manière ignoble, une livre ou deux de chair fraîche féminine.

Un repas chaleureux avec Jeffrey Epstein, Alan Dershowitz et Larry Summers. Voilà votre soi-disant « élite » américaine.

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Epstein avec Robert Trivers, Alan Dershowitz, et Larry Summers à Harvard en 2004 – Photo Rick Friedman/Polaris

Une évaluation honnête de l’état actuel de la politique, et de la société américaines en général, laisse peu de place à l’optimisme quant à la capacité du public à diagnostiquer avec précision, et encore moins à aborder, nos problèmes fondamentaux à la racine. Une des principales raisons de cet état de fait réside dans la facilité avec laquelle le public américain est divisé contre lui-même, et conquis.

Bien que certains problèmes puissent faire l’objet d’un consensus, nous ne concentrons tout simplement pas notre énergie collective sur eux et ne créons pas les mouvements de masse nécessaires pour les résoudre. Des éléments tels que la corruption bipartite systémique, l’institutionnalisation d’un système de justice à deux niveaux, dans lequel les riches et les puissants sont au-dessus de la loi, une économie en lambeaux qui oblige les deux parents à travailler, parvenant à peine à joindre les deux bouts, et un complexe militaro-industriel gavé par les profits des agressions impériale, et non pas par la défense nationale, comme prétendu. Ce ne sont là que quelques-uns des nombreux problèmes qui devraient facilement nous unir contre une structure de pouvoir fortement retranchée, mais cela ne se produit pas. Du moins pas encore.

Nous nous trouvons actuellement à un point d’inflexion unique dans l’histoire américaine. Bien que je partage l’avis de Charles Hugh Smith selon lequel «nos élites dirigeantes n’ont aucune idée de la mesure dans laquelle nous voulons les voir tous en prison», nous n’avons pas encore atteint le point où le grand public est prêt à agir. Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela, mais le principal obstacle est la facilité avec laquelle les citoyens sont divisés et conquis. Les médias, largement contrôlés par les milliardaires et leurs sociétés, sont fortement incités à maintenir le public divisé contre lui-même sur des questions insignifiantes, ou au mieux, sur des problèmes réels qui ne sont que des symptômes du pillage bipartisan par les élites.

L’important, du point de vue des ploutocrates, est de s’assurer que le public ne regarde jamais derrière lui et ne voit pas la racine des problèmes de la société. Ce ne sont ni Trump, ni Obama, ni les partis républicain ou démocrate. Ces individus et ces gangs politiques ne sont que des instruments utiles au pillage élitiste. Ils aident à rassembler la populace dans de confortables petites réserves tribales, ce qui aboutit à des querelles télévisées, tandis que les véritables forces du pouvoir poursuivent leurs activités de pillage de la société dans les coulisses.

Vous êtes encouragés à vous identifier à l’équipe républicaine ou à l’équipe démocrate, mais vous ne vous associez jamais d’une seule voix contre un attelage bipartite de puissants acteurs dépravés, corrompus et irresponsables qui façonnent la société de haut en bas. Tandis que le citoyen moyen, qui vit entre deux chèques d’une semaine sur l’autre, participe à un combat biblique entre le Bien et le Mal en soutenant une équipe rouge ou bleue, les manipulateurs et les puissants au sommet restent au-delà de ce théâtre plébéien – bien qu’ils l’encouragent certainement. Ces personnes ne connaissent qu’une seule équipe – l’équipe verte. Et leur équipe continue à gagner, au fait.

Michael Krieger @ LibertyBlitz
 
C’est triste et ahurissant de voir à quel point il est facile de diviser et de conquérir le public américain. Manipuler les masses dans ce pays est trivial. Les prochaines années ne seront pas jolies.
14h48 - 18 juillet 2019

Michael Krieger @ LibertyBlitz 18 juil. 2019
Répondre à @LibertyBlitz

La seule chose que vous puissiez faire pour le moment est d’essayer d’être plus conscient de votre propre comportement, à mesure que les autres deviennent moins conscients. C’est difficile parce que nous sommes bombardés de stimulus sans fin pour nous rendre agressifs et hostiles les uns aux autres. Je ferai de mon mieux.
Michael Krieger @ LibertyBlitz 3:23h - 18 juillet 2019

C’est extrêmement difficile. Même si je suis tout à fait au courant de ce qui se passe et de la façon dont nous sommes manipulés, j’ai personnellement toujours du mal à ne pas tomber dans le tourbillon de l’hostilité des citoyens. C’est partout, essayant constamment de vous priver de votre énergie.

Lorsque je survole les nouvelles, presque tous les jours, je constate une amplification constante des sujets clivants par les médias, les experts de service et même de nombreux médias alternatifs. Je vois de plus en plus de gens encouragés à diaboliser et à déshumaniser leurs concitoyens. Quiconque a voté pour Trump est automatiquement un nazi, de même que celui qui soutient Sanders est un communiste anti-américain. La réalité est que ni l’une ni l’autre de ces choses n’est vraie, alors pourquoi les gens sont-ils si prompts à les dire ?

Pourquoi la plus grande partie de la colère de ce pays est-elle dirigée contre d’autres Américains impuissants, au lieu de s’adresser à la structure de pouvoir qui entretient et continue de défendre le statu quo actuel dépravé ? Je ne vois aucun avantage à encourager activement l’un des côtés de la discussion politique et à déshumaniser l’autre, et je suggère que nous cessions consciemment de nous engager dans un tel comportement. Absolument rien de bon ne peut en sortir.

C’est en partie la raison pour laquelle j’ai été tellement affecté par l’affaire Jeffrey Epstein. Pour une fois, cela nous permet de concentrer notre énergie sur la nature dépravée de la soi-disant «élite» américaine, plutôt que de nous battre les uns contre les autres. Combien de supporters de Trump ou Sanders, au hasard, connaissez-vous qui molestent systématiquement les enfants et les vendent ensuite à leurs amis riches et puissants à des fins de chantage ?

L’affaire Epstein met en lumière à quel point les plus hauts échelons de la société américaine sont devenus pervers et sociopathes. C’est exactement ce qui se produit lorsque vous ne réussissez pas à mettre derrière les barreaux des super-prédateurs riches et puissants. Ils deviennent plus effrontés, ils deviennent plus déments et, finalement, ils détruisent le tissu même qui maintient la cohésion de la société. Nous sommes en fait gouvernés par des  monstres.

Malheureusement, par notre myopie, en nous battant entre nous et en choisissant la méthode la plus facile de frapper vers le bas plutôt que vers le haut, nous permettons à de tels crétins de continuer à violer et à piller ce qui reste de notre civilisation.

Si nous pouvions vraiment aller au fond des choses pour savoir ce que Epstein a fait exactement, je suppose que cela aurait le potentiel de focaliser le grand public – au-delà de quelques secondes – sur la vraie nature de ce qui se passe réellement et de ce qui fait bouger le monde. Des révélations de cette nature pourraient fournir le point de basculement proverbial dont nous avons désespérément besoin, mais c’est aussi la raison pour laquelle nous avons peu de chances de connaître toute l’histoire. Il y a tout simplement trop de choses en jeu pour ceux qui tirent les ficelles.

Michael Krieger

Traduit par jj, relu par Hervé pour le Saker Francophone

 

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Trump revient sur ses positions…


…mais les articulations grincent


Par Tom Luongo − Le 21 juillet 2019 − Source Strategic Culture

Tom LuongoLa semaine dernière, tout n’était que bruit et fureur. Les États-Unis menaçaient de prendre davantage de sanctions contre l’Iran, les Britanniques s’emparaient d’un pétrolier et l’Iran violait le JCPOA.

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