La bonne nouvelle de la présidence Trump : les imbéciles peuvent être bons !


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 11 janvier 2018 – Source The Saker

Dans quelques jours, une année aura passé depuis l’investiture de Donald Trump à la présidence des États-Unis. À cette occasion, je crois qu’on peut dire raisonnablement que presque tout le monde, à l’exception des néocons et de quelques partisans inconditionnels, est totalement consterné par ce que l’année dernière a apporté aux États-Unis et à la planète. Ceux qui haïssaient Trump ne le haïssent pas moins, tandis que ceux qui avaient quelques espoirs dans Trump, comme moi, doivent accepter que ces espoirs ne se sont jamais concrétisés. Je pense que si nous imaginons une présidence Hillary, le mot « diabolique» serait une bonne manière de décrire ce à quoi une telle présidence aurait probablement ressemblé. De même, si je devais choisir un seul mot pour décrire la présidence de Trump, au moins jusqu’à présent, je pense que ce serait « stupide ». Je ne me donnerai même pas la peine, comme je l’avais prévu d’abord, d’énumérer toutes les choses stupides que Trump a dites et faites depuis son investiture (ceux qui pensent autrement devraient interrompre leur lecture ici).

Je dirai que cela ne me fait aucun plaisir d’écrire ceci parce que j’ai aussi eu l’espoir que Trump tiendrait au moins quelques-unes de ses promesses électorales (même si la plus grande partie de mon soutien à son égard était basée sur le fait qu’il n’était pas Hillary qui, je le crois encore, aurait amené les États-Unis et la Russie à se faire la guerre). En plus, chaque fois que je me rappelle le discours d’investiture de Trump, j’éprouve ce douloureux sentiment d’une occasion très importante et totalement manquée : enfin restaurer la souveraineté des États-Unis en faveur du peuple étasunien et revenir a une politique internationale civilisée et rationnelle. Hélas, cela ne s’est pas produit et c’est une réalité que nous devons accepter et affronter. Continuer la lecture

L’impérialisme ou le « stade suprême du capitalisme »


Par Claudio Mutti – Le 17 novembre 2017 – Source Katehon


Le terme d’impérialisme, au sens de la propension d’un État à se déployer à travers un vaste espace géographique et à imposer sa domination politique, militaire et économique, est un néologisme relativement récent. En 1920, Lénine constate que depuis une vingtaine d’années, au cours de la période historique entamée par la guerre hispano-américaine (1898) et la seconde guerre des Boers (1899-1902), « la littérature économique et aussi politique de l’ancien et du nouveau monde s’arrête de plus en plus fréquemment à la notion d »impérialisme’ pour caractériser le monde où nous vivons »  1, et de citer à titre d’exemple un texte intitulé « Impérialisme » publié par l’économiste britannique J.A. Hobson à Londres et à New York en 1902.

Tout en exposant les liens entre l’impérialisme et ses spécificités économiques élémentaires, Lénine énonce la célèbre définition de l’impérialisme conçu comme une « époque du capital financier et des monopoles ».2 « Un stade particulier du développement de l’économie capitaliste mondiale », 3 dira par la suite Paul M.Sweezy.

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  1. Vladimir I. Lénine, « Impérialisme, stade suprême du capitalisme » téléchargeable gratuitement sur www.marxists.org, p. 5.
  2. Vladimir I. Lénine, « Impérialisme, stade suprême du capitalisme »  ibid, p. 50.
  3. Paul M. Sweezy, « The Theory of Capitalist Development » New York 1968, p. 307.

Perspectives 2018 : Amérique Latine


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Par Andrew Korybko – Le 30 décembre 2017 – Source Oriental Review

L’Amérique latine est dans les limbes puisque l’opération Condor 2.0 des États-Unis a plus ou moins réussi à réduire la multipolarité dans la région, bien que les prochaines élections présidentielles mexicaines et brésiliennes pourraient annoncer un changement de paradigme si les partis de gauche remportent les plus hautes fonctions dans ces deux grandes puissances.

Detailed map of North and South America.

Les États-Unis ont systématiquement démantelé la multipolarité dans l’hémisphère occidental depuis le début de leur contre-offensive asymétrique de 2009  soutenant le coup d’État militaire contre le président hondurien Manuel Zelaya. Depuis lors, les gouvernements de gauche d’Argentine et du Brésil sont tombés en raison de coups d’État électoraux et constitutionnels, renversant sévèrement les effets de la « marée rose » et ouvrant le bloc commercial du Mercosur au même type d’influence néolibérale qu’il avait précédemment voulu contrecarrer.

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Suisse : initiative Monnaie Pleine


Par Gérard Foucher − Janvier 2018

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L’initiative Monnaie Pleine est un projet suisse. Les Suisses, quand tu leur parles de démocratie, ils tendent une oreille (tu m’étonnes, ils votent tout le temps, et sur tout). Et quand tu leur parles de fric, ils tendent l’autre oreille. La Suisse reste quand même, en gros, le coffre-fort financier du monde. Et quand tu leur parles de démocratie ET de fric, et que tu leur expliques :

  1. Que leurs avoirs monétaires NE SONT PAS en sécurité dans une banque commerciale au coin de la rue, et,
  2. Que le seul moyen d’exercer une véritable démocratie, c’est non seulement de voter pour les projets communs, mais aussi, et surtout, de posséder les moyens de les financer, alors là, ils tendent les DEUX oreilles !

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Chișinău – Une quête pour la survie


Sur le quatrième monde, ou le retour de la politique.


Par Hervé Juvin – Le 17 décembre 2017

Deuxième colloque de Chișinău (15-16 décembre 2017)

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Quel est le monde dans lequel nous entrons ? Quel est le monde dans lequel nous nous engageons à vivre ?

Les organisateurs de ce colloque ont eu raison lorsqu’ils ont choisi ce sujet : la quatrième économie. Mais je ne suis pas sûr qu’ils aient raison s’ils veulent que nous limitions notre champ d’application aux seuls problèmes économiques actuels.

Ma réponse sera : le monde conduit par l’économie est le vieux monde. Nous ne regardons pas seulement l’échec misérable des institutions de Bretton Woods et de l’ordre libéral de l’Occident. Non seulement nous assistons à l’effondrement de la finance globalisée et des marchés interconnectés, mais aussi à celui d’un système dirigé par les Américains. Nous sommes les témoins de la fin de l’économie telle que nous la connaissions. Vous dites : économie ? Dites politique, idiot ! 1

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  1. Référence à la phrase de Clinton, It’s the economy, stupid !

Le vertige mortifère du marxisme culturel (II)


Walter Benjamin et le nouveau désordre mondial


Par Patrice-Hans Perrier – Le 10 janvier 2017 – Source Carnets d’un promeneur

Walter Benjamin PHOTONous poursuivons notre analyse sur l’étrange mutation d’une théorie marxiste de l’hégémonie culturelle qui s’est infiltrée par tous les pores des médias de masse afin de finir par contaminer jusqu’à l’ensemble de nos perceptions. Partant de l’approche gramscienne pour aboutir en plein cœur de l’École de Francfort, nous avons décidé de faire un arrêt sur la pensée d’un véritable hérétique, penseur d’une hégémonie culturelle conçue comme l’instrument de subversion par excellence. En effet, Walter Benjamin a été qualifié de « théologien du marxisme » par ses proches et pour cause lorsque l’on prend la peine d’étudier l’étrange parcours intellectuel qui marque son œuvre inclassable. Émule de la Kabbale, Walter Benjamin s’est laissé tenter par la critique marxiste des rapports de classe dans un contexte où son Allemagne natale était emportée par les affres de cette déréliction qui caractérise la période de l’entre-deux guerres. Proche de Gershom Scholem, un historien et philosophe spécialiste de l’histoire du judaïsme, Benjamin constitue un cas de figure extraordinairement fécond.

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Comment la politique interne US a façonné la guerre de Corée

Mémorial de la guerre de Corée – Crédit www.nationalparks.org


Carol Duff, MSN, BA, RNPar Carol Duff  – Le 2 janvier 2018 – Source VeteransToday

Comme dans toute guerre, la politique peut être une force motrice. Le militariste [stratège militaire, NdT] Carl von Clausewitz a dit que « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. » La guerre de Corée n’était pas différente de toute autre guerre. De nombreuses décisions impliquant sa conduite ont été motivées par des considérations politiques, tant sur le front intérieur qu’à l’étranger. Inversement, la politique américaine a été affectée par la guerre de Corée.

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Censure politique sur YouTube : comment ça marche ?


Cinq années d’archives de résistance au sionisme et à l’impérialisme détruites par Google


Par Sayed – Le 11 janvier 2018 – Source sayed7asan

« On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin. »

Ainsi commence Le Procès, œuvre de Franz Kafka de 1925, dans laquelle Joseph K., employé de banque sans histoires, est arrêté à son domicile par de mystérieux agents et notifié d’une procédure judiciaire engagée à son encontre. Il n’est pas informé du délit ou crime dont il se serait rendu coupable – on lui laisse seulement entendre qu’il aurait enfreint une loi inconnue – et se voit remettre une convocation au tribunal un certain jour, sans que l’heure ou le lieu exacts soient indiqués. Le protagoniste est entraîné dans un engrenage complètement absurde, ballotté entre inspecteurs, huissiers, avocats et juges, et ne sachant à aucun moment de quoi ou contre qui il doit se défendre. Il est finalement exécuté par trois bourreaux distingués qui, avec d’« horribles politesses » lui plantent un couteau de boucher dans le cœur.

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La règle d’or du progrès technologique


L’innovation ne résout pas les problèmes, elle les crée


Par Ugo Bardi – Le 21 décembre 2017 – Source CassandraLegacy

 

Tu vois cette chose là-bas ? C’est un robot de sécurité autonome, quelque chose qui est à la mode de nos jours. Évidemment, pour chaque problème, il doit y avoir une solution technologique. Alors, qu’est-ce qui pourrait mal se passer avec l’idée que le problème des sans-abri peut être résolu au moyen de robots de sécurité ? Après tout, ils ne sont pas armés… Je veux dire, pas encore.

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Génocide par prescriptions médicales


Histoire du déclin de la classe active blanche aux États-Unis


Par James Petras et Robin Eastman-Abaya – Le 7 janvier 2018 – Source DefendDemocracy

Introduction : Aux États-Unis, la classe ouvrière blanche a été décimée par une épidémie de « décès prématurés » – un terme neutre pour masquer la baisse de l’espérance de vie dans ce segment démographique historiquement important. Il y a eu des études et des rapports peu diffusés décrivant cette tendance de manière générale – mais leurs conclusions ne sont pas encore entrées dans la conscience nationale pour des raisons que nous tenterons d’explorer dans cet essai.

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