Par Nick Corbishley – Le 11 juillet 2025 – Source Naked capitalism
Mercredi, le Brésil est devenu le dernier d’une liste croissante de pays à recevoir une lettre de menaces de Donald J Trump. Le Brésil, avertit la lettre, sera confronté à des droits de douane de 50% sur toutes ses exportations vers les États-Unis à compter du 1er août en raison de la “chasse aux sorcières” de son gouvernement contre l’ancien président Jair Bolsanaro pour sa tentative de coup d’État en janvier 2023.
En d’autres termes, cela n’a pas grand-chose à voir avec le commerce, puisqu’en fait les États-Unis avaient un excédent commercial annuel de 6,8 milliards de dollars avec le Brésil l’année dernière, un excédent que Trump met maintenant en péril. Il s’agit plutôt de s’immiscer dans la politique intérieure d’un autre pays, bien qu’il y ait aussi des facteurs géopolitiques à l’œuvre (nous y reviendrons plus tard). Comme le rapporte Bloomberg, la dernière décision de Trump « montre au monde que rien ne lui est interdit” :
Par 


Le président Trump continue de semer le chaos en ce qui concerne sa promesse non tenue de mettre fin à la guerre en Ukraine. Son approche est déséquilibrée et se concentre presque exclusivement sur le fait de blâmer la Russie… Il refuse de reconnaître sa propre responsabilité dans l’envoi d’armes à l’Ukraine pendant son premier mandat, continue d’envoyer des armes à l’Ukraine et ne condamne pas les attaques flagrantes de l’Ukraine contre les civils russes. Voici ce qu’il a déclaré lors de la conférence de presse improvisée au début de la réunion du cabinet jeudi :

La grande question qui se pose après l’attaque américaine du 22 juin contre l’Iran – juste après la question « que va devenir l’Iran ? » – est de savoir si, dans son calcul, Trump peut « imposer rhétoriquement » l’idée d’avoir « anéanti » le programme nucléaire iranien suffisamment longtemps pour empêcher Israël de frapper à nouveau l’Iran, tout en lui permettant de poursuivre son slogan spectaculaire, « NOUS AVONS GAGNÉ : C’est moi qui commande maintenant et tout le monde fera ce que je dis ».