Par Dmitry Orlov – Le 19 aout 2021 – Source Club Orlov
Dans mon livre de 2016 « Réduire la technosphere« , j’ai décrit la technosphère comme une intelligence émergente mondiale non humaine dirigée par une téléologie abstraite de contrôle total, une machine en réseau avec quelques pièces mobiles humaines (de moins en moins nombreuses chaque jour), totalement dépourvue de tout sens moral ou éthique (mais habile à utiliser la moralité et l’éthique à des fins de manipulation). La technosphère peut vous maintenir en vie et vous offrir un certain confort si elle vous trouve utile, mais elle peut tout aussi bien vous tuer, ses technologies meurtrières étant parmi les plus avancées. J’ai fait valoir que nous devrions nous efforcer de réduire la technosphère, non pas en l’éliminant complètement, car cela entraînerait la mort de milliards de personnes, mais en la maîtrisant et en devenant son maître plutôt qu’elle ne soit notre maître.
Par Moon of Alabama – Le 4 septembre 2021
Pendant la période précédant l’invasion de l’Irak, en 2003, Washington proclamait au monde entier que l’Irak était en possession d’armes de destruction massive. Bien que l’administration Bush ne disposait d’aucune preuve réelle pour étayer cette affirmation, cela ne fut pas un obstacle à la poursuite du plan d’action souhaité. Les preuves nécessaires ont été inventées, et les preuves contradictoires ont été autoritairement reboutées. L’exemple suivant est instructif. José Bustani, le directeur fondateur de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), s’efforçait à l’époque de faire accepter l’Irak comme membre de l’OIAC, car cela aurait permis des inspections approfondies, et Bustani s’attendait pleinement à ce que ces inspections confirment ce que ses propres experts en armes chimiques lui avaient déjà dit, à savoir que toutes les armes chimiques de l’Irak avaient déjà été détruites, dans les années 1990 après la guerre du Golfe. La réponse de l’administration Bush à Bustani a été rapide : John Bolton, alors sous-secrétaire d’État, lui a donné vingt-quatre heures
Il y a des moments où des lueurs de clarté brillent à travers le brouillard de la guerre narrative. Le discours d’investiture du président Raïssi ce mois-ci a été l’une de ces lueurs d’espoir. L’Iran se repositionne stratégiquement : les années passées à essayer de trouver un modus vivendi avec l’Occident n’ont fait que démontrer aux deux partenaires de cette « liaison » peu romantique qu’une relation n’est tout simplement pas possible. En effet, comme l’a laissé entendre Raïssi, cela a non seulement manqué de couler l’Iran, mais l’a aussi laissé avec une maison en désordre. Raïssi doit d’abord remettre de l’ordre dans sa maison, a-t-il dit, puis ouvrir la diplomatie à un cercle d’interactions plus large et plus diversifié. Les huit dernières années ont été étouffantes. Il faut ouvrir une fenêtre.


L’empire américain est en chute libre. Bien. L’Afghanistan est retourné au contrôle nativiste comme prévu. Les « gardiens de chèvres » restent invaincus. La rapidité de la prise de pouvoir par les talibans ne me surprend pas, car le travail préparatoire était en cours depuis des années.