Par Dmitry Orlov – Le 23 mai 2017 – Source Club Orlov
« Soufflez dans le nez d’un cheval et il va bouger sa queue », dit le dicton. C’est stupide, mais cela intègre un modèle de pensée commun : faire A pour atteindre B. À mesure que nous grandissons, nous apprenons beaucoup de tels modèles de pensée et, en tant qu’adultes, nous nous attendons à ce qu’ils continuent à fonctionner. Nous ne savons pas nécessairement pourquoi. Nous n’avons pas le temps pour des explications compliquées et une rationalisation ; mais nous savons qu’ils fonctionnent. Une approche qui permet de gagner du temps est simplement de les essayer et de voir ce que ça donne. Est-ce qu’ils fonctionnent toujours?
Puis il existe un modèle de pensée qui fonctionne à un méta-niveau : utilisez une astuce trop souvent, et elle cessera de fonctionner. Soufflez dans le nez d’un cheval trop souvent, et il vous mordra ou vous frappera. « Trop d’une bonne chose est une mauvaise chose », pourrait-on dire. C’est encore quelque chose que nous apprenons en grandissant, et cela tempère notre enthousiasme, en tant qu’adultes, à pousser les choses trop loin. De façon très intéressante, cela ne fonctionne qu’au niveau de l’individu ou d’un petit groupe. En tant que sociétés, nous poussons toujours les choses trop loin – jusqu’au point où elles cessent de fonctionner.
Le dépôt de déchets nucléaire de Hanford, dans l’État de Washington, est considéré comme le site le plus pollué des États-Unis. Il est formé en partie par les ruines de PUREX, une installation d’extraction de plutonium, à partir d’uranium, qui a été utilisée pour fabriquer les armes nucléaires de la Seconde guerre mondiale et pendant toute la Guerre froide. L’extraction du plutonium à partir de combustible d’uranium est un procédé chimique qui entraîne des déchets agressifs et hautement radioactifs.
Il semble de plus en plus évident que l’arrêt extraordinaire rendu par la Commission européenne, le 29 juin 2016, accordant au désherbant toxique Glyphosate un sursis de 18 mois jusqu’en décembre 2017, a été pris afin de laisser suffisamment de temps à Bayer AG, le nouveau propriétaire de Monsanto depuis décembre 2016, pour mettre sur le marché son substitut de désherbant, une fois la fusion achevée. Le sujet est soumis à une rude controverse, surtout en raison d’une déclaration de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) à Genève, disant que le Glyphosate est un « probable cancérigène ». La Commission européenne a ignoré cette déclaration de l’OMS, s’est fiée à une frauduleuse étude sanitaire du gouvernement allemand et a ignoré la volonté d’une majorité des gouvernements de l’UE en accordant au glyphosate, l’ingrédient principal de l’herbicide RoundUp de Monsanto, une extension de licence commerciale.





