Par Thomas Fazi − Le 18 janvier 2025 − Source Unherd
En tant que commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton s’est souvent présenté comme un champion de la souveraineté européenne, en particulier dans ses efforts pour contester la domination des géants américains de la technologie, tels que X d’Elon Musk. Cependant, beaucoup d’entre nous soupçonnaient que sa rhétorique avait moins à voir avec la défense de l’autonomie de l’Europe qu’avec un désir de contrôler le narratif. C’est ce qui ressort de la mise en œuvre de la loi sur les services numériques (DSA), un outil qui accorde effectivement aux élites de l’UE le pouvoir de dicter ce que des centaines de millions d’Européens peuvent ou ne peuvent pas dire et lire en ligne, sous prétexte de lutter contre la désinformation.
Ma visite d’une semaine à Téhéran pour observer l’élection présidentielle de juin dernier m’a ouvert les yeux. Je pouvais sentir que l’Iran était sans aucun doute à l’aube de profonds changements. Le pays, que je connais professionnellement depuis des décennies, depuis la Révolution islamique de 1979, suscitait de grandes attentes d’un changement radical de cap.



Il est possible, sinon probable, que la défaite de l’Ukraine dans la guerre et ses effets résiduels (effondrement de l’armée, du front et même de l’État) puissent faciliter leur accession au pouvoir si, d’une manière ou d’une autre, une Ukraine antirusse et indépendante émergeait après la guerre. Les ultra-nationalistes ou néo-fascistes ukrainiens sont fortement antilibéraux, anti-républicains et anti-occidentaux. Il y a quelques années, Dmitro Yarosh, fondateur puis dirigeant ou « coordinateur » du groupe néo-fasciste ukrainien Secteur Droit (SD) et plus tard conseiller du Commandant des Forces armées ukrainiennes, le Général Valerii Zaluzhnyi, qui est maintenant l’ambassadeur de Kiev au Royaume-Uni, ont promis qu’il y aurait une « deuxième phase de la révolution nationaliste » dont la révolte de Maidan de février 2014 n’était que la première. La deuxième phase consisterait à balayer les restes libéraux et oligarchiques de l’ordre démocratique pré-Maïdan restant encore dans le régime de Maïdan. De nombreux autres ultra-nationalistes et néo-fascistes ukrainiens ont des opinions similaires, et ils attendent le moment d’initier la deuxième phase.
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