Par George Beebe – Le 29 janvier 2025 – Source The American Conservative
Alors qu’il examine la nomination de Tulsi Gabbard au poste de directeur du renseignement national, le Sénat des États-Unis est confronté à un choix fondamental : doit-il rejeter ceux qui, comme Gabbard, remettent en question les idées reçues, ou doit-il reconnaître qu’une remise en question raisonnable des opinions orthodoxes est essentielle pour éviter les échecs en matière de renseignement et de politique étrangère que nous avons connus en Irak, en Libye, en Afghanistan et en Ukraine, par exemple ?
La récente attaque du New York Times contre les convictions religieuses de Gabbard suggère que l’establishment de politique étrangère est bien plus préoccupé par la protection de son pouvoir que par les dangers de l’intolérance venant de la majorité, qui a pourtant donné naissance à la Bill of Rights. Pourtant, le manque de respect pour les opinions minoritaires et les libertés constitutionnelles est précisément ce qui affecte le plus notre communauté du renseignement (CR).
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La Russie et l’Iran, en tant que voisins immédiats et grandes puissances avec une histoire glorieuse, ont eu une relation difficile et mouvementée au travers des siècles. C’est au crédit du pragmatisme iranien que ce pays a appris à vivre avec les conséquences de l’expansionnisme de la Russie tsariste plutôt que de s’enfermer dans une inimitié éternelle. À certains égards, il partageait également le sort de la Chine aux mains de puissances prédatrices. De telles expériences amères sont inévitablement ancrées dans la psyché d’une nation.