La ligne rouge de Trump

Note du Saker Francophone

l'article qui suit a fait l'objet d'une analyse par le site dedefensa.org
en date du 26 juin

Par Seymour M. Hersh – Le 6 avril 2017 – Source Die Welt

Le président Donald Trump a ignoré les rapports importants des services de renseignement lorsqu’il a décidé d’attaquer la Syrie après avoir vu des photos d’enfants agonisants. Seymour M. Hersh a enquêté sur la prétendue attaque au gaz sarin.
Continuer la lecture

Coincée à al-Tanf, l’armée américaine admet qu’elle a perdu la course pour occuper le sud-est de la Syrie


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 25 juin 2017

L’armée américaine a, pour l’instant, renoncé à occuper le sud-est de la Syrie. Ses déclarations récentes, lors d’une conférence de presse du ministère de la Défense, montrent qu’elle reconnait la défaite de son projet originel. Continuer la lecture

Syrie – L’attaque étasunienne n’entrave pas la poussée syrienne sur Deir Ezzor


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 19 juin 2017 – Par Moon of Alabama

Notre dernière synthèse titrait : La fin de la guerre en Syrie est maintenant en vue :

À moins que les États-Unis ne changent de tactique et ne se lancent dans une guerre à grande échelle contre la Syrie avec leurs propres forces armées, la guerre contre la Syrie est finie. Continuer la lecture

Les États-Unis cherchent à contrôler la province irakienne d’Anbar et au-delà.


L’Irak et la Syrie vont les en empêcher.


Par Moon of Alabama – Le 29 mai 2017

Les États-Unis jettent leur filet sur la partie de désert située entre l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite et la Jordanie pour installer des bases militaires et des structures de pouvoir, qui leur permettront d’assurer une influence majeure dans la région. Une partie du plan est de développer des forces proxy sunnites qui maintiendront les forces gouvernementales syriennes et irakiennes hors de la région. Une autre partie consiste à privatiser une infrastructure importante pour la maintenir sous le contrôle direct des États-Unis.

La privatisation de l’autoroute irakienne 1 qui relie Bagdad à la capitale jordanienne, Amman, est un point clé de ce plan. Selon le New York Times :

Continuer la lecture

L’État profond à la manœuvre

... L'assaut contre la présidence de Trump est la plus grande menace pour la sécurité nationale américaine aujourd'hui. 

Stephen F. Cohen


Le maintien de toute relation entre les États-Unis et la Russie est maintenant considéré comme une trahison par l’establishment anti-Trump


RIPar The Real Fly – Le 17 mai 2017 – Source Russia Insider

Stephen F. Cohen

Stephen F. Cohen, professeur d’études russes à Princeton et NYU – un espion russe évidemment – était hors de lui ce soir, dans l’incrédulité absolue à propos de la pathétique insignifiance de la gigantesque chasse aux sorcières lancée contre Trump pour assaillir sa présidence.

Il a déclaré : « Aujourd’hui, je dirais que la plus grande menace pour la sécurité nationale est cette agression contre le président Trump. Soyons clairs, il est accusé de trahison. Cela n’a jamais eu lieu en Amérique, que nous ayons un agent russe à la Maison Blanche. »

Cohen croit que Flynn n’a rien fait de mal en parlant à l’ambassadeur de Russie, expliquant qu’il n’a ainsi fait que son job.

Il a ensuite mis en lumière le fait indélébile qu’il y a une quatrième branche du gouvernement, la communauté du renseignement, qui s’est mêlée des affaires de politique étrangère américaine, entravant les trois autres branches du gouvernement, ajoutant :

« En 2016, le président Obama a conclu un accord avec le président russe Poutine, pour la coopération militaire en Syrie. Il a dit qu’il allait partager les renseignements avec la Russie, exactement ce que Trump et les Russes sont supposés avoir fait l’autre jour.

Notre ministère de la Défense, le Pentagone, a déclaré qu’il ne partagerait aucun renseignement. Et quelques jours plus tard, ils ont tué des soldats syriens, violant l’accord, et ça s’est terminé là. Alors, nous pouvons nous demander qui fait aujourd’hui notre politique étrangère à Washington ? »

Le professeur Cohen a précisé :

« Vous et moi devons poser une question subversive, y a-t-il vraiment trois branches du gouvernement, ou y en a-t-il une quatrième ? Ces services de renseignement. Ce que nous savons, en fait, c’est que Obama a essayé – pas trop – mais il a essayé de forger une alliance militaire avec Poutine, en Syrie, contre le terrorisme et il a été saboté par le département de la Défense et ses alliés dans les services de renseignement. »

Traduit et édité par jj, relu par nadine pour le Saker Francophone

Enregistrer

Enregistrer

   Envoyer l'article en PDF   

Le Département d’État : al-Qaïda, ayant été renommée, n’est plus une organisation terroriste.


Elle peut donc recevoir des approvisionnements de la CIA.


Par Moon of Alabama – Le 15 mai 2017

Max Abrams, un professeur qui travaille sur le terrorisme, a proposé cette nouvelle définition du « terrorisme » :

Des acteurs non étatiques qui utilisent la violence contre les civils pour un but politique et qui ne sont pas soutenus par les États-Unis.

La partie en gras est « nouvelle » pour ceux qui n’ont pas appris de l’histoire et des nombreuses occasions où les États-Unis ont soutenu des organisations terroristes (généralement d’extrême-droite), comme les « contras » du Nicaragua, les fascistes de l’OUN en Ukraine ou les Moudjahidines djihadistes en Afghanistan. On peut aussi discuter sur le fait que les États-Unis ont créé al-Qaïda ainsi qu’État islamique (EI).

Continuer la lecture

Cinq raisons pour lesquelles les «zones sécurisées» d’Astana sont bonnes pour la Russie et la Syrie


Par Adam Garrie – Le 5 mai 2017 – Source The Duran

En gris, les emplacement des quatre « zones de désescalade » établies par l’accord d’Astana

Cette initiative controversée suscite beaucoup de débats, certains mesurés et certains affirmant de façon péremptoire que la Russie avait « bradé » les intérêts de son partenaire syrien.

Voici les principales raisons pour lesquelles ce fut un mouvement géopolitique magistral de la part de la Russie, qui aidera à maintenir la Syrie stable, souveraine et en sécurité.

Continuer la lecture

Le point sur la Syrie – « Zones de désescalade russes » et bataille pour le sud


Par Moon of Alabama – Le 3 mai 2017

La Russie est extrêmement active dans la recherche d’une solution diplomatique au conflit syrien. Le mois dernier, des discussions ont eu lieu en Russie avec les ministres syrien et iranien des Affaires étrangères. De nouveaux plans ont été discutés et convenus.

Il y a quelques jours, le ministre russe des Affaires étrangères a discuté avec le secrétaire d’État américain. Puis, dans la foulée, il y a eu la visite de Merkel à Poutine. Le même jour, Poutine a téléphoné à Trump. On entre dans une nouvelle phase du traité de paix d’Astana, sous le parrainage de la Russie, entre l’opposition syrienne et une délégation gouvernementale syrienne. (Cette fois, les États-Unis ont envoyé un haut fonctionnaire du Département d’État pour cette nouvelle réunion). Aujourd’hui, Poutine a rencontré le président turc Erdogan.

Continuer la lecture

Le point sur la situation en Syrie


Les États-Unis semblent vouloir séparer l’Est du reste du pays. Mais pour quoi faire ?


Par Moon of Alabama – Le 24 avril 2017

Moon of Alabama

La situation dans le nord-ouest de la Syrie tourne en faveur du gouvernement syrien, même si beaucoup de travail reste encore à faire. L’armée récupère du terrain dans la province de Hama et une intense campagne de bombardement est menée sur la province d’Idlib, qui est tenue par al-Qaïda. Comme un analyste en général en faveur de l’opposition le concède :

Continuer la lecture

Les paroles sont aussi des actes : Comment des récits non corroborés par les faits peuvent accroître le risque de guerre avec la Russie


Par Stephen F. Cohen – Le 12 avril 2017 – Source The Nation

Dans cette chronique publiée dans The Nation, le professeur émérite Stephen Cohen montre comment l’establishment politico-médiatique américain a fait siens deux « narratifs » qui ne sont basés sur aucune preuve officielle, mais seulement sur des faits allégués par les services de renseignement.

Selon le premier narratif, appelé « Kremlingate », le Président Poutine aurait donné l’ordre de pirater des courriels du Comité directeur du Parti démocrate et de les diffuser pour aider Donald Trump à remporter la Maison Blanche. Dans le deuxième narratif, le Président Assad, allié de Poutine, aurait donné l’ordre la semaine dernière de lancer une attaque chimique sur des civils syriens, y compris sur de jeunes enfants. Voici maintenant apparaître un troisième narratif lancé par la chaîne TV MSNBC, qui est une combinaison des deux premiers : la récente attaque de missiles déclenchée par Trump sur une base militaire aérienne syrienne serait en fait le fruit d’un complot ourdi par Poutine et Trump, pour libérer le nouveau président américain de la contrainte que font peser sur lui les enquêtes sur le « Kremlingate » et lui permettre de mener la politique de sécurité nationale des États-Unis voulue par Poutine.

Continuer la lecture