Par M.K. Bhadrakumar – Le 28 novembre 2017 – Source Asia Times

L’observateur politique du Moyen-Orient vient d’assister à deux événements contradictoires. À Riyad, lundi, à une réunion des ministres de la défense de la Coalition militaire islamique contre le terrorisme (IMCTC). La veille, à Téhéran, un accord « commercial » trilatéral a été signé par l’Iran, la Turquie et le Qatar.
Le spectacle de l’IMCTC a dépassé le modeste événement de Téhéran en termes de pompe et de publicité médiatique. Pourtant, c’est ce dernier qui devrait être surveillé de près.







Notre région est au bord de la guerre. Nous ne devrions pas laisser de petits détails – comme la démission du Premier ministre libanais Saad al-Hariri ou la détention de princes et d’anciens ministres en Arabie saoudite – nous détourner d’une compréhension plus large des développements réels qui se déroulent en coulisses. La phase vraiment dangereuse est celle qui suivra la purge du prince héritier Muhammad Bin-Salman sur le front intérieur saoudien. Elle peut être le précurseur de scénarios pour une guerre régionale qui pourrait, sans exagération, finir par être la plus dévastatrice de son histoire moderne.