Par Andrew Korybko – Le 10 mai 2023
Des manifestations ont éclaté mardi dans tout le Pakistan après que les forces paramilitaires du régime putschiste, soutenu par les États-Unis, ont enlevé l’ancien Premier ministre Imran Khan (IK), évincé en avril 2022 en raison de sa politique étrangère multipolaire, sur la base d’accusations forgées de toutes pièces dans le cadre de la « guerre juridique » menée à son encontre. Cette évolution a été longuement préparée mais semble avoir été déclenchée par le fait qu’il a une nouvelle fois accusé « l’Establishment » d’être à l’origine de la tentative d’assassinat contre lui de novembre dernier.
Dans le jargon pakistanais, l’Establishment désigne les puissantes structures militaires et de renseignement du pays, qui exercent depuis toujours une influence disproportionnée sur les décisions politiques et la société. Bien que ce rôle ait toujours été controversé, la grande majorité de la population l’avait accepté, car elle avait jusqu’à présent la certitude que ces forces avaient les intérêts de leur pays à l’esprit. Il s’agit de ce que l’on peut appeler la « Trinité » de l’État pakistanais : la sécurité nationale, le patriotisme et l’islam.
Cette confiance a toutefois été ébranlée après le changement de régime d’avril dernier, puis réduite en poussière au cours de l’année qui a suivi. Au lieu d’encourager de manière responsable ceux qui ont remplacé Imran Khan à organiser des élections libres et équitables dès que possible afin que le peuple pakistanais décide lui-même de qui doit gérer ses affaires, ils ont feint de manière peu convaincante une soi-disant « neutralité » et ont ainsi laissé cette clique importée extrêmement impopulaire conserver le pouvoir jusqu’à aujourd’hui.

Le message envoyé par la visite de trois jours du ministre chinois de la défense en
Par
Deux des valeurs technologiques américaines les moins performantes de la semaine – Cisco et Tesla – ont un point commun : elles se sont toutes deux heurtées à la concurrence chinoise. À l’ouverture de la bourse de New York le 21 avril, Tesla avait perdu plus de 12 % au cours de la semaine et Cisco plus de 8,1 %.
La plupart des relations évoluent avec le temps, passant d’un état où on apprécie l’autre à un « état où on veut avoir l’autre« , un désir de le posséder et même de le contrôler. Mais le moment charnière actuel dans les relations russo-indiennes montre que leur relation d’égal à égal ne tombe pas dans ce piège.
Le philosophe français des sciences sociales René Girard (1923-2015) a un jour décrit la tendance des deux parties prises dans une rivalité à se ressembler de plus en plus au fil du temps. Au départ, elles peuvent avoir des valeurs et des idéologies différentes, mais comme chacune s’efforce de surpasser l’autre, ou comme chaque attaque provoque une riposte en nature de la part de l’autre partie – étant donné que chaque acte est reflété par l’autre -, les deux parties s’enferment dans une spirale d’escalade dans laquelle elles deviennent de plus en plus semblables. De nombreux « jeux » de stratégie prennent cette forme. Une guerre entre puissances nucléaires, par exemple, pourrait s’intensifier par le biais de représailles et de violences anticipées afin de réduire les deux parties à l’identité ultime de la destruction mutuelle. Girard a appelé ce processus la rivalité mimétique, ou la compétition et le conflit qui naissent de l’imitation du désir d’autrui.