Par Salil Sarkar – Mars 2015 – Source Afrique-Asie
La Chine confirme qu’elle s’apprête à jouer un rôle clé pour tente d’instaurer la paix entre le gouvernement du nouveau président Ashraf Ghani et les rebelles talibans. Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, l’a souligné en février, lors d’une visite au Pakistan.
Les États-Unis réduisant leur présence militaire, la Chine et d’autres pays peuvent donc assumer un rôle plus positif. Le président Ghani a visité la Chine en octobre dernier. Un mois plus tard, l’ancien ministre taliban Din Muhammad Hanif a conduit à Pékin une délégation ayant pignon sur rue au Qatar – «pour prendre contact et expliquer nos projets», a dit leur porte-parole. Selon certaines sources, il existe déjà un plan chinois pour réconcilier le régime et les rebelles en Afghanistan. La Chine voudrait reconstruire l’économie afghane et profiter des ressources minérales et pétrolières du pays. Plus largement, elle projette de mettre en place un plan économique gigantesque nommé La route de la soie, dont le volet afghano-pakistanais à lui seul serait doté de près de 100 milliards de dollars d’investissements. Mais pour parvenir à reconstruire, il faut mettre fin aux conflits multiples qui ravagent l’Afghanistan et le Pakistan voisin. À Pékin, comme dans d’autres capitales de la région, on s’inquiète aussi de la montée des djihadistes, dont certains ont noué des liens avec des sections de rebelles afghans. Et des mains invisibles, pourtant connues, sont en train de les pousser à perturber l’Asie centrale, la Russie, et le Xinjiang chinois.
Salil Sarkar
Cet article est paru dans l’édition de mars 2015 du mensuel Afrique Asie





D’autant plus que la chute de l’empire se manifeste de plus en plus par une série de mesures prises par certains joueurs qui vont dans le sens d’un monde multipolaire.
Alors que l’attention mondiale était focalisée sur la France à la suite des meurtres de Charlie Hebdo, la chasse à l’homme qui en a découlé, et sur les conséquences politiques de l’incident, de nombreuses informations importantes ont été discrètement repoussées dans les pages intérieures des principaux journaux mondiaux et sont passées derrière les premiers titres des programmes d’information des chaînes de télévision de la planète. Au Nigeria, Boko Haram est réapparu plus agressif que jamais, commettant une des pires atrocités de l’histoire récente de la région. En Syrie et en Irak, la guerre contre l’État islamique continue sans faiblir. En Grèce, une élection capitale aura lieu, qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour le futur de l’Union Européenne.





