De la rupture à la dystopie : la Silicon Valley envisage la ville du futur


La densité n’est pas intelligente, ou quand Google réinvente les corons


La zone inabordable de Bay Area, le nouveau quartier de Google « construit à partir d'Internet » et l'État policier chinois offrent chacun un aperçu de ce que les géants de la technologie prévoient de nous vendre à tous.

Par Joel Kotki  – Le 18 février 2018 – Source Daily Beast

Les oligarques technologiques qui dominent déjà notre culture et notre commerce, manipulent nos humeurs et façonnent les comportements de nos enfants tout en accumulant des capitaux à un rythme sans précédent depuis au moins un siècle, veulent façonner notre avenir urbain de manière à étendre considérablement la portée de l’état de surveillance déjà évident dans les aéroports et sur nos téléphones.

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Le grand marchandage de Poutine avec Israël : Israël peut-il l’accepter ?

Putin’s Grand Bargain to Israel: Can Israel Digest It?

« ...C’est le Grand Marchandage de Poutine : la Russie assumera une certaine responsabilité définie pour la sécurité d’Israël, mais pas si Israël entreprend des guerres de choix contre l’Iran et le Hezbollah, ou s’il perturbe délibérément la stabilité dans le nord – y compris en Irak. Et plus jamais de bombardements gratuits dans le nord, destinés à perturber la stabilité. Mais si Israël veut une guerre avec l’Iran, alors la Russie se tiendra à l’écart.... »

s253Par Alastair Crooke – Le 17 février 2018 – Source Strategic Culture

« Israël enfourche un grand cheval » écrit Alex Fishman (le correspondant vétéran de la défense israélien) dans le quotidien hébraïque Yedioth Ahronoth le mois dernier, « et s’approche à pas de géant d’une ‘guerre de choix’. Sans mâcher ses mots, c’est une guerre commencée au Liban. » Dans son article, Fishman note : « La dissuasion classique consiste à menacer un ennemi de ne pas vous nuire sur votre territoire, mais ici, Israël exige que l’ennemi s’abstienne de faire quelque chose sur son propre territoire, sinon Israël va lui nuire. Du point de vue historique et de la perspective de la légitimité internationale, les chances que cette menace soit reconnue comme valide, conduisant à la cessation des activités ennemies sur leur propre territoire, sont minces. »

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Les accusations de Mueller sont surtout embarrassantes pour le parti démocrate


Par Eric Zuesse – Le 20 février 2018 – Source Strategic Culture

Associated Press informait, ce samedi 17 février, que le conseiller spécial, Robert Mueller, a finalisé, vendredi, les actes d’accusation envers des organisations affiliées au gouvernement russe qui auraient utilisé des moyens trompeurs en envoyant, par les réseaux sociaux, aux Noirs et aux musulmans étasuniens des messages pour les persuader de ne pas voter. CBS News en a donné, vendredi dernier, les exemples suivants.

En octobre 2016, un mois avant les élections, l’opération aurait utilisé un de leurs comptes Instagram, « Woke Blacks » [Les Noirs éveillés, NdT], pour y afficher ce message : « Un battage médiatique et une haine particulière contre Trump induit le peuple en erreur et force les Noirs à voter Killary. On ne peut se fier à aucun de ces deux démons. Alors nous ferions sûrement mieux de ne pas voter DU TOUT. »

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Ingérence russe dans l’élection américaine


Pire qu’un crime, une faute


Par Robert Merry – Le 19 février 2018 – Source The American Conservative via Le Nœud Gordien

Quand Napoléon Bonaparte fit exécuter le duc d’Enghien en 1804 sur ce qui ressemblait fort à des accusations de trahison montées de toutes pièces, les conséquences se firent sentir bien au-delà de la justice française et même au-delà des frontières de la France. Les dirigeants européens en furent abasourdis, et cet épisode aida à cristalliser le sentiment anti-bonapartiste dans toute l’Europe y compris la Grande-Bretagne. Le célèbre diplomate français Charles de Talleyrand 1 résuma la chose d’un mot : « C’est pire qu’un crime, c’est une faute ».

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  1. Il y a quelques doutes sur l’auteur de ce mot, attribué parfois à Fouché ou à Boulay de la Meurthe

Le Russiagate finit dans un grand boum et pas dans un petit murmure


Par  Tom Luongo – Le 20 février 2018 – Source Zero Hedge

Le procureur spécial Robert Mueller

Malgré toutes ces colonnes de journaux qui se sont répandues sur les treize actes d’accusation que Robert Mueller a publiés vendredi [contre des individus ou entités russes accusées d’avoir interféré dans les élections présidentielles étasuniennes de 2016, NdT], très peu d’entre elles ont mis le doigt sur la vraie révélation.

Elle ne concerne pas le visible excès de zèle des procureurs.  Ce n’est pas non plus à propos d’une nouvelle subversion du processus par des procureurs fédéraux menés par leurs préjugés personnels.

Ce n’est pas la révélation qu’aucun membre de l’équipe Trump n’a sciemment collaboré avec des agents russes pour influencer le résultat des élections de 2016.

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Syrie – Le cessez-le-feu imposé par le Conseil de sécurité de l’ONU ne tiendra pas


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 25 février 2018

Hier soir, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la Résolution 2401 qui appelle à un cessez-le-feu de 30 jours dans toute la Syrie. Le texte de la résolution adoptée ne semble pas encore disponible. On peut trouver une copie du projet initial de résolution ici. Le gouvernement russe a présenté plusieurs amendements. Il voulait que la partie étasunienne garantisse le respect du cessez-le-feu par les ennemis de l’État syrien. Continuer la lecture

Treize Russes pris en sandwich


Par James Howard Kunstler – Le 19 février 2018 – Source kunstler.com

Vous rappelez-vous de cette affiche de 1996 ? C’est drôle, c’était les médias traditionnels américains qui se vantaient, après coup, de notre propre ingérence dans l’élection d’une autre nation.

WASHINGTON – Une équipe de stratèges politiques américains qui ont aidé le gouverneur de Californie, Pete Wilson, dans sa tentative avortée à l’élection présidentielle en début d’année, ont déclaré cette semaine avoir servi d’arme de campagne secrète au président russe Boris N. Eltsine.

The Los Angeles Times, 9 juillet 1996

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La soi-disant « ingérence russe » n’était qu’une opération de marketing commercial


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 17 février 2018

Hier, le ministère américain de la Justice a mis en examen l’Agence russe de recherche sur Internet pour des motifs juridiques douteux. Treize Russes et trois personnes morales russes sont inculpés. Le principal chef d’accusation est un soi-disant « complot en vue de tromper les États-Unis ».

L’acte d’accusation vient confirmer notre certitude qu’il n’y a pas eu de campagne d’« influence russe » pendant les élections américaines. Ce qui est décrit et dénoncé comme tel, c’est une opération de marketing commercial consistant à poser des attrape-clics 1 pour générer des recettes publicitaires et créer un afflux en ligne vers une personnalité virtuelle pour promouvoir tout ce que les clients voulaient promouvoir. L’ampleur de l’opération était minime par rapport aux centaines de millions de dollars de dépenses électorales. Elle n’a eu aucune influence sur le résultat des élections. Continuer la lecture

  1. Piège à clics ou attrape-clics (en anglais, clickbait : « appât à clic ») appelé vulgairement putaclic ou pute à clics, c’est un néologisme péjoratif désignant un contenu Web qui vise à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne. Dans cette optique il s’appuie en premier lieu sur un titre racoleur, voire mensonger et sur des éléments sensationnels, émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude. Le but du clickbait est d’attirer les clics à peu de frais et d’encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux.

Escalade en Syrie : jusqu’où les Russes peuvent-ils être poussés ?


2015-09-15_13h17_31-150x112Par le Saker – Le 16 février 2018 – Source The Saker

Les événements se sont récemment clairement aggravés et il est de plus en plus évident que la force d’intervention russe est visée par une campagne systématique d’« attaques de harcèlement ».

Tout d’abord, il y a eu l’attaque de drone et de mortiers (assez réussie) sur la base aérospatiale russe de Khmeimin. Ensuite, il y a eu le tir qui a abattu un SU-25 russe au-dessus de la ville de Maasran dans la province d’Idlib. Maintenant nous entendons parler de victimes russes dans le raid américain sur une colonne russe (avec des affirmation exagérées de « centaines » de Russes tués). Dans le premier cas, les responsables russes ont ouvertement fait part de leurs forts soupçons que l’attaque, si elle n’avait pas été planifiée et exécutée par les États-Unis, avait été au moins coordonnée avec leurs forces dans les environs. Dans le cas du SU-25 abattu, il n’y a eu aucune accusation ouverte, mais de nombreux experts ont déclaré que l’altitude à laquelle le SU-25 a été frappé suggère un MANPAD assez moderne d’un genre généralement pas vu en Syrie (l’allusion n’est pas du tout subtile étant donné que c’étaient des Stingers américains envoyés aux Kurdes par les États-Unis). Quant à la dernière attaque sur la colonne syrienne, ce qui se discute n’est pas qui l’a fait mais plutôt quelle sorte de personnel russe était impliqué, l’armée russe ou des combattants privés (cette dernière explication étant beaucoup plus probable puisque la colonne syrienne n’avait pas de couverture aérienne). Continuer la lecture