Par Stephen Gowans – Le 11 avril 2018 – Source what’s left

Stephen Gowans
Les idéologues du pouvoir américain, notamment ceux qui sont installés dans les rédactions du New York Times et du Wall Street Journal, croient que les États-Unis jouissent d’un droit imprescriptible d’exercer une tyrannie absolutiste sur le monde, de définir la frontière entre la civilisation et la barbarie et que Washington n’est pas lié par le droit international, mais libre de l’utiliser comme un outil contre les barbares. Dans l’idéologie du despotisme américain, la boussole de la civilisation comprend les pays qui se soumettent à la « direction américaine » une version euphémisée de la « tyrannie américaine » tandis que les pays favorables à un ordre international fondé sur l’égalité des États (la Syrie, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran et le Venezuela comptent parmi les partisans de cet ordre démocratique alternatif) sont relégués dans la catégorie des barbares. Une fois qu’un État a été rangé à l’extérieur de la civilisation, les traditions juridiques occidentales – vérification des accusations par rapport aux preuves et présomption d’innocence jusqu’à ce que la culpabilité soit démontrée de manière crédible – ne s’appliquent plus. L’État « barbare » devient coupable de tous les actes dont il est accusé, qu’il existe ou non des preuves crédibles pour corroborer l’accusation. Continuer la lecture

C’est un travail difficile d’être un 


La récente offensive asymétrique multidimensionnelle des États-Unis contre tous les intérêts russes n’est pas le symptôme aléatoire d’une russophobie psychotique mais fait partie d’une stratégie globale visant à faire pression sur Moscou pour que la Russie abandonne sa coopération étroite avec la Chine et l’Iran en échange d’une « nouvelle détente ». Un scénario qui ne devrait pas être exclu si Trump reste cohérent lors de la prochaine rencontre avec le président Poutine.
Par le Saker – Le 9 avril 2018 – Source 