Par M.K. Bhadrakumar – Le 4 décembre 2018 – Source Strategic Culture

Le sommet trilatéral entre la Russie, l’Inde et la Chine, qui s’est tenu en marge du G20 à Buenos Aires le 1er décembre, est un événement marquant pour la sécurité asiatique et la politique mondiale. Le format RIC [Russie, Inde, Chine] a fait un grand pas en avant quand les dirigeants des trois pays se sont mis d’accord « pour tenir d’autres réunions trilatérales de ce type en d’autres occasions de rencontre multilatérales » – pour citer une déclaration du ministère indien des Affaires étrangères.
Ce qui est particulièrement intéressant est de voir que le président russe Vladimir Poutine a pris l’initiative et que le premier ministre indien Narendra Modi et le président chinois Xi Jinping se sont instinctivement ralliés à cette idée. Les trois dirigeants étaient tout à fait conscients de la toile de fond sur laquelle s’est déroulée cette rencontre.

Le ministre autrichien des affaires étrangères 
Par The Saker – Le 26 novembre 2018 – Source 

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Le Saint Empire romain, dit-on souvent, n’était ni saint, ni romain, ni un empire. On pourrait dire la même chose de ce qu’on appelle l’« ordre international libéral » – Il n’est ni libéral, ni international, ni en ordre. C’est peut-être un peu injuste, mais il n’est pas déraisonnable de se demander si le système qui régit les relations internationales est vraiment ce que les partisans de « l’ordre international libéral » imaginent (valeurs démocratiques, libre-échange, institutions internationales, droit international et autres). Quelle que soit la réponse, beaucoup de gens disent que le système actuel est en crise en raison de la résurgence de la Russie, de la montée de la Chine et du populisme d’extrême droite en Europe. Bien sûr, si l’ordre international libéral n’existe pas, il peut difficilement être en crise, mais les discussions à ce sujet sont néanmoins révélatrices car elles nous en disent long sur la façon dont les partisans de ce système le voient vraiment.