Avons-nous dépassé le « pic de frénésie » ? C’est fort possible, mais ça ne se calmera que lentement. Cette frénésie est un trop bon moyen de détourner l’attention des autres difficultés.
Par Alastair Crooke – Le 2 février 2022 – Source Strategic Culture
L’ampleur et la portée des opérations d’information occidentales – insistant sans cesse sur l’imminence d’une invasion russe de l’Ukraine – ont presque éclipsé les efforts déployés par l’Occident avant la deuxième invasion de l’Irak. Cette nouvelle guerre de l’information a toutefois été qualitativement différente de l’épisode précédent, en ce sens que de prétendus éléments de renseignement ont été constamment communiqués à la presse afin de renforcer l’épine dorsale narrative en donnant le sentiment immédiat d’être à l’aube d’une guerre. Continuer la lecture
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ISTANBUL – Emmanuel Macron n’est pas Talleyrand. Autoproclamé « jupitérien », il a peut-être fini par redescendre sur terre pour un geste de realpolitik digne de ce nom, tout en ruminant l’un des bons mots d’un ancien ministre français des Affaires étrangères : « Un diplomate qui dit ‘oui’ veut dire ‘peut-être’, un diplomate qui dit ‘peut-être’ veut dire ‘non’, et un diplomate qui dit ‘non’ n’est pas un diplomate. »
D’abord, le plus facile. La Russie a une 5e colonne typique : des « libéraux » pro-occidentaux, des agents d’influence, des nostalgiques des années 90 (quand ils pouvaient piller la Russie autant qu’ils le voulaient), des types du Consensus de Washington, des gens qui détestent la Russie (pour quelque raison que ce soit) et rêvent du jour où la Russie se disloquera, etc. etc. etc. Ils sont, objectivement, des agents d’influence pour les PSYOP occidentales. J’ai inventé le terme « intégrationnistes atlantiques » parce que, au mieux, ces gens veulent que la Russie soit acceptée par l’Occident comme un partenaire égal, puis qu’elle rejoigne toutes les institutions occidentales et devienne la prochaine Pologne. Bien sûr, ces gens sont tous russophobes, qu’ils l’admettent ou non. Ils se considèrent comme des « élites » (ils aiment se qualifier d’« intelligentsia ») et se sentent bien supérieurs aux « masses sombres et illettrées » qui votent pour des monstres comme Poutine. Je pense que tout cela est assez simple et je n’en parlerai pas davantage.