Par M.K. Bhadrakumar – Le 21 juillet 2023 – Source Indian Punchline
Le sommet de l’OTAN à Vilnius (11-12 juillet) a montré qu’il n’y a absolument aucune possibilité de négociations pour régler la guerre en Ukraine dans un avenir prévisible. La guerre ne fera que s’intensifier, car les États-Unis et leurs alliés espèrent toujours infliger une défaite militaire à la Russie, bien que cela soit clairement au-delà de leurs capacités.
Le 14 juillet, le général Mark Milley, président de l’état-major interarmées américain, a déclaré que la contre-offensive ukrainienne était « loin d’être un échec« , mais que le combat à venir serait « long » et « sanglant« . Milley a la réputation de dire ce que la Maison Blanche veut entendre, quel que soit son jugement professionnel.
Après le tourbillon d’événements survenus ce week-end en Russie, nous avons beaucoup plus de questions que de réponses sur ce qui s’est passé lors de la rébellion avortée d’Evgueni Prigojine, du groupe Wagner, contre Moscou. Je ne suis pas là pour répondre définitivement à ces questions, car nous ne connaîtrons jamais vraiment la vérité.
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Au cours du premier semestre 2023, l’Union européenne et les États-Unis se sont montrés très actifs en Asie centrale, considérée par certains comme le « bas ventre » de la Russie. De nombreux politiciens et diplomates d’Europe occidentale et des États-Unis ont fréquenté la région et ont tenté de rallier les anciennes républiques soviétiques du Kazakhstan, du Tadjikistan, de l’Ouzbékistan, du Kirghizistan et du Turkménistan à leur cause dans le conflit qui les oppose à Moscou.
La grande histoire médiatique de la semaine dernière fut la « rébellion armée conduite par Prigojine » et sa « marche pour la justice sur Moscou ». Une histoire rocambolesque comme les aiment les médias du monde entier. Un rebondissement de plus dans l’histoire médiatique déjà pleine de rebondissements qu’est « l’invasion de l’Ukraine par la Russie ».
Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a proposé un « Global Digital Compact » (GDC) pour faire adopter par les pays membres des lois interdisant « la haine et les mensonges » sur internet.