Comment la Russie a entravé le plan américain pour une zone d’exclusion aérienne en Syrie


De nouvelles informations confirment que le déploiement russe visait autant à éviter un plan américain d’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Syrie – provoquant un changement de régime – qu’à vaincre État islamique.


Par Daniel Fielding – Le 6 octobre 2015 – Source : Russia Insider

Le croiseur russe Moskva: il change la donne dans la crise syrienne.

La réaction outrancière de l’Otan à une violation mineure de l’espace aérien turc par un avion russe souligne le point crucial du déploiement militaire russe. L’Occident a perdu le contrôle du ciel en Syrie.

Continuer la lecture

Coalition vs Russie en Syrie : le jeu des cinq erreurs


Par Oleg Denejka – Le 6 octobre 2015 – Source Fort Russ

La première semaine de l’engagement des forces aériennes russes contre État islamique en Syrie est déjà derrière nous. Et la première chose qui saute aux yeux est l’efficacité dont l’aviation russe a fait preuve au combat. On pourrait dire que la Russie a commencé à se battre sans préparation ou, comme l’on dit dans la Navy, au pied levé. Mais même les premières sorties des avions russes sur les positions de État islamique ont montré qu’ils n’y allaient pas sur une décision soudaine du Kremlin, prise sous la pression des événements. L’intervention russe en Syrie a été mise au point depuis un moment, au plus tard au début de l’été, et de nombreux indices nous le prouvent. Tout d’abord, l’impact des frappes russes.

Tirer en plein dans la cible

Dès le premier jour – comptons du 30 septembre, 15:00 au 1er octobre, 15:00 – 28 sorties ont été menées, dont 8 sorties nocturnes. Résultat : au moins 12 des cibles visées ont été totalement détruites. Compte tenu que plusieurs de ces sorties étaient des reconnaissances et du soutien, visant à couvrir les groupes d’assaut, nous constatons une efficacité rare dans l’aviation moderne. Et ce qui est remarquable, c’est que les Russes n’ont eu aucune perte. Pas même une rayure sur la peinture de leurs avions.

Ces derniers jours, les frappes ont continué à être aussi efficaces, et les Russes n’ont toujours pas enregistré la moindre perte. Or les unités de État islamique, qui aujourd’hui sont devenues une véritable armée grâce à l’aide et au soutien américain, ont des équipements sol-air plutôt efficaces, pris sur l’armée irakienne.

Tirer, mais surtout ne pas faire de mal

Comme l’on dit : tout est relatif. La Russie n’a pas commencé la guerre en Syrie, d’autres s’en sont bien chargés, ceux-là même qui ont lancé des opérations aériennes contre État islamique (mis hors-la-loi en Russie sur décision de la Cour suprême). Et quel a été le résultat ?

La coalition anti-terroriste menée par les États-Unis, qui comprenait également Bahreïn, la Jordanie, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite [en tout 62 pays !, NdT], a attaqué les positions d’État islamique durant toute une année. Coïncidence à noter, la coalition a lancé sa première frappe aérienne fin septembre… 2014.

Pendant tout ce temps, selon un rapport du Pentagone, la coalition a réalisé plus de 2 000 sorties, surtout en Irak. Au prix d’énormes efforts, la coalition a réussi à chasser les militants d’État islamique hors de Bagdad, militants qui étaient séparés de leurs avant-gardes de 300 kilomètres environ, et a récupéré à peu près le tiers du territoire irakien capturé par les terroristes.

Pendant cette période, les pertes d’État islamique sont estimées au mieux à 20 000 personnes et une centaine de chars, de canons auto-portés et de véhicules blindés divers. En gros, pas plus de 2 soldats tués et 0,05 véhicules de combat détruits par sortie. Et chaque sortie ne coûte pas moins de 50 000 dollars. Aucun objectif significatif pour les terroristes n’a été détruit, et pas un de leurs chefs n’a été touché.

Un monde de contrastes : les cinq différences

Alors, où est la différence ? Pourquoi les actions de la coalition, menées par la première armée du monde, dont la force la plus importante est justement l’aviation, ont-elle été si peu efficaces ?

1. – Les États-Unis ont négocié la mise sur pied de cette coalition anti-terroriste depuis longtemps avec leurs futurs alliés.

Il y a eu beaucoup de rhétorique, une propagande massive, et l’encre des documents officiels était à peine sèche que les actions commençaient. Dès les premières heures, il était devenu clair que les forces coalisées n’avaient aucun plan détaillé d’opérations, étaient très mal coordonnées, et plus important encore, n’avaient qu’une vague idée de ce qu’elles affrontaient.

Ce pari a été tenu plus pour des raisons psychologiques, l’idée étant de démoraliser les combattants d’État islamique, mais pas de leur causer des pertes importantes. Résultat d’un renseignement insuffisant, l’essentiel des frappes coalisées a eu lieu sur de petites cibles, insignifiantes, qui ont même été manquées dans certains cas. Ce sont les civils qui ont trinqué.

Et la propagande habituelle des États-Unis et de leurs alliés continue. Un exemple : le 3 octobre, une frappe chirurgicale [sur un hôpital, humour noir ?, NdT] de l’Otan en Afghanistan a détruit l’hôpital de Médecins Sans Frontières, près de Kunduz.

La destruction, par un drone américain, de deux bulldozers appartenant de toute évidence aux troupes d’État islamique est considérée comme un succès. L’armée russe a longuement et soigneusement préparé son intervention, se concentrant avant tout sur le côté militaire plutôt que sur la politique et la propagande.

Cela concerne d’abord les activités de renseignement. La Russie a élargi ses contacts militaires avec ses alliés, a créé un vaste réseau de renseignement, comme on a pu le comprendre d’après la précision et l’efficacité de ses frappes. Bien avant le début de leur intervention, les forces russes et leurs alliés ont établi une liste de cibles, classées par ordre d’importance, de priorités et d’effets négatifs possibles sur les militants d’État islamique. Avec, comme but, leur éradication.

2. – Si vous examinez la tactique de l’armée américaine depuis l’opération Tempête du Désert, vous ne verrez pas beaucoup de changements. Les Américains continuent à tout miser sur des frappes aériennes massives, lancées à distance de sécurité, souvent sans même entrer dans la zone couverte par les défenses anti-aériennes de l’ennemi, grâce à l’emploi de coûteuses munitions de précision. Récemment, on a beaucoup parlé de la guerre des drones. Les deux n’ont qu’une faible efficacité et entraînent de fréquentes erreurs dans l’identification des cibles.

Mêmes remarques, pour les nouveaux équipements et les nouvelles armes. Le choix d’envoyer des armes magiques – le F-22 Raptor et le F-35 Lightning II – n’est pas justifié. D’un coût extrêmement élevé en développement et en opérations, ces avions sont nus et incomplets. De plus, ils sont prévus pour affronter une armée ennemie équivalente, et non des groupes de terroristes. Pour ces systèmes d’armes, il n’y a tout simplement pas de cibles en opérations anti-terroristes.

Plus précisément, si, il y a une cible, mais il faut la chercher, cette cible n’est pas sur le champ de bataille. Nous y reviendrons. En fait la coalition combat avec les armes et la technologie des années 1970. Les Américains et leurs alliés ont échoué à s’adapter aux tactiques des terroristes, et ils espèrent bien confier la guerre à d’autres.

En entrant pour la seconde fois en Irak, avec une continuité maniaque, les Américains ont refait les mêmes erreurs que la première fois, erreurs qu’ils répètent aussi en Afghanistan. Et toujours, ils nous resservent les mêmes tactiques en Irak, en Libye et en Syrie, ils ratissent. L’armée russe, elle, a montré combien elle pouvait apprendre vite des campagnes du passé, et qu’elle pouvait en tirer les conclusions qui s’imposent.

Rappelons-nous seulement la guerre d’août 2008 en Ossétie du Sud. Les Russes avaient perdu six avions : trois Su-25, deux Su-24 et un Tu-22M3. Si le Su-25 est un avion d’attaque au sol, qui vole au-dessous de Mach-1 et opère à des altitudes basses, ce qui le rend très vulnérable, le Su-24 et le Tu-22 sont des bombardiers supersoniques, avec tout ce qu’il faut pour venir à bout des défenses sol-air de l’ennemi. Pour seulement cinq jours de combats, de telles pertes sont tout simplement un désastre.

Désormais, les forces aériennes russes, et notamment les forces aérospatiales, ont abordé la question beaucoup plus sérieusement et ont réfléchi, non seulement à leurs erreurs, mais aussi aux erreurs des partenaires occidentaux. Elles ont de nouveaux avions, comme le bombardier d’appui aérien rapproché Su-34, le Su-35 et le Su-25, qui ont été considérablement modifiés. Concernant les toutes dernières munitions développées pour ces avions, l’accent n’est pas mis sur la quantité de technologies coûteuses et dernier cri, mais sur l’efficacité optimale, à un coût raisonnable et pour une adaptation aux guerres modernes de basse intensité.

Ce sont ces armes qui sont aujourd’hui au Moyen-Orient. De plus, l’armée russe a accordé une attention particulière aux moyens de communication pour la guerre électronique et le renseignement. Il y avait dans ce domaine des faiblesses qui ont été relevées durant le conflit sud-ossète en 2008, quand les postes de commandement communiquaient souvent entre eux par téléphone portable. Maintenant, la possibilité qu’État islamique intercepte les communications radio a été prise en compte dès la planification des sorties.

3. – La coalition occidentale n’est pas très sensible au choix des objectifs, et se préoccupe rarement de la question. Finalement, les pilotes tirent sur tout ce qui bouge, essaient de se débarrasser rapidement de leurs munitions et de ressortir au plus vite de la zone des combats sans faire de bavures. Les pilotes n’aiment pas le risque, les analyses et le renseignement pour faire des rapports de pertes. Et le Pentagone préfère suivre la ligne de moindre résistance : pour écrire un rapport bien noté, il faut trouver une foule, si possible en turbans, et mieux encore, hurlant «Allahou akbar», et frapper.

Les terroristes, eux, sont totalement insensibles à de telles tactiques, et de telles pertes d’une manière générale, et cela ne donne donc pas de résultats tangibles. C’est ce que nous voyons, en pratique. Les Russes estiment avec raison que poursuivre de simples soldats armés de fusils, comme le fait l’aviation de la coalition, est stupide et vain. Ils ont choisi une autre tactique – trouver les points faibles de l’armée d’État islamique. Comme dans toute armée qui a les caractéristiques d’une force militaire organisée, c’est l’infrastructure qui joue le rôle principal, dont dépendent la logistique, le renseignement, les communications et la chaîne de commandement (ils sont, soit dit en passant, de très haut niveau dans l’armée d’État islamique).

C’est pourquoi les premières frappes ont été ciblées sur les bunkers de commandement, les dépôts d’armes, les points de contact. En particulier, la fabrique d’explosifs au nord de Homs a été un des premiers objectifs à être détruit, puis un nœud de communications et un poste de commandement dans la même province, ainsi qu’un parking où étaient regroupés des T-55 camouflés. Cela a provoqué la panique et beaucoup plus de désertions dans les rangs des terroristes.

Et maintenant l’armée gouvernementale syrienne s’apprête à s’emparer de Palmyre, toujours tenue par État islamique. Avant cela, les positions d’État islamique ont été bombardées sans résultats par l’aviation coalisée pendant presque un mois.

4. – Chaque action de politique étrangère des États-Unis et de leurs alliés est précédée de gesticulations spectaculaires à but publicitaire. Du coup, lorsque les États-Unis se décident à y aller, même les Zoulous du KwaZoulou-Natal connaissent leurs intentions.

C’est un fait. La Russie n’a pas fait tout un spectacle de ses opérations militaires et celles-ci n’ont pas été accompagnées de discours-fleuves au sujet de la menace terroriste globale. C’est pourquoi la décision russe de lancer des frappes aériennes sur les positions d’État islamique en Syrie a fait l’effet d’une bombe.

Et ce, au sens propre et au sens figuré. Le matin du 1er octobre, moins d’un jour après le début de l’opération, les médias internationaux occidentaux ont éructé un torrent d’indignations – l’exigence que la Russie arrête tout et ne cible pas les malheureux terroristes modérés.

5. – Et maintenant, le plus important pour la fin. Les forces de la coalition ne veulent tout simplement pas mener une quelconque action décisive contre État islamique, qu’elles ont suscité, ni contre les autres terroristes. La crise au Moyen-Orient profite à la Russie. Notamment, parce qu’il est très important pour elle de revenir dans la région en tant qu’acteur de premier plan. Le moment et le lieu ont été choisis avec beaucoup de succès.

Oleg Denejka

Article original en russe publié dans Warfiles.ru et

Traduit du russe par Soviet Bear

Traduit de l’anglais par Ludovic, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

   Envoyer l'article en PDF   

L’affrontement Otan-Russie en Syrie

Pepe Escobar

Pepe Escobar

Par Pepe Escobar – Le 6 octobre 2015 – Source Russia Today

Un avion de combat Soukhoï Su-30 s’avance quelques centaines de mètres à l’intérieur de l’espace aérien turc pendant seulement deux minutes au-dessus de la province de Hatay, puis revient dans l’espace aérien syrien après avoir été mis en garde par deux F16 turcs.

Continuer la lecture

Le bal des vampires


«Obama devrait riposter si la Russie continue de frapper nos gars» – Zbigniew Brzezinski 


Par Nick Gass – Le 5 octobre 2015 – Source : Politico

Les États-Unis devraient menacer la Russie de représailles si celle-ci n’interrompt pas ses frappes sur les alliés des Américains en Syrie : c’est ce qu’écrit l’ancien conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, dans une tribune libre publiée dimanche dans le Financial Times. Il appelle à de «l’audace stratégique», la crédibilité de l’Amérique au Moyen-Orient étant en jeu.

Continuer la lecture

La guerre-éclair de Poutine en Syrie et la France


L’axe Russie-Iran-Hezbollah… et la vassalisation toujours plus humiliante et coûteuse pour la France


Par Sayed Hasan – Le 3 octobre 2015 – Source sayed7asan

Le mardi [29 septembre], Barack Obama a [essayé de] planter un couteau dans le dos de Poutine. Voyez Reuters :

«Dans les prochains jours, la France discutera avec ses partenaires une proposition de la Turquie et de membres de l’opposition syrienne pour une zone d’exclusion aérienne dans le nord de la Syrie», a déclaré le Président français François Hollande lundi [28 septembre].
(…)

«Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius examinera dans les prochains jours ce que pourrait être la ligne de démarcation, comment cette zone pourrait être sécurisée et ce qu’en pensent nos partenaires», a déclaré Hollande aux journalistes en marge de l’Assemblée générale annuelle des Nations Unies.
(…)
Hollande a soutenu qu’une telle proposition pourrait éventuellement être entérinée par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui «donnerait une légitimité internationale à ce qui se passe dans cette zone».

Les élucubrations de la CIA


C’est moderne, ça vient de sortir, c’est beau, c’est américain, c’est un nouveau concept forgé par les crânes d’œuf du Pentagone : les terroristes modérés.

Explications…


Par Basile Terkin – Le 3 octobre 2015 – Source http://cont.ws/post/128920

Toutes les déclarations officielles récentes des politiciens occidentaux peuvent être résumées ainsi : «S’il y des terroristes qui ne s’appellent pas État islamique, ils peuvent continuer à se livrer au terrorisme et à couper la tête des gens. Car ce sont des Terroristes Modérés.»

Continuer la lecture

L’ONU lance un nouvel agenda universel pour l’humanité


Par Michael Snyder – Le 24 septembre 2015 – Source endoftheamericandream.com

Puzzle Last Piece - Public DomainUn des plus grands pas vers un gouvernement mondial que nous ayons jamais vus a eu lieu cette semaine, et pourtant presque personne n’en parle. En fait, il est même appelé un nouvel agenda universel pour l’humanité. Ce ne sont pas mes mots – ce sont les mots que l’ONU utilise.

Continuer la lecture

Accords de Munich – Le dessous des cartes


Une vision historique du tristement célèbre accord de Münich qui nous permet de mieux comprendre pourquoi il fut signé par la France et l’Angleterre.

Goering à gauche qui rigole, Mussolini qui serre la main de Chamberlain à l’automne 1938 à Munich .AP photo/Hoffman


Par Ekaterina Blinova – Le 1er octobre 2015 – Source sputniknews

En signant les accords de Munich avec Adolf Hitler le 30 septembre 1938, les puissances européennes qu’étaient la France et l’Angleterre ont voulu passer ce message à l’Allemagne nazie : Engagez vous à l’est et l’on ne vous fera pas de mal, selon ce qu’a confié à Sputnik le professeur Grover Carr Furr de l’université d’État de Montclair.

Continuer la lecture

Les US dans les cordes…


La Chine va se joindre à l’action militaire de la Russie en Syrie. Alors que l’Irak pactise avec Moscou et Téhéran pour partager les renseignements


Par Tyler Durden – Le 27 septembre 2015 – Source zerohedge

Jeudi dernier, nous nous sommes demandés si la Chine était en passe de rejoindre la Russie et l’Iran dans le soutien au régime Assad en Syrie.

Notre intérêt a été ravivé lorsque le pro-Assad Al-Masdar (citant un officier supérieur anonyme), a dit que «le personnel et les moyens aériens» chinois arriveront dans quelques semaines. Pour les non-initiés, cela peut sembler étrange et sorti, pour ainsi dire, de nulle part. Mais toute personne qui a suivi le conflit et qui en sait un peu plus sur l’équilibre du pouvoir mondial est consciente que Pékin a depuis un certain temps exprimé son soutien à Damas, notamment en mettant son veto, avec la Russie, à une résolution du Conseil de sécurité qui aurait vu le conflit en Syrie finir à La Haye [au Tribunal pénal international, NdT]. Voici ce que la Chine avait à dire à  la réunion du 22 mai 2014 :

Depuis quelque temps déjà, le Conseil de sécurité a maintenu l'unité et la coordination sur la question de la Syrie, grâce aux efforts des membres du Conseil, dont la Chine, pour accueillir les principales préoccupations de toutes les parties. À une époque où existent des vues sérieusement divergentes entre les parties concernant le projet de résolution, nous pensons que le Conseil devrait continuer à tenir des consultations, plutôt que de forcer un vote sur le projet de résolution, afin d'éviter de nuire à l'unité du Conseil ou d'entraver la coordination et la coopération sur les questions comme la Syrie et d'autres graves problèmes majeurs. Malheureusement, l'approche de la Chine n'a pas été prise en compt; la Chine a donc voté contre le projet de résolution.

Continuer la lecture

Les alliés des Américains en Syrie: leurs performances honteuses sont parfaitement explicables

Note de Dmitry Orlov

L'échec américain récent pour former et équiper des forces anti-Assad en Syrie n'est pas un incident isolé. C'est un symptôme d'un problème systémique. Cet article, paru récemment dans la presse russe, explique pourquoi.

Par Yevgeny Krutikov – Le 29 septembre 2015 – Source Vzglyad via  Club Orlov


Le scandale autour de la 30e Division, mise sur pied et entraînée par des formateurs américains pour la guerre contre Assad, et qui s’est immédiatement rendue au front islamiste al-Nosra dès que ses membres ont franchi la frontière turque, résonne maintenant tout autour de la planète. Il y aura beaucoup de ces scandales. Ils ont été prédéterminés par la méthodologie concernant la formation américaine des alliés, en Syrie, en Géorgie et en Ukraine.

Continuer la lecture