Par F. William Engdahl − Le 31 mai 2019 − Source New Eastern Outlook

Non, cet article n’est pas du tout une preuve que j’apporte aux scénarios apocalyptiques d’Alexandria Ocasio-Cortez ou de cette jeune spécialiste suédoise du climat, Greta. Il s’agit, cependant, d’un regard sur les catastrophes météorologiques inhabituelles qui ont lieu dans plusieurs régions importantes de production mondiale, des États-Unis à l’Australie, aux Philippines et ailleurs. Car elles pourraient considérablement affecter la disponibilité des aliments, les prix dans l’année qui vient, et avoir des répercussions politiques majeures selon l’évolution des productions.


La confiance est l’aspect le plus important de l’activité humaine. Sans confiance, il ne peut y avoir d’interaction. 


Alors que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine reprend de plus belle, les investisseurs jettent de nouveau un regard inquiet sur la baisse des volumes d’échanges mondiaux, qui, comme l’écrit Bloomberg aujourd’hui, « menace de ralentir le rebond tant attendu de l’économie mondiale et pourrait même plonger sa longue décennie d’expansion dans le doute si le conflit devient incontrôlable. »
Le public américain, gavé de Mueller, attentif, troublé et désorienté pourrait trouver les pourparlers commerciaux américano-chinois aussi intéressants qu’un report, dû à la neige, d’un match entre Lyon et Saint-Étienne, mais l’échec des négociations de vendredi pourrait être marqué par les historiens comme le jour où l’économie mondiale a trépassé.

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