Poutine : feu vert pour les nationalistes économiques en Russie


De nouveaux signes indiquant que la Russie envisage de se découpler du système économico-financier centré sur les États-Unis


F. William Engdhal

Par F. William Engdahl – Le 18 août 2016 – Source Russia Insider

Après plus de deux ans d’aggravation de la croissance économique et une économie en difficulté, avec un taux d’intérêt de la Banque centrale à 10,5%, qui rend pratiquement impossible la stimulation de la croissance, le président russe Vladimir Poutine a finalement brisé le bras de fer entre factions internes.

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Un expert de Wall Street
Ça finira mal pour beaucoup de gens

«...L'or est loin d'être le meilleur investissement. L'or et l'argent sont stériles, comme Aristote nous le rappellerait. Il ne paie pas de dividendes ni de revenu. Donc, gardez à l'esprit que l'or est un placement non conventionnel. Voilà pourquoi je ne veux pas dire que c'est la seule et unique chose dans laquelle les gens devraient placer leurs avoirs. Mais pour moi, l'or est un moyen très rapide d'investir dans le désordre monétaire James Grant

Tyler Durden's picturePar Tyler Durden – Le 22 août 2016 – Source Zero Hedge

 For the first time in at least 5000 years we have driven interest rates below zero

James Grant : pour la première fois depuis plus de 3000 ans les taux d’intérêt sont négatifs (image Chris Goodney/Bloomberg)

James Grant est expert de Wall Street et rédacteur en chef du bulletin d’investissement Interest Rate Observer Grant, il met en garde contre un accident sur la dette souveraine, il est également perplexe au sujet des actions de la Banque nationale suisse et a un point de vue original concernant les paris sur l’or.

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Sauver le système

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Par Alasdair MacLeod – Le 4 août 2016 – Source wealth.goldmoney.com

La politique monétaire, nous dit-on, est là pour conjurer une récession et stimuler la croissance économique.

Cependant, non seulement la dépréciation monétaire est dans toutes ses formes contre-productive et détruit la richesse personnelle des masses, mais les économistes qui ont conçu le monétarisme actuel se sont complètement perdus en chemin.

Cet article traite de la confusion entourant ce sujet, et conclut que la vraie raison des politiques monétaires globales actuelles est une tentative totalement futile d’empêcher une crise systémique et économique.

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La déflation est toujours bonne pour l’économie


Par Frank Shostak – Le 4 août 2016 – Source mises.org

Pour la plupart des experts, la déflation, qu’ils définissent comme une baisse généralisée des prix des biens et services, est une mauvaise nouvelle car elle génère des attentes d’une baisse plus prononcée des prix. Avec pour résultat, d’après eux, que les consommateurs retardent leurs achats de biens car ils s’attendent à pouvoir acheter ceux-ci à un prix plus bas dans un avenir proche. Cela affaiblit le flux global des dépenses et en retour affaiblit l’économie [Cela s’appelle une spirale déflationniste, NdT].

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La Chine va de l’avant avec une émission de DTS en Août


Par Valentin Schmid – Le 1er août 2016 – Source The Epoch Times

International Monetary Fund Managing Director Christine Lagarde speaks at the 40th anniversary of the IMFC meeting at the IMF Headquarters in Washington, April 20, 2013. (Stephen Jaffe/IMF via Getty Images)

Le directeur général du Fonds monétaire international Christine Lagarde parle au 40e anniversaire de la réunion du CFMI au siège du FMI à Washington, le 20 avril 2013. (Stephen Jaffe / FMI via Getty Images)

Lorsque Bloomberg a rapporté l’année dernière que la Chine avait fondé un groupe de travail pour explorer l’utilisation de droits de tirage spéciaux (DTS), monnaie supranationale, personne n’y a pris garde.

Maintenant, en août 2016, nous sommes très près de la première émission de DTS du secteur privé depuis les années 1980.
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Zzzz..Rrrrron..Zzzz
Mais réveillez-vous, bordel !


Par James Howard Kunstler – Le 8 août 2016 – Source kunstker

Aujourd’hui, nous passons du pantomime sordide de l’élection 2016, aux mystères déplorables de la finance et de l’économie tapis derrière nos politiques malades.

La plupart des commentaires dans les médias traditionnels des masses besogneuses sont basés sur la notion erronée que la disponibilité actuelle des choses continuera certainement, et donc tout ce que nous avons à faire est de gérer la dynamique familière du système économique en place. Par exemple, le Grand Vizir Paul Krugman, dans le New York Times d’aujourd’hui, faisant le trottoir pour les États-Unis, demande d’émettre toujours plus de dette afin de réparer les infrastructures du pays. Est-ce-que ça a l’air d’être une bonne idée ? Emprunter des tonnes d’argent supplémentaires pour enclencher la marche arrière qui nous ramènera la croissance économique − pour un peu on y verrait même du brillant Trump.

Voici le pot au rose : l ‘ « économie de croissance » dont ils parlent est morte. Vous pouvez l’enterrer. La fantaisie techno-industrielle tire sa révérence. Nous nous dirigeons vers une contraction à long terme de l’activité, de la productivité et de la population. La question principale est d’imaginer l’ampleur du désordre qui accompagnera la nécessité du voyage vers un nouvel arrangement des choses.

L’envie de garder tous nos rackets en cours est compréhensible. Ils ont fourni beaucoup de confort, de commodité et de luxe. Mais nous ne sommes plus dans le monde d’Alexander Hamilton, à l’époque de la corne d’abondance américaine, où il suffisait juste d’emprunter un peu sur l’avenir, pour profiter des richesses gargantuesques d’une immense jungle. Nous y sommes passés et l’avons fait, et notre souhait techno-narcissique actuel de remplacer toute cette abondance matérielle disparue par une économie de réalité virtuelle style Pokemon Go, nous conduira sans aucun doute à une désillusion civilisationnelle.

Tirer des traites sur l’avenir ne fonctionne que lorsque vous avez une perspective réelle de remboursement. Les institutions qui régissent les emprunts prétendent depuis toujours que nos dettes peuvent être remboursées. L’origine de la fausseté de cette affirmation peut facilement être retrouvée. Elle remonte à la révocation, en 2009, de la règle 157 du  FASB − le Financial Accounting Standards Board − qui a déclaré que les banques n’étaient plus obligées de comptabiliser leurs prêts à la valeur de marché, mais pourraient les maquiller selon leurs besoins. En d’autres termes, le FASB a décidé que les normes étaient facultatives. Mais il s’agit seulement d’un rouage dans la grande roue de la fraude qui a tourné impitoyablement, saison après saison, depuis l’automne 2008.

Nous faisons face à la discontinuité, à la fin de vieilles dynamiques usées et nous sommes au début d’une nouvelle dynamique. La déflation monétaire est en cours depuis des années, parce que ce qui se passe quand les dettes ne peuvent pas être remboursées, c’est que l’argent disparaît. Maintenant, nous allons affronter les autres dimensions de la déflation : la contraction de l’industrie manufacturière, du commerce, des salaires, et de tous les marqueurs familiers de l’expansion à l’ère techno-industrielle du déclin. Les nombreuses esquives et les stratagèmes tentés par les banquiers centraux suprêmes, pour s’accommoder de la contraction, ne font que produire toujours plus de distorsions sur les marchés, les devises, et la distribution d’un capital évanescent, ce qui conduit à une grande bataille pour l’appropriation des résidus de l’histoire, à savoir la montée du radicalisme politique dans le monde entier, y compris le djihadisme islamiste, et la réponse occidentale avec Trump, Le Pen, et l’extrême-droite germanique naissante. Ces manifestations actuelles peuvent être des versions adoucies de ce qui va venir.

Aucune puissance ne peut venir à bout de la réalité de notre situation. Nous devons sauver ce que nous pouvons et devenir plus humbles, avoir une présence plus modeste, ou bien la planète elle-même va se débarrasser de nous. Il y a des frottements contre la religion actuelle du progrès, qui a remplacé les autres anciennes pratiques cultuelles. Le choix est maintenant entre mi-temps ou fin de partie, et le débat sur ces sujets est absent de l’arène politique.

Les distorsions, évoquées plus haut, sur les marchés, les monnaies, et le capital sont prises dans un tourbillon centrifuge toujours plus vaste, ce qui coïncide, comme par hasard, avec l’élection la plus particulière des temps modernes. L’incohérence et la tromperie des deux côtés est bien au-delà des normes américaines intrépides de connerie politique. Nous n’avons littéralement aucune idée de ce que nous faisons dans ce pays, ou de ce que nous sommes en train de souhaiter. Les structures financières de la vie quotidienne semblent plus fragiles que jamais.

Les forces de la gravitation gagnent toujours.

James Howard Kunstler

Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

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Quelques précisions sur les projets de réformes du Code civil français


valerie_bugault

Par Valérie Bugault − le 8 août 2016

http://referentiel.nouvelobs.com/file/5085908-pere-et-mere-resteront-dans-le-code-civil.jpg
Il ne sera pas question ici d’analyser de façon exhaustive toutes les dispositions des actuels projets de réforme du Code civil ; néanmoins, le sujet étant tellement grave, il nous a semblé indispensable de mettre en perspective historique sociologique et politique certains aspects essentiels de ces réformes.

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Crise systémique du dollar : avis de grand frais


État des lieux
Revue de Presse des signes annonciateurs
et bibliographie

«...N'oubliez-pas, c’est toujours en août que se font les coups fourrés, que ce soit en politique ou en économie. »

Par Benoit Deltombe – Le 27 juillet 2016

Capture d’écran de l’émission très exactement à 16 ‘ 04’’. Vidéo complète ici.

2016-07-27_11h16_40

Observez en particulier ceci : la Suisse emprunte à 1 an, au taux négatif de moins 0,90 %, et encore à 20 ans, au taux négatif de moins 0,10 % ; elle passe en positif à 30 ans.
Les USA sont le seul pays à emprunter en taux positif, dès un an, à plus 0,54 %, et à 30 ans, à 2,54 % ; ce pays n’est dépassé que par l’Italie et par l’Espagne.
Quant à la France, elle emprunte à 1 an, au taux négatif de moins 0,49 %, et encore à 7 ans, au taux négatif de moins 0, 01 % ; elle passe en positif dès 8 ans, à plus 0,10 % .

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