Pourquoi l’Occident ne pourra jamais vaincre ni pardonner à la Russie


Andre Vltchek

Par Andre Vltchek – Le 17 décembre 2015 – Source New Eastern Outlook

Historiquement et intuitivement, la Russie a combattu pour la survie de l’humanité. Bien sûr, les choses ne sont pas toujours énoncées ou définies dans ces termes. Pourtant, en plusieurs occasions déjà, cet énorme pays a résisté aux forces les plus puissantes et les plus malfaisantes qui menaçaient la survie même de la planète. Continuer la lecture

La Russie, éternelle victime d’une guerre qui ne dit pas son nom


Comment la Russie a-t-elle pu, en seulement 20 ans, sans guerres ni autres troubles, passer du stade de semi-colonie à celui de dirigeant mondial reconnu, à égalité avec les plus importants ?


Rostislav Ichtchenko

Par Rostislav Ichtchenko – le 10 décembre 2015 – Source thesaker.is

Les stratèges en chambre, qui croient sincèrement qu’une attaque nucléaire massive est la solution universelle à tout problème international (même le plus brûlant, proche de la confrontation militaire), sont malheureux de la position modérée du gouvernement russe dans la crise avec la Turquie. Ils jugent même insuffisante la participation de l’armée russe dans le conflit syrien. Ils sont aussi mécontents des activités de Moscou sur le front ukrainien.

Pourtant, pour une raison quelconque, personne ne pose une question simple. Comment est-ce arrivé que, tout d’un coup, la Russie ait non seulement résisté à la puissance hégémonique mondiale, mais ait gagné brillamment contre elle sur tous les fronts ? Continuer la lecture

Semaine 10 de l’intervention russe en Syrie


La politique Assad doit partir mène à la guerre avec la Russie, l’Iran et le Hezbollah


 

The Saker

The Saker

Par le Saker US – Le 12 décembre 2015 – Source thesaker.is

L’information qu’Israël et la Turquie violent systématiquement le droit international n’est pas nouvelle du tout. Après tout, nous savons tous que la Turquie a régulièrement bombardé les Kurdes en Irak et en Syrie, que la Turquie occupe toujours illégalement le nord de Chypre, tout comme les Israéliens ont bombardé la Syrie et le Liban depuis des dizaines d’années et occupent encore illégalement la Palestine.

Continuer la lecture

Neuvième semaine de l’intervention russe en Syrie : l’Empire contre-attaque


«Voilà cinquante ans, les rues de Leningrad m’ont appris une leçon, si le combat est inévitable, frappez le premier»

Vladimir Poutine


2015-09-15_13h17_31Par le Saker original – Le 5 décembre 2015 – Source thesaker.is

Vu le succès remarquable de l’intervention russe en Syrie, du moins jusqu’à présent, ce n’aurait pas dû être une surprise que l’Empire anglosioniste contre-attaque. La seule question était de savoir comment et quand. Nous connaissons aujourd’hui la réponse. Continuer la lecture

L’arme psycho-historique contre la Russie

Extrait du rapport de l'historien A. Foursov au forum international «La russophobie et la guerre d'information contre la Russie»
Une conférence sur la russophobie dans notre situation est en retard au moins d'un quart de siècle. Je dis «notre situation» me référant à ce qui suit. Les trois ou quatre dernières années ont démontré à tout le monde – à tous ceux qui ne sont pas aveugles, qui voient – que l'Occident restera un ennemi de la Russie indépendamment du régime politique que nous aurons ; et voici que les militaires américains disent déjà que les relations entre les États-Unis et la Russie resteront conflictuelles même après le départ de Poutine. Alors que la ministre de la Défense allemande, mère de sept enfants, a déclaré le 22 juin 2015 qu'il fallait traiter la Russie à partir d'une position de force. Apparemment, la date de la déclaration n'a pas été choisie par hasard. Mme la ministre a oublié comment la tentative de son compatriote et fondateur de la première Union européenne [Adolf Hitler, NdT] de commencer le 22 juin 1941 [invasion de la Russie par les nazis, NdT] la conversation avec la Russie à partir d'une position de force s'est terminée. Elle pourrait au moins plaindre ses enfants ; le sort des enfants de Goebbels et le drapeau rouge sur le Reichstag sont-ils déjà oubliés ?

Cette conférence est tardive, mieux vaut tard que jamais, mais la perte de temps ou de rythme, comme diraient les joueurs d'échecs, est évidente. La clarté est toujours nécessaire, en particulier la clarté au regard des adversaires historiques, pour parler franchement, les ennemis. L'affaiblissement et la soumission de la Russie, l'effacement de l'identité russe en tant que nation formant l'État, dans le but de la prise de contrôle de ses ressources et de l'espace russe (l'importance et la valeur de ce dernier augmentent avec la menace de la catastrophe géoclimatique) est un objectif de longue date des groupes dirigeants de l'Occident. Dans sa forme systématique, cet objectif a été formulé dans le dernier tiers du XVIe siècle dans les versions catholique (les Habsbourg) et protestante (Angleterre, John Dee).

Le désir de subjuguer le vaste territoire, détruire l'État le contrôlant, soumettre et briser le peuple constituant l'État était justifié par le caractère prétendument hostile aux Européens de l'État et du peuple russes, par leur agressivité – imaginaire, bien sûr: «Tu es coupable parce que j'ai faim». Un accent particulier était mis sur l'altérité religieuse des Russes, leur orthodoxie. Jusqu'aux années 1820, l'accentuation de l'altérité des Russes par rapport aux Européens de l'Ouest était principalement de nature religieuse, même s'il y avait une composante nationale, ou plus précisément, ethnique. Depuis les années 1820 la situation a changé : à la pointe de la guerre d'information et psychologique (psycho-historique) contre la Russie sont concentrées les composantes ethno-historique, nationale, culturelle et politique, formant la russophobie dans le sens strict. C'est là où la guerre psycho-historique de l'Occident contre la Russie commence sérieusement. C'est un changement qualitatif, mais avant que nous en parlions, il faut déterminer ce que l'on entend par les termes la guerre psycho-historique et la russophobie.

Par Andreï Foursov – Le 25 novembre 2015 – Source traduitdurusse.ru

Andreï Foursov

La guerre psycho-historique est un ensemble d’actions systématiques, ciblées et à long terme, ayant pour but d’établir un contrôle sur la psychosphère de la société, principalement sur la psychosphère de son élite intellectuelle et dirigeante, en allant progressivement au-delà des groupes cibles primaires, d’effacer la psychosphère attaquée et de lui substituer la sienne.

Continuer la lecture

Lavrov, de Russie : les États-Unis ne se battent pas sérieusement contre L’État islamique


Moon of Alabama

Moon of Alabama

Le 17 novembre 2015 – Source Moon Of Alabama

Tout au long de la semaine dernière l’aviation russe a affiné sa liste de cibles en Syrie. On a fait des plans, désigné des unités, préparé les munitions.

Aujourd’hui, le président Poutine a annoncé que la destruction d’un avion de ligne russe, transportant 224 personnes au-dessus de la péninsule du Sinaï, était bien une attaque terroriste de l‘État islamique. Des traces d’explosifs ont été trouvées sur des débris de l’avion.

Continuer la lecture

Les médias dominants et l’Ours


Par Michael Jabara Carley ­ Le 29 octobre 2015 – Source Strategic Culture

 

Je suis professeur d’histoire et je donne des cours, parmi d’autres sujets, sur la Russie et l’URSS. J’essaie d’expliquer à mes étudiants comment les Russes se voient eux-mêmes et voient leur histoire, et comment les médias dominants occidentaux (Mainstream Media – MSM dans l’acronyme internet) présentent la Russie à leurs lecteurs. Bien sûr, la cible principale des MSM est le président russe, Vladimir Poutine, mais la Russie en est aussi une. Continuer la lecture

Vladimir Pozner interviewe Sergei Glaziev


2015-09-15_13h17_31Propos recueillis par Vladimir Pozner – Le 20 octobre 2015 – Source thesaker.is

Préambule du Saker original

Vladimir Pozner est l’équivalent à Moscou du célèbre Savik Shuster à Kiev : l’un des pires parmi les pires journalistes libéraux démocratiques (dans l’acception russe de ces mots) là-bas. Vous verrez que la plupart de ses questions sont tendancieuses – il procède par sous-entendu, suggestion, en faisant appel aux émotions et aux amalgames. Si Shuster est une ordure idiote, alors Pozner en est une habile (ni l’un ni l’autre ne peut être qualifié de futé ou intelligent). Donc ne vous méprenez pas, Glaziev est là en territoire très hostile.  Et pourtant il détourne superbement chaque inanité et chaque tentative de Pozner de lui faire dire quelque chose à quoi il ne croit pas. Lorsqu’un homme habile en affronte un autre, vraiment intelligent, celui-ci gagne haut la main et c’est ce que nous voyons aujourd’hui : un maître qui réfute les affirmations d’un élève médiocre, mais arrogant. Cela donne une très intéressante interview avec l’homme qui veut faire pour l’économie russe ce que Poutine a fait pour l’État russe : la libérer du contrôle extérieur et la rendre véritablement souveraine. C’est aussi le cauchemar de tous les souverainistes atlantistes : voir la Banque centrale de Russie nationalisée et Glaziev nommé à sa direction.

Un grand merci à Eugenia pour sa superbe traduction [du russe, NdT]

The Saker
——-

Continuer la lecture

Troisième semaine de l’intervention russe en Syrie : le retour de la diplomatie


2015-09-15_13h17_31Par Le Saker original – Le 25 octobre 2015 – Source thesaker.is

La fin du droit international et de la diplomatie

La fin de la Guerre froide avait été accueillie comme une nouvelle ère de paix et de sécurité, dans laquelle les épées seraient transformées en charrues, les anciens ennemis en amis, et où le monde assisterait à une nouvelle aurore d’amour universel, de paix et de bonheur. Bien sûr, rien de tout cela n’est arrivé. Ce qui est arrivé est que l’Empire anglosioniste s’est convaincu lui-même qu’il avait gagné la Guerre froide et que dorénavant, il devait gérer le monde. Sur la planète tout entière, pas moins. Et pourquoi pas ? Il avait construit partout entre 700 et 1 000 bases militaires (cela dépend de votre définition de la base) dans le monde entier et avait divisé l’ensemble du globe en différentes zones sous sa responsabilité exclusive appelées centres de commandement. La dernière fois qu’un pouvoir avait poussé la mégalomanie assez loin pour distribuer diverses parties de la planète à différents commandements, il s’agissait de la Papauté en 1494, avec son fameux – et infâme – Traité de Tordesillas. Continuer la lecture

Le faux paradigme Est/Ouest et la fin de la liberté


Par Brandon Smith – Le 14 octobre 2015 – Source alt-market.com

Préambule

Brandon Smith continue à pilonner, c'est dans l'air du temps, son faux paradigme Est/Ouest pour tenter de convaincre du double jeu du faux héros qu'est / que serait Vladimir Poutine et de la complicité des élites mondialistes pour la gouvernance de la planète. Le Saker Francophone, sceptique, ne prend pas parti et continue de vous proposer cette position dissonante dans la communication anti-système pour laisser la place au doute, celui salvateur qui éclaire et non celui qui ronge, alors que la Russie et son président semblent voler de victoire en victoire et que les Poutine-Hitler disparaissent même de la presse Système.

Il est à noter que Poutine ne revendique pas cette place de héros, vision romantique largement magnifiée, même inconsciemment, par les médias alternatifs dont vos serviteurs d'ailleurs qui se font écho de ces succès. Presque à l'insu de notre plein gré.

Le Saker Francophone

Poutine et Kissinger

Les gens cherchent désespérément des leaders et des héros. Ceci est une condition indéniable de la vie humaine et d’une civilisation humaine. Certains historiens et observateurs sociaux, semblent penser qu’il suffit simplement de souligner cette condition pour prétendre qu’ils ont fait une quelconque grande déclaration ; comme s’ils avaient déterré la racine du problème de l’humanité. Dans leur paresse intellectuelle, ils ont confondu le symptôme et sa cause.
Continuer la lecture