Aujourd’hui, la politique occidentale n’est plus une question de stratégie réfléchie : il est assez évident que l’équipe américaine est arrivée à Genève sans stratégie.
Par Alastair Crooke – Le 17 janvier 2022 – Source Strategic Culture
Un événement curieux s’est produit lundi à Genève. Il semble que le seul résultat substantiel des pourparlers entre les États-Unis et la Russie soit que les États-Unis ont promis de fournir une réponse formelle à la demande russe de garanties de sécurité dans un délai d’une semaine. Les homologues russes ont exposé leur propre position sans ambiguïté et de manière très détaillée. Toutefois, l’équipe Biden n’a pas du tout tenu compte de cette position, qui, selon les Russes, était « irréductible/obstinée ». La délégation russe s’est vu répondre que sa principale demande, à savoir « la fin de l’expansion de l’OTAN vers l’est », était tout simplement « non avenue ». Continuer la lecture
Les États-Unis ont remis à la Russie une réponse écrite aux propositions de garanties de sécurité. Washington a refusé d’accepter les demandes de Moscou concernant des garanties juridiquement contraignantes de non-expansion de l’OTAN, mais a indiqué qu’elle était prête à discuter de certaines questions, telles que le contrôle des armements et la stabilité stratégique. Depuis décembre 2021, les deux parties ne cessent de faire monter les enchères. La Russie a concentré un important groupe militaire près des frontières de l’Ukraine. Les États-Unis ont directement annoncé une série de mesures restrictives qui seraient prises contre la Russie en cas de guerre. Apparemment, un autre cycle d’escalade est à venir. Dans un avenir proche, nous pouvons nous attendre à l’évolution de la situation selon l’un des scénarios suivants.

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L’ampleur de la crise au Kazakhstan en a surpris plus d’un, moi y compris. Certains l’ont comparé à l’Euromaïdan de Kiev, mais c’est une très mauvaise comparaison, ne serait-ce que parce que l’Euromaïdan s’est déroulé sur la place d’une ville alors que la violente insurrection (car c’est bien de cela qu’il s’agit !) au Kazakhstan a commencé dans les régions occidentales mais s’est rapidement étendue à l’ensemble du pays (qui est immense). Rien que par l’ampleur de l’insurrection (environ 20 000 combattants bien organisés et entraînés dans tout le pays) et son extrême violence (des policiers ont été décapités !), il est évident qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de spontané, mais de quelque chose de soigneusement préparé, organisé et exécuté. La façon dont certains insurgés ont immédiatement attaqué toutes les stations de télévision et les aéroports, tandis que le reste de la foule saccageaient les rues et pillaient les magasins, montre un degré de sophistication qu’