Par Jean Piniarski − Décembre 2018

Un monde en Guerre – CNRS Le journal
Il ne se passe pas de mois, voire de semaine, qu’un média n’évoque les risques de guerre. Tirant les leçons de siècles d’histoire et en particulier pour la France des millésimes comme 1870, 1914-1918 ou 1939-1945, nos irremplaçables médias peuvent présenter l’Ennemi : la Russie. La Russie, le plus grand pays de la planète, probablement l’un des plus riches en matières premières, manifestement habitée par une population insuffisante, et qui, s’étant retirée d’Europe de l’Est après y avoir combattu et vaincu le fascisme, rêverait maintenant d’envahir l’Europe entière pour se donner un peu de distraction ; la Russie, puissance militaire de premier plan et qui n’a pas été vaincue chez elle depuis des siècles.
Par 


Par Ron Unz – Le 11 juin 2018 – Source
Le Saint Empire romain, dit-on souvent, n’était ni saint, ni romain, ni un empire. On pourrait dire la même chose de ce qu’on appelle l’« ordre international libéral » – Il n’est ni libéral, ni international, ni en ordre. C’est peut-être un peu injuste, mais il n’est pas déraisonnable de se demander si le système qui régit les relations internationales est vraiment ce que les partisans de « l’ordre international libéral » imaginent (valeurs démocratiques, libre-échange, institutions internationales, droit international et autres). Quelle que soit la réponse, beaucoup de gens disent que le système actuel est en crise en raison de la résurgence de la Russie, de la montée de la Chine et du populisme d’extrême droite en Europe. Bien sûr, si l’ordre international libéral n’existe pas, il peut difficilement être en crise, mais les discussions à ce sujet sont néanmoins révélatrices car elles nous en disent long sur la façon dont les partisans de ce système le voient vraiment.

