Par The Saker – Le 9 février 2021 – Source The Saker Blog
Qui est ce poulet sans tête ?
L’UE a un problème majeur : elle est dirigée par une classe de compradores qui sont entièrement vendus aux États-Unis. Bon, ce n’est pas en soi le problème dont je veux parler. Le problème auquel je fais référence est un problème que l’on pourrait appeler le problème du poulet décapité : un poulet décapité peut courir sans tête, mais il ne sait certainement pas vers où il court ni pourquoi. Cela arrive à toutes les classes de compradores lorsque leurs maîtres bien-aimés disparaissent soudainement. C’est exactement ce qui est arrivé aux classes dirigeantes européennes lorsque Trump est arrivé à la Maison Blanche : elles ont « perdu la tête » et se sont mises à courir dans tous les sens, sans succès, évidemment. Maintenant que les néoconservateurs ont viré Trump, les dirigeants européens cherchent désespérément à montrer aux nouveaux dirigeants américains qu’ils ne détestaient que Trump, et non pas les États-Unis, et quelle meilleure façon de montrer sa totale soumission qu’en aboyant après le Mordor asiatique oriental connu sous le nom de « Russie » ?
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Par Caitlin Johnstone – Le 11 février 2021 −
Harold Macmillan, en réponse à un journaliste qui lui demandait ce qui risquait le plus de faire déraper les gouvernements, aurait répondu simplement : « Les événements, mon cher, les événements ». C’est exact, mais ce n’est pas une explication suffisante. La dynamique systémique inhérente est tout aussi importante en politique – et en économie – pour nous faire avancer dans une direction particulière, que l’on en soit conscient ou pas, et souvent avec des conséquences imprévues. Ces conséquences peuvent être tellement éreintantes et désastreuses qu’elles renversent souvent la dynamique en son opposée – dans laquelle la nuit aspire au jour, et le jour, à la nuit.
L’audience hier de Navalny devant le tribunal à Moscou, devant statuer sur les violations de sa liberté conditionnelle invoquées par le Service fédéral russe d’exécution des peines, qui demandait la transformation de sa peine conditionnelle en prison ferme, a fait beaucoup de bruit. Et tel était le but. Une vingtaine de diplomates « du monde libre » dans la salle, Navalny transformant l’audience en show de bas étage et, devant bien répondre aux questions, reconnaissant avoir souvent violé ses obligations … car il avait mieux à faire. Condamné à 2 ans et 8 mois de prison ferme en raison du temps déjà passé en assignation à domicile à l’époque, il sera dirigé vers son lieu de détention. Le cirque international continue, Navalny présente à nouveau, enfin, un intérêt : il peut jouer le rôle de la victime, faute d’avoir pu remplir celui du dirigeant alternatif.